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Bachar al-Assad, le président «qui veut rester à son poste jusqu’au bout»


Je pense que c’est une erreur de critiquer Bashar Al Assad actuellement car il est déjà assez critiqué et nous n’avons pas à ajouter notre voix à tous ceux qui soutiennent ces « insurgés achetés par les impérialistes et leurs larbins arabes qatarisés ». Je ne me permettrais pas non plus de le soutenir directement car je suis fermement opposée à toute forme d’ingérence (si chère à ce sioniste Bernard Kauchemar) dans la politique d’un pays souverain. Je pense que c’est au peuple syrien et à l’ensemble du peuple,, toutes tendances confondues , de décider qui doit ou ne doit pas gouverner la Syrie. La Syrie étant une mosaïque de cultures qui est arrivée tant bien que mal à gérer toutes ses composantes religieuses, culturelles et politiques avant que les impérialistes occidentaux avec leurs complices arabes ne s’en mêlent… cette mosaïque est à préserver par les Syriens eux-mêmes.  Le gouvernement syrien résiste à tous ces assauts qui ont été préparés de longue date. Après avoir détruit la Libye , sous prétexte d’importer la démocratie à coup de missiles alors qu’ils n’y ont amené que le chaos… ils cherchent également à amener la démocratie en Syrie…. Dieu nous en préserve !!!
Ginette Hess Skandrani
Dimanche 30 décembre 2012

Par Gilles Munier

La Syrie n’est plus sous régime international de mandat. Ce n’est donc pas aux Américains, aux Français ou aux Russes de dicter sa conduite au président Bachar al-Assad… ou de décréter que le Front al-Nosra est une « organisation terroriste ». Des pays qui ont déclenché des guerres, qui en fomentent de nouvelles en Afrique, qui ont tués ou tuent des centaines de milliers de civiles en Irak et en Afghanistan, qui continuent de le faire au Pakistan, au Yémen ou ailleurs, n’ont de leçons de démocratie ou de morale à donner à personne.

Bachar al-Assad ne veut pas partir. Il « a dit à maintes reprises qu’il n’avait l’intention d’aller nulle part, qu’il resterait à son poste jusqu’au bout (…). Il n’est pas possible de changer cette position », a déclaré Sergeï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. C’est son droit, mais c’est aussi celui de ceux qui l’ont fait roi de le démettre.

Au sein du Parti Baas syrien, transformé en parti de béni-oui-oui et d’opportunistes par Hafez al-Assad, des voix se font timidement entendre, ne serait-ce pour « regretter » que le dernier congrès du parti ne se soit pas tenu comme prévu. Le risque de voir le clan Assad mis en accusation était-il si grand pour que le secrétaire général qui « veut rester à son poste jusqu’au bout » en ait reporté la date… aux calendes grecques ?

Selon « un analyste ayant souhaité ne pas être identifié » (dixit AFP), le noyau dur du clan Assad comprend principalement son frère Maher el-Assad (chef de la 4e division du 1er corps d’armée en charge de Damas), ses oncle et cousins Mohammad Makhlouf et Rami Makhlouf (hommes d’affaires), Hafez Makhlouf (chef de la sécurité à Damas), ainsi que le général Houssam Soukkar (conseiller présidentiel pour la sécurité). Tous sont Alaouites. Seule voix discordante dans la communauté religieuse qui a phagocyté le Parti Baas : le général Ali Haïdar (Forces spéciales), écarté en 1994 pour avoir manifesté son désaccord avec la succession dynastique imposée par Hafez el-Assad.

Pour faire bonne mesure, le clan comprend deux Druzes : Mansour Azzam (ministre des Affaires présidentielles) et Louna al-Chibl (ancienne journaliste d’Al Jazeera), ainsi que deux sunnites de l’équipe d’Hafez al-Assad : le général Ali Mamlouk (directeur de la sécurité nationale), et le général Rustom Ghazalé (chef de la sécurité politique).

Le maréchal Mustapha Tlass (sunnite – ancien ministre inamovible de la Défense), planificateur en chef de l’irrésistible ascension de l’ophtalmologiste londonien Bachar al-Assad, s’est prudemment réfugié en France dans une opposition dorée et silencieuse. Son fils Manaf, général, joue les stratèges de salon à Paris, quartier Saint-Germain-des-Près.

Ceux qui osent se commettre officiellement avec le vice-Président Farouk al-Chareh – qui critique l’aveuglement du clan au pouvoir –  ne sont pas nombreux, ou de peu de poids sauf peut-être Bouthaïna Chaabane, Alaouite clairvoyante, ancienne ministre de l’Immigration et ancienne conseillère du « président qui veut rester à son poste jusqu’au bout ».

Bachar al-Assad doit partir, oui, mais – Sergueï Lavrov a raison – c’est au peuple syrien de le décider, pas à la soi-disant «communauté internationale».

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2 Réponses “Bachar al-Assad, le président «qui veut rester à son poste jusqu’au bout»”

  1. Francenaldo Amorim
    décembre 30, 2012 à 5:27

    Tout le monde sais qui la paix en syrie, seulement est possible avec un gouvernement fort, nationaliste ayant la composition de toutes les partis politiques votés par le peuple.
    Bassar Al Assad, c´est la sécurité de l únion du peuple syrien. Sans lui maintenaint la Syrie se démembra, pour la gloire des sionnistes d´ Israel et de l´Amérique, qui ont plannejé cette lutte sectaire et religieuse, pour provoquer le caos social et l ´affaiblement de l ´armé serienne, qui est la seule force après l ´Iran qui peut ménacer les forces terrestes Israeliennes. Partout dans les pays arabes, les sionnistes usent les partis adverses hors du pouvoir, pour semmer la discorde et la hainne. Ils provoquent des attentas religieuses ou sectairres poue cette fin et pour preparer les guerres civilles internes. Les sionnistes d´ Israel, sont mounstrueux et diaboloiques. Il faut faire beaucoup d´intelligence pour empecher ses infiltrations en tous les partis et l´armé. Ils corrompent les citoyens, pour arriver à ses fins.

  2. Francenaldo Amorim
    décembre 30, 2012 à 5:53

    Le sele plan qui pourra empecher la continuation de cette guere civile, préparé par lesEtas Unis/Otan/Israel, c´est maintenir Bassar Al Assad dans la Presidence jusquà la prochainne leection presidentielle. Tout les partis doivent être candidats à la Presidence, ça après l ´accord de désarmement de toute les groupes de l ´oppositin, et laisser l ármé National,plus la police local de chaque région, plus 100..000 soldads de l ´ONU, maintenir la sécurité interne jusqu ´a aux élections fin de 2013 ou début 2014, surpevisionnés par l ´ONU..L´ assemble popullaire Narional et des provinces aura la participation de toutes les partis, selon les élections.Bassar Al Assad pourra être candidat, laissant á sa place le 1, ministre dans le commandement de la nation.
    La syrie nepeut pas être laisser avec un gouvernment provisiore, qui peut provoqier la division du pays et la continuation de la guerre secttaire et religieuse. L´ONU doit maintennr aussi la paix.