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Guerre contre la Syrie, la fin ?


 par Akil Hussein

Guerre contre la Syrie, la fin? par Akil Hussein
 
IRIB- Un président qui tue son peuple ! Ce leitmotiv en fonction duquel on justifie la guerre contre la Syrie…. a perdu beaucoup de son impact depuis l’éclatement de la crise syrienne. On sait maintenant que, contrairement à la version divulguée par les ennemis de la Syrie, des groupes armés, des terroristes d’al-Qaïda venus des quatre coins du monde, des agents de services secrets, des mercenaires travaillant pour des sociétés militaires américaines et même des bandits tout court sont en action en Syrie et qu’ils sont responsables des tueries et des massacres perpétrés contre le peuple syrien.

D’autre part, le fait de nier que ce qu’on appelle « révolution syrienne » est un outil qu’on utilise dans le but de détruire la Syrie pour le compte de l’Occident impérialiste et de l’entité sioniste ne résiste plus devant des données concrètes comme l’acharnement avec lequel les puissances occidentales et régionales mènent leur guerre contre ce pays.

Les régimes arabes qui financent cette guerre et soutiennent les groupes armés par tous les moyens le font sans vergogne dans la mesure où, pour eux, l’amitié bat son plein avec l’Occident et l’entité sioniste.

Mais ce n’est pas le cas de ces partisans de la guerre contre la Syrie qui, il y a quelques années seulement, se présentaient comme étant d’ardents militants pour les causes de libération et des ennemis déclarés de l’impérialisme et du sionisme.

Dans la foulée de la ruée arabe vers la paix avec « Israël », ces mêmes militants n’avaient plus qu’un seul objectif : Dénigrer -sans pour autant revendiquer explicitement une quelconque sympathie pour « Israël » et le camp occidental- les parties hostiles à cette paix à commencer par les factions palestiniennes qui ont refusé les traités d’Oslo, le Hezbollah libanais qui résistait par les armes à l’occupation israélienne, et à finir par l’Iran, en passant par la Syrie, l’unique État arabe qui n’a pas conclu des accords de paix avec l’entité sioniste.

Ils se sentaient à l’aise dans la mesure où le totalitarisme et la dictature dont on taxe ces parties leur permettaient de s’y attaquer au nom des principes de la démocratie et de la liberté qu’ils défendaient à partir de médias généreusement financés par les pétromonarchies inconstitutionnelles du Golfe.

Toutefois, et en dépit de leur allégation aux monarchies du Golfe, ils pouvaient encore rester à l’abri de l’accusation directe d’être des collaborateurs au service de l’Occident impérialiste et de l’entité sioniste, profitant ainsi du tabou en vertu duquel le concept de trahison est devenu dans le monde arabe à l’ère de la trahison par excellence l’un des concepts les plus bannis par la machine de conditionnement et de dressement manipulée par les cercles de la domination et de l’hégémonie.

Mais voilà qu’avec les événements syriens, événements qui ont rayé de la carte toutes les zones d’ombre et les espaces gris, nos ex-combattants pour les causes arabes qui sont pour la plupart des prétendus islamistes et nationalistes se trouvent dans le même camp avec les ennemis jurés de ces causes.

La mémoire est-elle si courte pour que le besoin s’impose de rappeler qui sont les États-Unis, le Royaume uni, la France et l’entité sioniste ? Y a-t-il dans le monde un registre aussi chargé que le leur de crimes contre les peuples, et tout particulièrement contre les peuples arabes. Faut-il rappeler qu’il existe quelque chose qui s’appelle la spoliation de la Palestine ? Peut-on, entre autres atrocités dont ils sont les auteurs, et sans même prendre en compte l’histoire de la sauvagerie coloniale en Asie, en Afrique et en Amérique latine, compter le nombre de leurs victimes en Palestine, en Iraq, en Algérie et ailleurs dans les autres pays arabes et musulmans ?

Nos ex-combattants qui, il y a peu de temps, traitaient les puissances occidentales d’impérialistes et de « croisés » se sentent mal de se trouver maintenant avec elles dans le même camp. Mais au lieu de réviser leurs positions et de renouer avec les véritables aspirations de leurs peuples, ils s’emploient à s’y cramponner et à les justifier au moyen d’acrobaties qui visent à tordre le cou des faits et des réalités.

N’arrive-il, c’est ce qu’ils disent pour signifier que le régime syrien est plus maléfique et dangereux que l’Occident impérialiste et ses prolongements régionaux, à une partie qui se considère du bon côté du bien, du droit et de la justice de s’allier avec une partie qu’elle juge du mauvais côté des valeurs mentionnées, pour combattre une troisième partie beaucoup plus maléfique et dangereuse ?

La réponse affirmative ou non à cette interrogation n’a aucune importance. L’important c’est qu’ils reconnaissent maintenant en parlant d’alliance qu’ils sont dans un même camp avec les puissances occidentales et l’entité sioniste. Le plus important c’est qu’ils s’efforcent de rechercher de nouvelles justifications pour pallier celles qui ont perdu leur impact. Cela prouve suffisamment que leur crise et celle de tous les autres ennemis de la Syrie est à son paroxysme. Et que la fin s’approche.