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Un journal turc évoque «une piste palestinienne» dans le meurtre de Khashoggi


France-Irak Actualité : actualités sur l’Irak, le Proche-Orient, du Golfe à l’Atlantique

Analyses, informations et revue de presse sur la situation en Irak, au Proche-Orient, du Golfe à l’Atlantique. Traduction d’articles parus dans la presse arabe ou anglo-saxonne, enquêtes et informations exclusives.


Publié par Gilles Munier sur 20 Novembre 2018, 12:28pm

Catégories : #MBS, #Khashoggi, #Arabie

Mohammed Dahlan, ancien chef de la Sécurité préventive palestinienne

Revue de presse : Sputnik (18/11/18)*

Le Palestinien Mohammed Dahlan, exilé aux Émirats arabes unis après avoir été exclu du Fatah, aurait joué un rôle important dans la préparation du meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Selon un média turc, Dahlan, «assassin» du prince héritier d’Abou Dhabi, aurait préparé le groupe spécial pour éliminer les traces du meurtre de Khashoggi.

Selon le média, un groupe, composé de quatre personnes, qui est arrivé à Istanbul pour éliminer par la suite les traces de l’assassinat de l’éditorialiste saoudien, avait été envoyé du Liban par Mohammed Dahlan que le quotidien Yeni Safak qualifie d’«assassin principal» de Mohammed ben Zayed al-Nahyane, prince héritier d’Abou Dhabi, dont il était le conseiller pour la sécurité depuis qu’il avait abandonné la lutte pour la liberté et l’indépendance du peuple palestinien. Il a été exclu en juin 2011 du mouvement du Fatah, fondé par Arafat.

Selon les informations communiquées par la source du journal turc, Dahlan a joué un rôle important dans la création du «groupe de couverture» composé de quatre personnes qui avait été chargé d’éliminer les traces du meurtre de Khashoggi. Le même groupe est derrière l’assassinat d’un activiste clé du mouvement Hamas, Mahmoud Abdel Rauf al-Mabhouh, tué en janvier 2010 aux Émirats arabes unis, toujours selon la même source.

De plus, il a été signalé que les membres du groupe étaient arrivés du Liban à Istanbul le 1er octobre et étaient entrés dans le consulat saoudien le jour de l’assassinat de Khashoggi, selon les enregistrements des caméras de vidéosurveillance.

D’après le journal, des enquêteurs turcs ont découvert des traces d’«acide fluorhydrique et d’autres agents chimiques» dans le puits situé dans la résidence du consul général saoudien à Istanbul. On suppose que le corps de Khashoggi aurait pu être dissout dans des agents chimiques.

Le procureur général saoudien a requis jeudi la peine de mort contre cinq accusés pour leur rôle dans le meurtre de Jamal Khashoggi, affirmant que le journaliste avait été «drogué, tué et démembré» au consulat de son pays à Istanbul le 2 octobre, mais le royaume a totalement dédouané le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Selon le procureur saoudien, une équipe a été dépêchée à Istanbul avec pour mission de ramener le journaliste de gré ou de force à Riyad, mais son chef a pris sur place la décision de le tuer sans consulter ses supérieurs.

Il a affirmé que le journaliste avait alors été «drogué et démembré» dans la mission diplomatique et que ses restes avaient ensuite été remis à un «collaborateur» à l’extérieur du consulat.

*Source et suite sur : Sputnik

About Ginette Hess Skandrani

écologiste, membre co-fondatrice des verts, anti-colonialiste et solidaire des peuples opprimés du monde arabe, dont les Palestiniens et d'Afrique.