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FRANCOIS HOLLANDE : UN PETIT PRESIDENT POUR UN PETIT PAYS


de Jean-Paul Pougala à 1 destinataire

J’ai le plaisir de vous soumettre ce message qui m’est parvenu de la penseuse française Catherine Guibourg, qui partage nos idées sur la nécessité de la fédération africaine. C’es ce qui va expliquer sa capacité à prendre du recul par rapport aux égarements de son président sur la crise syrienne et nous livrer le fond de sa pensée que je partage ici avec vous. Lisez et appréciez. JPP06/09/2013

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5 septembre, 2013
François Hollande : un petit président pour un petit pays. Oui aux Etats-Unis d’Europe.

Catherine Guibourg, écrivain

Avouons-le tout de suite François Hollande n’a pas grand chose pour lui. Il n’a pas de charisme, pas de charme, pas de pensée, pas de vision, pas de projet, pas de grandeur d’âme, surtout il n’a pas de talent particulier. Il ne sait pas parler en public, qui plus est quand il parle, il ne maîtrise qu’une seule langue la sienne. Un homme d’état sans culture. Hormis la sienne. Mais est-ce que la culture ce n’est pas justement la capacité de comprendre l’autre dans sa langue. François Hollande n’a pas beaucoup lu, il n’a pas beaucoup voyagé non plus. Qui peut aujourd’hui gouverner un pays sans s’être frotté au monde.

Pas de culture, pas d’idée. Mais peut-être est-ce quelqu’un qui met en musique, qui coordonne, qui rassemble, qui suscite autour de lui un enthousiasme, qui enflamme et appelle à se lever, à se relever . François Hollande saucissonne, découpe, met à Bercy un social-démocrate, et son exact contraire. C’est sa tactique, diviser pour mieux régner. Moscovici/ Montebourg. Valls/Taubira. Refroidir le chaud, réchauffer le froid. Contredire, contrecarrer, opposer les forces de son équipe, pour qu’il n’en reste qu’un, lui, le tiède, en somme Hollande a inventé l’eau tiède.

Il devait proposer une nouvelle croissance pour la France, nous provoquer un choc de simplification des procédures. Finalement le seul choc qu’il a produit c’est celui des Français. Qu’ont-ils mérité pour que depuis plus de trois mandats, ils élisent un Président qui ne sert à rien, ou presque, Chirac, Sarkozy, Hollande. Tous ont évité les réformes. Tous ont été incapables de remettre la France au travail, de la remettre en scelle sur la scène européenne. Au fond, nos présidents se sont mis à l’heure des 35 heures.

En pause, selon cette expression si française. Nos présidents sont en pause. Pépères. Dossiers habituels, un peu de lifting sur la réforme des retraites, la sécurité routière, et de nouveaux impôts. Mais rien de neuf. De courageux ou risqué. 35 h et mourir.

Rien de neuf donc. Surtout pas de réforme administrative en profondeur. Surtout pas de cohérence dans l’administration, la suppression des départements ou la diminution du nombre de caisses. Encore moins d’avancée majeure sur l’Europe. François Hollande n’a pas même la conscience de la nécessité des réformes. Comment pourrait-il l’avoir ? O expérience à Bruxelles ou à Strasbourg. O expérience dans une entreprise. O pointé question langues vivantes. O plus que pointé question stage ou amis à l’étranger. Ses seuls copains, ses seules connaissances sont en Corrèze. Le dernier fil qui le reliait à quelques centristes dont je suis vient de lâcher. A un moment où on va peut-être déclarer la guerre à la Syrie, à un moment où il faudrait convaincre les européens, et notamment nos amis allemands, d’y aller, d’être unis, d’être une Europe unie et soudée. Que fait notre benêt de président ? Il reste chez lui, s’enferme dans sa tour, ne fait aucune tournée européenne, et déclare en plus dans le plus grand des journaux français, qu’il ne croit pas aux Etats Unis d’Europe. Les préfère-t-il désunis, en guerre, c’est à croire. Diable ce manque de talent chez Hollande. Cette faculté à susciter le découragement, à nous ôter le moindre espoir, cette capacité à dégommer ce qui se construit si difficilement. De la France il n’y a rien à attendre avec Hollande. Mais de Europe non plus. Européens rentrez chez vous. Circulez. Rien à voir. Rien à faire en Europe. On dirait qu’Hollande n’est bon qu’à partir en guerre. Tout seul. Mali. Syrie. Peut-être que cela lui rappelle l’enfance, lui seul dans sa chambre et ses soldats de plomb.

Hollande serait-il plus pervers qu’on ne pensait. On le croyait bonhomme. C’est un va-t-en guerre. On le croyait européen. Fils spirituel de Jacques Delors. C’est un nationaliste de gauche qui ne parle aucune langue, hors mi celle de la République. Et qui aime à s’entourer de judas qui ont bouté l’idée d’Europe hors de France, Fabius, Aquino Morel.

Car au fond est-ce qu’Hollande n’est pas heureux quand nous sommes malheureux. Est-ce que rien ne le fait plus jouir d’être ce Monsieur 4% auquel personne ne croit. C’est comme ça qu’il s’est construit Hollande. Contre. Contre le père. Contre la haine du père. Contre un père qui ne croyait pas en lui. C’est dans l’adversité qu’il est le meilleur. Plus les sondages sont à terre, plus il aime nous surprendre. Plus il est bas, plus il jouit, plus il résiste.

Et plus il s’avère incapable de réformer la France, plus nous croyons à la nécessité des Etats-Unis d’Europe.

Catherine Guibourg, écrivain