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Black Water bientôt en Syrie!


Blackwater! Cette société de brigades de mort qui s’est fait  une mauvaise réputation en Irak de par ces crimes (17 civils irakiens  tués dans une grêle de balles par des agents de sécurité à Bagdad)…

Or, selon la chaîne de télevision libanaise satellitaire alJadid, les mercenaires de cette célèbre société  s’apprêtent à gagner  la Syrie, via la frontière jordanienne, assortis de quelques 750 tonnes d’armements. Al Jadid  évoque les liens directs entre ces brigades et Israël.

Une information qui certes demande à être vérifier mais qui ne devrait pas surprendre compte tenu de l’histoire de cette entreprise!

En effet..

Selon un rapport d’une commission de la chambre des Représentants, les employés de Blackwater, entre 2005 et 2007, ont tiré près de 195 fois sur les Irakiens. La commission a également estimé que les services de Blackwater avaient été facturés à un milliard de dollars entre 2004 et 2009 pour pourvoir des services de sécurités au personnel du département d’État.

Un article de Slate.com, écrit au moment de l’intervention internationale en Libye, rappelait que «des sociétés militaires privées américaines, comme Blackwater Worldwide  (…), embauchent souvent d’anciens membres d’équipes SEAL  de l’US Navy ou des Rangers de l’armée des États-Unis  pour mener des interventions militaires privées». «Pendant la guerre d’Irak, des agents de haut niveau de Blackwater pouvaient prétendre à une solde de plus de 200.000 dollars  par an», ajoutait Stayton Bonner.
blackwaterSelon le site internet Algeria,  l’entreprise Blackwater, a non seulement signé un contrat avec la CIA en Afghanistan, mais  lors des évenements qui ont provoqué la chute du colonel Kadhafi,  le site Algeria  rapporte, selon  des sources locales , que des mercenaires étrangers et des agents de Blackwater soutiennent les rebelles à Tripoli (26 octobre 2011)!

« Cette entreprise aura surement comme mission de protéger des consulats américains ou des personnalités du CNT » ajoute le site.

Le site OpexNews , rapporte qu ‘en Afghanistan, Blackwater-Xe a une présence visible avec Presidential Air, qui effectue des rotations d’hélicoptères. Le contrat de protection des diplomates du département d’État vient d’être confié à la société britannique Aegis.

Mais l’incident du 5 mai révèle que Blackwater-Xe bénéficie d’autres contrats, comme celui de Paravant.

Rappelons que le  5 mai, après un accident de voiture, quatre paramilitaires d’une société américaine jusqu’alors inconnue, Paravant, ont mitraillé une voiture afghane : un mort et deux blessés. L’avocat des paramilitaires affirme qu’ils ont fait face à une attaque d’insurgés, alors que l’enquête de la police a prouvé que les passagers du véhicule étaient des commerçants non armés. Comme en Irak, comme dans d’autres incidents en Afghanistan, justice ne sera pas rendue : les hommes ont fui aux États-Unis.

Mais l’épisode a révélé que Paravant, qui a un contrat pour l’entraînement de la police afghane, est une filiale discrète de Blackwater et rebaptisée Xe. Et que ces hommes ne respectaient ni la loi afghane ni leur contrat, portant des armes hors de leur service, des AK-47 que l’on peut acheter au marché noir pour quelques dollars.
blacwaterA l’origine, le contrat d’entraînement, d’une valeur de 11 millions de dollars, avait été attribué à la société Raytheon, qui a signé un sous-contrat avec Paravant. Alors que Blackwater est la cible d’enquêtes aux États-Unis, par le Congrès et le Pentagone, la société d’Erik Prince est encore soutenue par l’administration, qui lui confie des missions sensibles.

Les quatre mercenaires qui ont ouvert le feu le 5 mai ont été licenciés par Blackwater. Mais dans d’autres cas similaires des hommes sont revenus sur le terrain via une autre compagnie ou une société écran.

« Plus il y a de la guerre, plus il y a du mercenariat, se réjouit « Bob », un mercenaire britannique parlant sous couvert d’anonymat. La nouveauté est qu’après le 11-Septembre, nos activités sont devenues ultra légales. On n’a jamais gagné autant d’argent. C’est un âge d’or. » Il reconnaît que « l’arrivée des gars d’Irak pose un problème, car, ici, il faut être plus discrets, ne pas mitrailler les civils comme là-bas ». « Bob » admet que les intérêts de ses employeurs diffèrent de ceux de l’OTAN : « Les armées américaine et britannique et les autres sont ici pour gagner une guerre. Pour nous, plus la situation sécuritaire se détériore, mieux c’est. »

 

Pis encore..

Selon un article de Gilles Meunier, publié sur le site La voix de la Syrie, Erik Prince, ancien patron de Blackwater ,  a signé discrètement, en 2010, avec les Émirats Arabes Unis, un contrat d’une valeur de 529 166 754 $, pour former des mercenaires étrangers sur la base militaire Cheikh Zayed, en plein désert. Il a recruté 800 « soldats de fortune », principalement colombiens, et d’anciens officiers américains, allemands, britanniques et de la Légion étrangère française pour les entraîner. Salaires : 150 $ par jour pour les premiers, 200 à 300 000 dollars par an pour les autres.

irakblackwaterCitant des sources du New York Times, Meunier écrit que « l’idée de constituer une armée secrète de mercenaires était une des obsessions de Mohamed ben Zayed al-Nahyan, prince hériter d’Abou Dhabi et ministre de la Défense. Formé comme il se doit à l’Académie militaire de Sandhurst, en Grande-Bretagne, il jugeait l’armée régulière émiratie incapable d’intervenir à l’étranger ou d’affronter les menaces qui, selon lui, pointent à l’horizon : soulèvements révolutionnaires, guérilla urbaine, émeutes d’ouvriers étrangers et, surtout, guerre avec l’Iran. Aucun musulman n’a été recruté. Erik Prince, qui connaît Mohamed ben Zayed al-Nahyan depuis plusieurs années, pense comme ce dernier qu’on ne pourra jamais compter à 100% sur un musulman pour tuer d’autres musulmans sans cas de conscience ».

Et il poursuit que « la création de l’armée secrète émiratie n’a pas obtenu le soutien officiel des États-Unis, mais c’est tout comme. Le prince hériter d’Abou Dhabi a été reçu par Barack Obama après l’annonce de l’opération. Le communiqué diffusé par la Maison-Blanche faisait état des « liens étroits entre les États-Unis et les Émirats Arabes Unis » et de leurs «intérêts stratégiques communs dans la région». Depuis, le premier bataillon, fort de 580 «chiens de guerre», a fait ses preuves dans « le monde réel » au Bahreïn et en Libye, condition posée par l’État major émirati pour passer au niveau de la brigade de plusieurs milliers de mercenaires. La création d’un service secret privé est également à l’étude et, dans la perspective d’une guerre avec l’Iran, les Émirats demandent maintenant à Obama de leur vendre des « bunker buster», des bombes susceptibles de détruire des sites nucléaires iraniens enterrés en profondeur « .

Par conséquent, la présence de mercenaires « blackwater » soutenant les bandes armées en Syrie ou ailleurs pourrait s’avérait véridique, surtout que la vague de révoltes populaires au MO, désignée par  l’éveil islamique, ( mais que  l’Occident insiste à désigner par le Printemps arabe), est loin de se calmer et surtout menace les intérêts des USA dans la région .