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Chine – le Quotidien du Peuple en ligne et quelques autre informations parus dans la presse à propos de la Syrie


CHINE-LE QUOTIDIEN DU PEUPLE EN LIGNE
Mise à jour 12.10.2011 15h16
Il est important de faire preuve de bon sens face à la crise syrienne
Le 5 octobre au Conseil de sécurité de l’ONU, la Chine et la Russie ont fait usage de leur droit de veto contre un projet de résolution présenté par certains pays pour faire pression sur la Syrie en la menaçant de sanctions aveugles. Le veto chinois a suscité de vives et animées discussions au sein de la population chinoise. Certains l’approuvent en insistant que notre pays doit faire entendre sa voix pour défendre la justice et que surtout il faut avoir le courage de « frapper en cas de besoin ». D’autres ont exprimé leurs doutes sur la nécessité pour la Chine de soutenir et de donner son appui un pays qui est tellement éloignée d’elle. D’autres encore pense le courage que la Chine a fait preuve en montrant clairement et nettement son attitude et sa position est un progrès et un pas fait en avant et ils disent : « Cette fois-ci, notre pays exerce enfin son droit de veto ! ».Pour ce qui est du veto, il a été toujours difficile pour la Chine de l’exercer, car pour elle, ce droit doit être utilisé avec retenue, prudence et sagesse. Le veto est un droit spécial accordé par la « Charte des Nations unies » seulement aux cinq membres permanent du Conseil de sécurité et il constitue ainsi une responsabilité lourde que doit peser prudemment et consciencieusement celui qui pense l’endosser. Quant à la République populaire de Chine, depuis 1971, année au cours de laquelle elle a été rétablie dans son siège légitime aux Nations Unies, elle a fait usage seulement sept fois de son droit de veto, alors que les quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité ont exercé ce doit beaucoup plus de fois, ce qui montre pleinement que la Chine fait toujours preuve de prudence, de retenue et de circonspection dans l’exercice de ce droit. En ce qui concerne le problème de la Syrie, il n’y a aucun doute que comme dans le passé, en faisant usage de son droit de veto, la Chine agissait avec sagesse et discernement et non pas en cédant à ses impulsions du moment. Comme l’a indiqué le porte-parole de la diplomatie chinoise : « Des pays ont présenté un projet de résolution pour faire pression de façon aveugle et même menacer de sanctions la Syrie. Cela n’aiderait pas à améliorer la situation. », la Chine s’en tient fermement au sens de la morale tout en faisant preuve du réalisme.

Primo, il faut défendre et sauvegarder l’esprit et les principes fondamentaux de la « Charte des Nations Unies » qui insistent sur la non-intervention et la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un pays tiers. Les principes établis par cette charte, tels que le règlement pacifique des différends et des litiges et la non utilisation de la force armée, sont devenus les idées directrices qui régissent et président le développement des relations internationales après la deuxième guerre mondiale. Quant au Conseil de sécurité de l’ONU, Sa responsabilité primordiale c’est de préserver et de sauvegarder la paix et la sécurité internationales et régionales. En termes plus clairs et plus précis, ce n’est qu’en cas où la situation d’un pays menace la paix et la sécurité internationale et régionale que le Conseil de sécurité a le droit d’agir et de prendre des dispositions adéquates. Parlant de la crise syrienne, de sa nature elle est une affaire intérieure d’un pays, c’est pourquoi elle doit être résolue par le peuple syrien lui-même de façon autonome et en adoptant la voie de dialogue.

Secundo, il est important de sauvegarder la paix et la stabilité dans les régions du Moyen-Orient. La Syrie occupe un point clé et une position stratégique au Moyen-Orient. Elle a pour pays voisins l’Irak (Est), le Liban et Israël (Sud-Ouest), la Jordanie (Sud) et la Turquie (Nord), ce qui fait qu’elle joue un rôle crucial dans les relations extrêmement sensibles et complexes entre la Palestine et Israël, entre la Syrie et Israël, entre le Liban et Israël et enfin entre l’Iran et Israël. On peut dire sans exagération qu’elle « constitue un point névralgique qui fait que la douleur ressentie s’étend dans tout le territoire », ou bien qu’un événement qui se produit chez elle pourrait avoir des répercussions sur la situation générale. C’est pourquoi il est important de maintenir la paix et la stabilité en Syrie, car cela répond aux intérêts des tous les pays de la région et également aux intérêts communs de l’ensemble de la communauté internationale.

Tertio, il est nécessaire de refuser et de rejeter la reproduction du « modèle libyen ». Les pays occidentaux ont agi déloyalement en trichant quant au règlement du problème de la Libye. Avançant l’importance de sauver des vies innocentes et prétextant l’établissement de « zones interdites au vol », ils ont en réalité utilisé la force armée pour renverser le pouvoir légitime installé alors en Libye. Les abstentions de la Chine, de la Russie, de l’Inde, du Brésil et d’autres pays de les ont pas empêché de commettre leurs actes illégaux sous le prétexte de protéger les civils. Au contraire, il y a beaucoup plus de tués et de blessés parmi la population civile et il s’est produit un véritable malheur humanitaire apportant de grands désastres aux habitants locaux.

Aujourd’hui où notre monde est entré au 21ème siècle, les relations entre pays doivent être traitées et réglées de façon plutôt généreuse, tolérante, clémente et indulgente. A cet effet, il faut faire preuve de largeur d’esprit et de magnanimité et non pas d’adresser sans cesse des critiques, des blâmes et des reproches aux autres. Il est nécessaire de coopérer et non pas de s’opposer les uns les autres. La façon de faire d’utiliser toujours les sanctions et la menace par la force armée, qui vient de l’idée de la guerre froide, est non seulement périmée et démodée et plus est était déjà impopulaire et discrédité depuis longtemps. Elle va à l’encontre du courant principal de notre époque qui préconise la paix, le développement et la coopération. Le règlement de litiges et de différends par les moyens pacifiques, dont le dialogue et la négociation, le respect de la voie de développement choisie de façon autonome et indépendante par le peuple d’un pays, ainsi que l’autodétermination d’un pays pour régler indépendamment ses problèmes intérieurs sont des choix rationnels que tous les pays du monde doivent prendre en considération. Il est nécessaire et important que de plus en plus de pays reconnaissent ce bon sens et c’est justement la signification importante dudit veto de la Chine.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne
Mise à jour 12.10.2011 08h55
La Chine appelle le gouvernement syrien à répondre aux demandes de son peuple
La Chine a appelé mardi le gouvernement syrien à répondre aux demandes de réformes de son peuple. »Nous pensons que le gouvernement syrien doit réagir aux appels et attentes raisonnables du peuple, et résoudre les problèmes à travers le dialogue et la consultation », a annoncé Liu Weimin, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse.

Ses commentaires surviennent une semaine après que la Chine et la Russie, membres du Conseil de sécurité des Nations unies, eurent opposé leurs vétos au projet de résolution condamnant fermement « les violations graves,systématiques et continues des droits de l’Homme par les autorités syriennes » et menaçant de prendre des mesures punitives contre ce pays du Moyen-Orient.

La Syrie est depuis six mois en prise à des soulèvements que le gouvernement du pays met sur le compte d’une conspiration étrangère et de bandits armés. Un dernier communiqué de l’ONU montre que le nombre de citoyens tués au cours des six mois a atteint 2 600, alors que les autorités syriennes reprochent aux bandits soutenus par des pays étrangers d’avoir tué 700 membres des forces de sécurité.

M. Liu a indiqué que la Chine attachait une attention particulière à l’évolution de la situation syrienne, s’opposait à tout recours à la force et ne voulait plus voir de bains de sang .

Il a de nouveau appelé le gouvernement syrien à tenir ses promesses de réformes et à reprendre et avancer un processus politique inclusif qui satisfasse la plus grande participation de toutes les parties.

« La Chine soutient tous les efforts favorisant la réalisation de ces objectifs et restaurant la stabilité de la Syrie », a ajouté M. Liu.

Source: xinhua
Arrivée d’une délégation latino-américaine en Syrie en signe de soutien
Une délégation de haut niveau d’Amérique latine est arrivée samedi soir en Syrie pour exprimer son soutien à ce pays en proie à des troubles depuis environ sept mois, et pour exprimer son rejet de toute forme d’ingérence étrangère dans les affaires intérieures syriennes.Cette délégation est composée des ministres des Affaires étrangères du Venezuela et de Cuba, du ministre bolivien des Médias et de la Communication et des vice-ministres des Affaires étrangères de l’Equateur et du Nicaragua.

Les membres de la délégation vont s’entretenir avec le président syrien Bachar al-Assad.

Dans un communiqué publié avant son départ, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Nicolas Maduro a indiqué que les pays latino-américains étaient contre « toute forme d’ingérence des Etats-Unis contre la Syrie ».

Le président vénézuélien Hugo Chavez a récemment envoyé un message au président al-Assad pour exprimer sa solidarité avec lui. Cuba s’est dit aussi opposé à toute tentative de déstabilisation de la Syrie.

Source: xinhua