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Dans les méandres de la parodie d’Istanbul ou le monde selon l’OTAN


 

Publié le 2 avril 2012

par Allain Jules

 

Hillary Clinton, hier, à IstanbulHillary Clinton, hier, à Istanbul

Le monde compte 198 pays mais, avec la morgue habituelle, la mascarade des ennemis de la Syrie est déclinée par les médias “mainstream” en réunion de la “communauté internationale”. Réunis à Istanbul via le groupe autoproclamé des “Amis du peuple syrien”, attribution aussi salace que ridicule, ces gens poursuivent inlassablement leurs basses oeuvres de destruction de la Syrie. Ladite “communauté” se gargarise d’avoir, en Turquie, rassemblé 83 pays. Avec la présence de la raciste et écervelée Hillary Clinton, et l’insignifiant Alain Juppé, cette réunion des hypocrites, bal des faux-culs et des mauvais perdants, l’ambiance était vraiment crasse.

Mais, quand on sait que, ni la Chine ni la Russie, et ni l’Iran n’ont fait le déplacement d’Istanbul, ce qui est nommée orbi et urbi “communauté internationale”, prend une allure et une ampleur ridicule. Cette presse aurait fait mieux de parler des Etats-Unis et de la France qui ont réuni autour d’eux, d’autres pays, en vue de combattre le régime syrien. Depuis des jours, alors que le régime syrien est entrain de gagner la partie contre les terroristes sur le terrain, comme par hasard, étrange coïncidence avec la réunion des “ennemis de la Syrie”, dixit avec raison le régime al-Assad, revoilà  l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), muet depuis, qui resurgit. Selon lui donc, hier, au moins 40 personnes ont été tuées en Syrie, dont 15 membres des forces gouvernementales, dans de violents combats à travers le pays.

Information invérifiable, pour simplement tenter de montrer que la résistance est farouche, et qu’il faut armer les terroristes qui tiennent la dragée haute à un régime dit “sanguinaire”. 

Les amis autoproclamés de la Syrie ont donc appelé, hier, dimanche, à fixer une “date limite” pour l’application du plan de paix sur la Syrie par le régime de Damas, accusant cette dernière de “poursuivre sans relâche ses pilonnages meurtriers.” Allez-y comprendre la contradiction entre les ennemis de la Syrie et le communiqué de l’OSDH. De quoi perdre son latin. Le chef de la Ligue arabe, l’Égyptien Nabil al-Arabi, a lui aussi appelé les participants à faire pression sur le Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’il prenne des mesures “contraignantes” contre le régime de Bachar al-Assad. Ne peut-il pas s’occuper de son pays où les islamistes montent, montent et montent encore ? Pourquoi ces gens osent-ils parler de plan de paix alors qu’ils n’accablent qu’un seul camp ?

La soi disant “communauté internationale” n’est pas au bout de ses contradictions. On ne peut demander ou vouloir la paix en excluant de facto un protagoniste. C’est élémentaire. En déclarant que le Conseil national syrien (CNS), principal groupement des opposants syriens armés, est “l’interlocuteur et représentant du peuple syrien”, c’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité. Burhan Ghalioun, le fantôme et fantoche président du CNS a même annoncé que son mouvement allait verser des salaires aux membres de l’Armée syrienne libre (ASL) en lutte contre Damas. Qui finance ? L’Arabie saoudite et le Qatar vont verser des millions de dollars pour ce programme. 

Pour les Turcs, bourreaux des Kurdes de Turquie, victimes de pilonnages constants, que dis-je, de bombardements constants et dont l’OTAN ne fait pas état, il faut un “droit de la population syrienne à l’autodéfense”. On comprend simplement qu’ils (tous), continuent d’armer ces terroristes, moralement et financièrement, pour qu’ils poursuivent la lutte armée pour ensuite accuser le régime de continuer son “pilonnage meurtrier”, selon la formule consacrée… Et les Kurdes de Turquie alors, pas de droit à l’autodéfense ? Passons.

Il suffit donc d’être membre de l’OTAN pour avoir le droit de vie ou de mort sur les autres. La doctrine du chaos et de la guerre sont leur emblème, et l’argent, leur religion. Mais, les jeunes européens comprennent peu à peu que ce machin n’a aucune raison d’être. On a appris hier, tard dans la soirée, que plusieurs centaines de militants anti-Otan venant des principaux pays d’Europe dont la France et l’Allemagne, ont tenté sans succès de pénétrer dans l’enceinte du siège de l’Alliance atlantique à Bruxelles, mais ils ont été repoussés par un important dispositif mis en place par la police, qui a annoncé avoir procédé à 483 interpellations. Des opérations coup de poing de ce genre doivent se multiplier.