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La France prête à frapper la Syrie


Parti Antisioniste

vendredi 6 avril 2018.

Alors que l’armée syrienne et ses alliés ont reconquis la majorité du territoire syrien, repris aux supplétifs takfiris de l’« Empire », la France tente de faire entendre sa voix afin de revenir dans le jeu régional, dont elle n’est plus qu’un acteur secondaire, et ce depuis bien longtemps.

Le seul moyen pour notre président d’exister quelque peu dans cette partie aux enjeux majeurs, est de se placer dans la roue du parrain américain, afin de récolter quelques miettes du gâteau (énergétique) le moment venu.

C’est certainement en ce sens qu’il faut interpréter les récentes déclarations de l’Élysée, le 2 mars dernier, assurant que Paris et Washington ne toléreraient pas « l’impunité » en cas « d’utilisation avérée » d’armes chimiques en Syrie, et qu’ « une réponse ferme serait apportée (…) en parfaite coordination avec nos alliés américains ».

Le général François Lecointre, Chef d’état-major des armées, a enfoncé le clou dans une interview à la radio Europe 1, le 16 mars dernier, en déclarant que la France pourrait, de concert avec les États-Unis, intervenir en Syrie s’il était prouvé que Damas utilisait des armes chimiques.

« Évidemment, ça se ferait sans doute en lien avec les Américains », a-t-il souligné. « Il y a la marque d’une solidarité avec un allié stratégique essentiel pour la France, et une même vision des choses quant à la situation en Syrie et le dépassement de ces lignes rouges [par les dirigeants syriens] », a ajouté le militaire, sans pour autant donner de détails. « La France a la possibilité de faire les choses en autonomie », a cependant fait remarquer le responsable, selon lequel seul le président, qui est le chef des armées, peut révéler les détails d’une telle opération.

« Le président Macron n’aurait pas fait ce type de déclaration s’il ne savait pas que nous en avons les moyens », a-t-il indiqué, en référence aux propos récents d’Emmanuel Macron selon lesquels il y aurait une riposte immédiate de la France en Syrie si la ligne rouge d’utilisation d’armes chimiques était franchie.

Pour l’instant, Paris n’a pas le début de preuve d’utilisation d’armes chimiques en Syrie, alors que le gouvernement syrien affirme ne pas être en possession d’armes chimiques, dont il n’a nullement besoin pour venir à bout des hordes terroristes à la solde des américano-sionistes.

En revanche, nous savons que les groupes takfiris sont susceptibles d’utiliser ces armes interdites, comme ils l’ont déjà fait par le passé, afin de donner un prétexte aux forces occidentales pour intervenir directement en Syrie.

Une éventualité que la Russie a envisagée et anticipée en révélant la découverte de laboratoires de fabrication d’armes chimiques dans des zones reprises aux groupes terroristes, coupant ainsi l’herbe sous les pieds américains, au cas où ces derniers tenteraient une nouvelle fois de faire passer des vessies pour des lanternes à l’opinion publique occidentale.

Les déclarations du Chef d’état-major des armées françaises ont surpris les experts qui estiment que ces frappes pourraient s’avérer être une « catastrophe militaire » au milieu des tensions actuelles entre la Russie et l’Occident. D’autre part, la France n’aurait pas la capacité militaire de mener une opération en Syrie compte tenu de la présence des forces russes dans ce pays, dont les capacités sont nettement supérieures.

Cette déclaration du Chef d’état-major français traduit une certaine imprudence alors que le président russe Vladimir Poutine a menacé de représailles quiconque s’opposerait aux alliés de la Russie, frapperait la Syrie et toucherait des soldats russes, défiant ainsi les États-Unis et leurs alliés.

Espérons que ces déclarations ne soient qu’une simple posture et que nos dirigeants soient assez lucides pour ne pas s’engager dans ce genre d’aventure dont notre pays subirait certainement de dramatiques conséquences.

Le Parti Anti Sioniste demande aux responsables français, militaires et politiques, de cesser le suivisme docile à l’égard du delirium américano-sioniste, car il pourrait plonger notre pays dans une catastrophe sans précédent.

Il est impératif que la France ne franchisse pas la ligne rouge du bombardement de la Syrie et ne cède pas aux pressions américaines et israéliennes. Celles-ci pourraient conduire à une confrontation avec la Russie, ce qui équivaudrait à une sorte de suicide de notre pays…

Il faut empêcher toute implication de la France dans des guerres conduites par Israël et les États-Unis. Il est hors de question que nos militaires fassent la guerre pour des intérêts étrangers.

Rappelons que l’entité sioniste israélienne possède une armée qu’elle n’utilise jamais en dehors d’Israël, faisant mine de ne jamais être impliquée dans les conflits qu’elle provoque et qu’elle conduit depuis les pays qu’elle occupe sournoisement, comme la France.
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About Ginette Hess Skandrani

écologiste, membre co-fondatrice des verts, anti-colonialiste et solidaire des peuples opprimés du monde arabe, dont les Palestiniens et d'Afrique.