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Homs : Une ville en partie détruite par les bandes armées


Les journalistes, les membres d’ONG humanitaires, les politiciens qui prennent fait et cause pour l’opposition soutenue par les puissances étrangères et font depuis une année la promotion des bandes de la prétendue « Armée syrienne libre » (ASL) ont du sang sur les mains.
12 juillet 2012 | Thèmes (S.Cattori) : Syrie

Les exactions commises, selon nos contacts en Syrie, par les groupes armés qui ont toutes les faveurs des médias et des politiques dans nos démocraties -et que la France endettée et en crise continue d’équiper en matériel militaire- font très peur.

Ainsi, pour justifier le soutien de nos gouvernements à des groupes criminels, les divers pouvoirs continuent de mentir en attribuant aux forces gouvernementales toutes les exactions et les destructions. Ce qui est faux, en ce qui concerne Homs par exemple, si l’on en croit les témoins que nous avons interrogé.

Cette vidéo réalisée le 7 juillet 2012 par la chaîne syrienne Al Dounya montre ce qui reste du quartier d’Al Khalidiya à Homs, après avoir été occupé par les bandes armées de « l’Armée syrienne libre » durant dix mois.

Le journaliste raconte que c’est la première fois depuis dix mois que la chaîne syrienne Al Dounya a pu entrer dans le quartier d’Al Khalidiya. Il affirme que les maisons en ruines au travers desquelles il passe ont été détruites par les bandes armées qui les ont occupées durant toute cette période.

À la minute 1:42 est montrée la fenêtre d’où les rebelles tiraient au lance-roquette contre les forces gouvernementales. Les deux soldats que le journaliste interroge racontent qu’il n’avait pas été facile d’entrer dans ce quartier assiégé par les rebelles et de parvenir à les déloger car ils utilisaient les civils comme boucliers humains ; qu’il leur avait fallu prendre toutes les précautions pour protéger la vie des civils ce qui a retardé leur intervention.

Silvia Cattori