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REFUGIES SYRIENS : Les bus visés par la camionnette piégée transportaient des personnes évacuées de leurs villes d’origine…


Monde
Attentat suicide en Syrie: La France «condamne fermement» l’attaque qui a fait 126 morts dont 68 enfants


Des bus calcinés après l’attentat-suicide qui a fait 112 morts, selon un bilan provisoire. – Uncredited/AP/SIPA

20 Minutes avec AFP

Publié le 16.04.2017

La Syrie vient de connaître un nouveau massacre. Au moins 126 personnes, dont 68 enfants, ont péri dans un attentat suicide mené ce samedi contre des bus transportant des personnes évacuées de localités loyalistes du nord de la Syrie, selon un nouveau bilan d’une ONG fourni dimanche.

« La France condamne fermement l’attentat qui a coûté la vie à des dizaines de civils, parmi les lesquels de nombreux enfants », est-il indiqué dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères. « Les attaques contre les civils sont inacceptables quels qu’en soient les auteurs. Les responsables de ces crimes abjects devront rendre des comptes à la justice », poursuit le porte-parole du ministère dans cette déclaration.

L’attentat mené par un kamikaze à bord d’une camionnette piégée est survenu dans la localité de Rachidine, où étaient bloqués des dizaines de bus transportant des personnes évacuées des localités de Foua et Kafraya.

« Le bilan de l’attentat suicide est monté à 126 morts après le décès de plusieurs blessés. Parmi les morts figurent 98 personnes évacuées de Foua et Kafraya », a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) qui s’appuie sur un vaste réseau de militants et de sources à travers le pays en guerre. Les autres personnes tuées sont des travailleurs humanitaires locaux ou des rebelles, a-t-il précisé. Le bilan ne cesse de s’alourdir en raison de blessés grièvement atteints.

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L’un des attentats les plus sanglants en Syrie

Le processus d’évacuation impliquant des milliers de Syriens de quatre localités assiégées avait été lancé vendredi en vertu d’un accord signé par le Qatar, soutien de la rébellion, et l’Iran, allié du président Bachar al-Assad. L’opération d’évacuation avait été bloquée samedi sur la route de Rachidine dans la province voisine d’Alep. Les personnes évacuées ont dû attendre pendant des heures dans leurs bus en raison de désaccords entre les parties adverses.

C’est là qu’un kamikaze a fait exploser sa camionnette piégée à côté des 75 bus transportant des civils et des rebelles évacués de Foua et Kafraya. Quelques heures après l’attaque, l’opération avait repris et les personnes évacuées avaient repris la route pour rejoindre leur destination finale.

Le régime syrien a accusé les « groupes terroristes », un terme utilisé par le pouvoir pour désigner rebelles et jihadistes. Mais l’influent groupe rebelle Ahrar al-Cham a nié toute implication des rebelles. Il s’agit de l’un des attentats les plus sanglants depuis le début de la guerre en Syrie il y a plus de six ans.

Le pape François a appelé dimanche à la paix au Moyen-Orient et en Syrie, pays « martyrisé » et victime d’une guerre « qui ne cesse pas de semer horreur et mort », dans sa traditionnelle bénédiction « Urbi et Orbi ».

Mots-clés :

Syrie, réfugiés syriens