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Des Palestiniens poursuivent en justice des colons à propos du vol de leurs biens et de leur inscription sur AirbnbIsraël encourage un tourisme colonial


Des Palestiniens poursuivent en justice des colons à propos du vol de leurs biens et de leur inscription sur AirbnbIsraël encourage un tourisme colonial

En même temps, le groupe palestinien de défense des droits, Al-Haq, a souligné cette semaine le rôle actif du gouvernement israélien dans la promotion du tourisme dans les colonies.

En février, le gouvernement israélien a sponsorisé le Marché International du Tourisme Méditerranéen, une exposition de premier plan, qui cible les professionnels du tourisme.
Cette manifestation a exposé des éléments importants destinés à encourager le tourisme dans des colonies de toute la Cisjordanie, dont Jérusalem Est et les monts du Golan.
Al-Haq a noté que les entreprises des colonies, dont les services touristiques, « alimentent l’expansion des colonies israéliennes et encouragent l’installation de colons, (ce qui) constitue un crime de guerre en droit international ».

Des pressions pour la publication d’une base de données de l’ONU
Depuis 2017, le bureau des droits humains de l’ONU compile des données sur les sociétés israéliennes et autres, impliquées dans l’activité économique des colonies.
La création de la base de données a été commandée par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.
L’an dernier, l’ONU a établi un rapport sur cette initiative mais, sous une pression intense des USA et d’Israël, les noms des entreprises ont été retirés.

Ce rapport mentionne en particulier comment « l’industrie touristique, y compris des tour opérateurs, des sites de réservation d’hébergement et de voyage en ligne et des entreprises de location de véhicules » aident tous à la « rentabilité et à la pérennité » des colonies.
La semaine dernière, Al-Haq a envoyé des lettres à des gouvernements membres de l’ONU insistant pour que la base de données soit publiée.
Cela s’est passé après que Michelle Bachelet, l’actuelle Haute Commissaire de l’ONU pour les droits humains ait annoncé encore un délai supplémentaire pour la publication de la base de données.

Lundi, près de 100 organisations du monde entier ont écrit à Bachelet en exprimant leur « profonde préoccupation » sur ce retard, disant qu’il gênerait les efforts engagés pour assurer le respect des droits des Palestiniens et le droit international.

En février, plus d’une douzaine d’organisations de défense des droits humains des Palestiniens appartenant à la société civile ont écrit à Bachelet avec la même demande.
Elles exposaient qu’un délai supplémentaire « encouragerait une culture de l’impunité déjà présente pour les violations des droits humains et des crimes reconnus à l’échelle internationale » commis par Israël et les milieux économiques qui aident et sont complices de son entreprise de colonisation.

« J’intente ce procès parce que je veux vivre en paix avec ma famille et dans ma communauté sans la menace constamment imminente d’arrestations, de meurtres, d’attaques nocturnes, de démolitions de maisons, de restriction de mouvement etc. – qui font tous partie de l’occupation militaire qui sert à protéger les pratiques discriminatoires des colons » a dit Randa Wahbe, la deuxième plaignante palestinienne.
« Si Airbnb devait permettre aux colons israéliens de louer leur maison, ils normaliseraient une occupation militaire violente et brutale » ajoute Wahbe dans cette vidéo :

About Ginette Hess Skandrani

écologiste, membre co-fondatrice des verts, anti-colonialiste et solidaire des peuples opprimés du monde arabe, dont les Palestiniens et d'Afrique.