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La journaliste ukrainienne capturée par les « rebelles syriens » a réussi à s’échapper


jeudi 21 mars 2013 – Russia Today

Après 5 mois de captivité et craignant pour sa vie, la journaliste ukrainienne Anhar Kochneva a réussi à échapper aux rebelles syriens, a déclaré l’ex-mari de Kochneva à RT.

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Anhar Kochneva

Des parents et  amis de la journaliste ont annoncé que Anhar Kochneva avait réussi à s’échapper du bâtiment dans lequel elle était enfermée et à se cacher dans les montagnes pour échapper à ses poursuivants. Ensuite elle a fait à pied les 15 km qui la séparaient de l’armée syrienne ; elle est maintenant en route pour Damas et ne craint plus rien.

Kochneva a écrit ironiquement qu’elle était « revenue du pays des merveilles » dans un post bref sur LiveJournal en promettant de donner des détails ultérieurement.

Elle a aussi confirmé les circonstances de sa fuite dans deux courts interviews avec les médias, en disant que ses ravisseurs l’avaient maltraitée et qu’elle avait décidé de s’enfuir parce qu’elle avait peur qu’ils ne la tuent pour accuser le gouvernement syrieb de sa mort. Kochneva a dit qu’elle était enfermée dans une pièce glaciale dont la fenêtre était cassée et que sa santé en était très affectée.

Malgré cela, la journaliste a juré de rester en Syrie pour continuer à couvrir le conflit en cours.

“Le monde est aveugle … Je veux absolument faire tout ce que je peux pour faire découvrir aux gens ce qui se passe réellement ici,” a dit Kochneva à Business FM, ajoutant que la Syrie est “une amie dans le besoin”.

Anhar Kochneva, qui dans ses reportages pour des médias russes et ukrainiens avait critiqué les » rebelles syriens », a été capturée en octobre 2012 près de la ville de Homs. La ville, qui est considérée comme le berceau de la « révolution » syrienne, a récemment été le théâtre de fréquentes combats que Kochneva couvrait quand elle a été capturée..

En décembre dernier, les kidnappeurs, membres de l’Armée Libre Syrienne, l’ont régulièrement menacée de la tuer si une rançon de 50 millions de dollars ne leur était pas versée. Ils ont baissé la somme plus tard à 300 000 dollars en annonçant leur intention « d’épargner » Kochneva pour le moment.

La famille de Kochneva dit qu’ils n’ont appris ce qui lui était arrivé qu’à la Nouvelle Année et ils accusent le ministre ukrainien des affaires étrangères d’avoir été « inactif » et « d’avoir refusé de participer au processus de négociation. »

Les « rebelles syriens », qui étaient rentrés en contact avec l’ex-mari de la journaliste, ont aussi déclaré que les autorités ukrainiennes ne faisaient rien. L’année dernière, les « rebelles » ont diffusé plusieurs vidéos de Kochneva dans lesquelles elle admettait avoir participé aux combats et travaillé en tant qu’interprète pour des officiers syriens et russes.

Le ministre des affaires étrangères ukrainien avait assuré qu’il prenait toutes les mesures nécessaires pour libérer la journaliste et avait demandé à Damas « des résultats concrets » pour sa libération.

Le ministre a confirmé lundi que Kochneva était libre sans donner de détails sur la manière dont elle s’était échappée.