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JOURNALISME ET DELINQUANDE


Jeudi 11 octobre 2012

par Genji

Nous sommes habitués à entendre parler des « caïds de banlieue », de la délinquance « dans les banlieues » mais il y a une délinquance, plus grave, plus pesante et que tout le monde connait sans jamais la dénoncer, c’est celle des journalistes qui outrepassent leurs droits, qui ivres de leur succès ou de leur « capacité de nuisance » mettent en danger des populations, des personnes physiques en les jetant à la vindicte populaire.
La rédaction de l’Equipe est bien connue pour être « beauf » et « réactionnaire », et si elle sait s’attaquer aux footballers de souche afro-maghrébine et musulmans, elle change radicalement de comportement quand il s’agit de remettre en question la moralité des écuries de F1 et de certains pilotes comme Loeb qui n’ont pas hésité à courir le Grand Prix de Barhein alors que le Monarque de Barhein faisait écraser la révolte des chiites qui sont majoritaires dans le Sultanat.

Le Qatar et l’Arabie-Saoudite ont prêté main forte au Sultant de Barhein qui est sunnite. Plus de 100 morts lorsque les chars saoudiens et les mirages vendus par Paris à l’Arabie-Saoudite et au Qatar ont abattu leur courroux sur les chiites. »Nous ne faisons pas de politique » ont déclaré ces pilotes de F1. Quel journaliste les a critiqué ?

Quel journaliste s’est ému de cette réponse alors même que des chiites étaient torturés et massacrés dans les prisons du Sultanat ? Loeb n’a rien dit. Le journal l’Equipe n’a pas moufté, n’a pas scillé… Et oui, on peut dire que là le « maillot bleu » a été respecté ! On peut dire que le drapeau français et la Marseillaise n’ont pas été sifflé ! Mais quelle honte ! Je préfère 1000 fois une insulte d’Anelka qui ne tue pas, à cet affront des pilotes de F1 car cet affront tue, et il a tué, et il a surtout contribué à encourager Barhein, l’Arabie-Saoudite et le Qatar (l’ami français) à continuer les massacres de chiites à ce jour, et en toute impunité.
Nous avons aussi d’autres journalistes qui sont prêts à sortir leur révolver quant il s’agit d’une Diam’s qui choisit en toute liberté de se convertir à l’Islam (Careyrou) , les Caroline Fourest, si imbue de sa petite personne qu’elle s’imagine que le monde tourne autour de son nombril, les Zemmour si complexé qu’il en vient à penser que de maltraiter les autres le grandirait mais il reste aussi étriqué que nature de toute façon tant son verbe est celui d’un voyou, d’un délinquant déjà reconnu coupable de délit de racisme. Le racisme étant un délit celui qui le pratique est un délinquant.
Après le démantèlement d’un réseau présumé « terroriste et salafiste », voici que Zemmour en bon délinquant essaie de remettre en cause le choix de vie de personnalité comme Ribéri ou encore Anelka. Sauf qu’il serait grand temps aussi que ses personnalités saisissent la cour européenne des droits de l’Homme car le droit à son choix de vie que ce soit sur le plan religieux ou idéologique est reconnu à tous les êtres humains, et nul n’a le droit d’être traîné dans la boue pour ses croyances et ses idées. Or, il semble qu’au pays de Voltaire et de Victor Hugo, peu de journalistes aient saisi cette notion capitale.
Au Moyen-âge en Europe anglo-saxonne et méditerranéenne, il était coutume de brûler des hommes et des femmes accusés d’hérésie et de sorcellerie.
Dix siècles plus tard, voici que des journalistes s’auto-proclame « père » ou « mère » de la nation, « gardien » ou « gardienne » de la République laïque et que tous les matins ils revêtent leurs vêtements de bourreaux et maltraient des citoyens français au motif qu’ils sont musulmans ou convertis…
Pour terminer, beaucoup de journalistes et de politiciens français qui parlent de Victor Hugo n’auraient pas été de son côté mais auraient choisi « l’Empire napoléonien », tout simplement parce que ce dernier leur aurait offert plus de privilèges.
Parler en public, écrire dans un quotidien, à la télévision, à la radio reste un « privilège » lié à la profession de journaliste et si ce privilège sort du cadre de la profession de journaliste, alors il devient une arme au service d’une idéologie et cette arme s’appelle « la propagande ». Avant de tuer un homme ou une femme, avant de la jeter dans un bûcher, ou de le traîner devant la Justice, il y a tout un faisceau de « ragots », de « rumeurs » qui circulent…
On peut mettre en parallèle les Zemmour, les Fourest avec les intégristes salafistes au Pakistan : une rumeur court sur une jeune adolescente trisomique, elle aurait « brûlé des pages du Coran », mais devant l’émotion des chrétiens et des autorités une enquête est diligentée. L’adolescente n’avait rien fait. Il s’agissait d’un être maltraitant comme Zemmour qui s’emparant d’une rumeur en a fait un « fait ».
Que Zemmour arrête de nous dire que Ribéri et Anelka sont des caïds, ces deux là brillent sur les pelouses du football international et ils ont bien plus d’audience qu’il n’en n’aura jamais que ce soit à la télé ou à son triste micro…
L’Islam n’appartien à aucun musulman. L’Islam n’appartient à personne, et tous ceux qui aiment cette religion ou l’adoptent ne sont pas des « convertis » mais des « musulmans à part entière » et la majorité de ses personnes se comportent bien en société, travaillent dans de grandes entreprises, sont artistes, financiers, politiciens, jouranlistes (et oui Mr Zemmour !), et s’il y a un travail de Journalisme à effectuer c’est « pourquoi tant de conversions à l’Islam »…
Une enquête sérieuses avec des chiffres, des pourcentages, des lignes maîtresses, des exemples de parcours de vie, issus de témoignages et non de « ragots » de Mr Zemmour ou de Mme Fourest !
Il n’y a rien de plus moche qu’une société ou la Presse devient le « Père fouettard » car c’est le début de la dictature, et la dictature de la presse ne tue pas moins que la dictature militaire.