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En Syrie, certaines images suscitent l’action, d’autres pas la moindre réaction


RT francais
Paris, 19 août 2016
18 août 2016, 21:54
© Bassam KhabiehSource: Reuters

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Dans la guerre médiatique, les images servent toujours de canalisateur. Chaque action géopolitique est presque toujours précédée d’images particulièrement choquantes, élevées au rang de symboles pour justifier des décisions politiques controversées.
L’attaque chimique du «massacre de la Ghouta»

En août 2013, des allégations surgissent dans les médias sur de supposées attaques au gaz sarin sur la région de Ghouta en Syrie, non loin de la capitale, Damas, après la fuite de plusieurs vidéosévoquant l’attaque.

Attention, la vidéo en lien peut heurter la sensibilité

A aucun moment, les détails sur l’attaque présumée n’ont été clarifiées et l’éventail du nombre de victimes reste extrêmement large, entre 300 et 1800 avec une moyenne établie approximativement à 600 morts, notamment par Médecins sans Frontières.

Cependant très vite, l’Occident impute la responsabilité de cette présumée attaque chimique à l’armée gouvernementale syrienne, ce que le président Bachar el-Assad dément fermement, rejetant la responsabilité sur l’opposition islamiste dite «modérée», soutenue par les Etats-Unis.

En Europe, l’opinion s’agite. Si la présomption de l’attaque constitue un véritable casus belli pour une intervention militaire limitée contre Damas, le Parlement britannique rejette la véracité des vidéos particulièrement choquantes, censées montrer les moments suivant l’attaque, ayant fuité sur la toile, ajoutant qu’elles «ne constituent pas une raison valable pour le déclenchement immédiat d’une guerre».

Le Premier ministre britannique David Cameron tentait, de son côté, de convaincre des députés sceptiques de la nécessité d’intervenir en Syrie. Mais en vain.
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Le 30 août, à l’issue du vote, le leader du Labour de l’époque, Ed Miliband avait notamment déclaré à la BBC «Les britanniques sont profondément préoccupés par les attaques d’armes chimiques en Syrie, mais ils veulent aussi que nous tirions les leçons de ce qui s’est passé en Irak», revenant ainsi sur la présence d’armes chimiques dans ce pays qui avait mené à une intervention du Royaume-Uni sur le terrain et qui, après enquête, s’était avérée fausse.

Par ailleurs, le récent référendum sur le Brexit qui a provoqué dans la foulée, la démission de David Cameron, a brisé le plan d’une éventuelle intervention britannique en Syrie.
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