Aller à…
RSS Feed

ETAT ISLAMIQUE. Syrie: la coalition a déjà détruit 15 raffineries artisanales de l’EI


ETAT ISLAMIQUE. Syrie: la coalition a déjà détruit 15 raffineries artisanales de l’EI

Posted on sept 28, 2014 @ 16:27

Allain Jules

pétrole15 raffineries de taille modeste utilisées par l’EI ont été détruites par des tirs de missiles de la coalition depuis leur offensive contre l’EI dans le nord et l’est de la Syrie à la frontière avec la Turquie. Alors que certains personnalités poilitiques osaient affirmer que ce pétrole de contrebande était acheté par les autorités syriennes, on sait désormais la vérité.

La coalition cherche ainsi à assécher la manne financière que représente l’or noir pour les jihadistes, qui l’acheminent en contrebande notamment vers la Turquie voisine, selon des experts. Une réponse cinglante aux salmigondis d’un Laurent Fabius toujours prompt à tirer à boulets rouges sur le président syrien Bachar al-Assad.

L’EI raffinait du pétrole de manière artisanale et le vendait à des commerçants turcs. La coalition veut ainsi détruire l’économie de l’EI, le nerf de la guerre. Depuis le début des frappes, le pompage dans les champs sous le contrôle du groupe a ainsi pratiquement cessé.

Et pourtant, le Gouvernement syrien avait protesté contre ce vol de son pétrole. L’Union européenne avait montré son vrai visage. En effet, elle avait décidé d’autoriser les importations de pétrole des zones contrôlées par les terroristes en Syrie. Pour Damas, à juste titre, c’était un «acte d’agression», avait dénoncé le Ministère syrien des affaires étrangères dans des lettres à l’ONU, qui avait à son tour gardé le silence. Un vrai complot contre la Syrie et la preuve que l’EI, Al-Nosra et bien sûr l’Armée syrienne libre (ASL) travaillaient ensemble.

«Dans une décision sans précédent car contraire à la loi internationale et à la charte de l’ONU (…), l’UE a décidé de permettre à ses Etats membres d’importer du pétrole […] sous prétexte de soutenir l’opposition», avait écrit Damas dans ses lettres adressées au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et au président du Conseil de sécurité de l’ONU.

«C’est une décision illégale et un acte d’agression», ajouta le ministère.

Selon Damas, l’UE avait permis ces transactions «avec la prétendue Coalition de l’opposition, qui ne représente personne en Syrie».

Réunis à Luxembourg, les ministres européens des Affaires étrangères avaient partiellement levé l’embargo pétrolier appliqué depuis septembre 2011 à l’encontre de la Syrie, dans une mesure de soutien aux adversaires du président Bachar el-Assad.

«C’est une participation au vol des ressources appartenant au peuple de Syrie, représenté par le gouvernement légitime actuel», ajouta le texte.

«L’Union européenne poursuit sa campagne politique et économique qui vise l’économie nationale et le gagne-pain quotidien des citoyens syriens», accusa le ministère, rappelant les sanctions de l’UE imposées à Damas.

Les ministres de l’UE avaient jugé «nécessaire» d’«introduire des dérogations» aux sanctions dans le but d’«aider la population civile syrienne, en particulier en réponse aux problèmes humanitaires […] et pour rétablir une activité économique normale». Un mensonge.

«Nous répondons ainsi aux critiques de l’opposition et de la population, qui affirment être plus affectées par les sanctions internationales que le régime» de Bachar el-Assad, avait expliqué un haut responsable de l’UE. Que dit-il aujourd’hui ? Ces gens sont fous.

L’UE avait également levé les restrictions sur les ventes d’équipements pétroliers et sur les investissements dans ce secteur, à condition qu’ils ne bénéficient pas au gouvernement syrien.

Depuis le début de la fausse révolte en mars 2011, la production pétrolière syrienne a été pratiquement divisée par trois, tombant à 130?000 barils par jour en mars, soit à peine plus de 0,1% du total mondial, selon les dernières évaluations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Les Européens dans une logghorée mensongère disaient s’inquiéter toutefois de la réalité du contrôle des champs pétrolifères les plus importants. Ceux de Deir Ezzor (est) et d’Hassaka (nord-est) qui étaient en majorité aux mains des terroristes, en particulier du Front Al-Nosra, affilié à Al-Qaida.