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La résistance de la Syrie et les nouvelles équations internationales


La résistance de la Syrie face à la guerre mondiale qu’elle subit sous la direction des États-Unis a permis la naissance d’un terreau stratégique nouveau dans les relations internationales. Depuis le double véto sino-russe opposées aux résolutions agressives contre l’État syrien et son peuple résistant, l’hégémonie unilatérale américaine, imposée à toute l’humanité depuis l’effondrement de l’Union soviétique, a commencé à reculer.
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Ghaleb Kandil
Mardi 1 Mai 2012

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Mufti de la Syrie : si la Syrie tombe, tous les pays voisins la suivront Depuis 30 ans que les Nations unies se sont transformées en outil à la solde des États-Unis, c’est la première fois que la volonté de Washington est brisée. Un groupe d’États, hostiles à l’hégémonie américaine, a pris l’initiative et fait passer au Conseil de sécurité des projets qu’il a élaborés ou profondément amendés. Ce groupe d’État ne se contente pas de faire voter ses projets, mais il déploie tout un dispositif et une stratégie diplomatique pour veiller à l’application de ces résolutions.

Cela ne veut pas dire que Washington et ses alliés ont baissé les bras. Les puissances occidentales procèdent à un vaste sabotage de l’extérieur du Conseil de sécurité pour empêcher ou retarder au maximum la naissance de ces nouvelles équations, et faire en sorte que le précédent syro-russe soit une exception et non pas une nouvelle règle stable et durable dans les relations internationales.

Les plans de sabotage se traduisent par des interventions continues de la part des pays qui ont échoué à détruire la Syrie, en dépit des moyens gigantesques mis en œuvre sur les plans financiers, politiques, médiatiques, militaires et de renseignements, pour miner l’unité nationale syrienne et lui arracher les atouts qui font sa force.

Une nouvelle guerre froide a commencé par la fenêtre syrienne, car les puissances occidentales n’ont plus les moyens de lancer de grandes guerres trop coûteuses en vies humaines et en argent, à un moment où elles sont au bord de la faillite.

Dans ce climat de guerre froide, le plan de l’émissaire internationale, Kofi Annan, s’est transformé en arène. Les derniers développements montrent que l’Occident manœuvre pour vider cette initiative de son sens, en accusant l’État syrien de violer ses clauses. Washington, Paris et leurs amis sont très pressés d’annoncer l’échec du plan Annan, pour en faire assumer la responsabilité à Damas, dans l’espoir de revenir au Conseil de sécurité pour s’y adonner à leur jeu favori : sanctions, menaces, chapitre VII. Mais ils ne comprennent pas que cette époque est révolue, et que jamais plus ils ne parviendront à imposer leur volonté au reste du monde. Les nouvelles équations des relations internationales s’installent dans la durée. Et plus la Syrie résiste au complot, plus ces équations s’enracinent et deviennent solides.
Saisie d’une énorme quantité d’armes destinées aux insurgés syriens

Pris en flagrant délit de trafic d’arme, l’opposition syrienne, leurs alliés libanais et leurs appuis occidentaux, ne peuvent plus prétendre mener une « révolution pacifique » en Syrie qui a déjà fait 10 000 morts : 3500 civils, autant de policiers et de militaires et un nombre égal d’insurgés.

C’est un véritable arsenal, destiné à équiper une petite armée, qui a été saisi : des milliers de fusils mitrailleurs Kalachnikov russes et de M 16 américains, des lance-roquettes de fabrication russe et américaine, des tonnes de munitions et d’explosifs, des obus de différents calibres.

Les armes ont été découvertes par la marine libanaise dans les eaux territoriales nationales dans trois conteneurs à bord d’un navire battant pavillon de Sierra Leone. En provenance de Libye, le navire a fait escale dans le port d’Alexandrie en Égypte, avant de poursuite sa route. Il a été arraisonné à 50 kilomètres au Nord de Beyrouth, au large du port de Selaata, alors qu’il se dirigeait vers le port de Tripoli. La deuxième ville du Liban est situé à moins de 30 kilomètres de frontière syrienne.

Selon des sources de sécurité libanaise, le Lutfallah II appartient à un homme d’affaires syrien dont le frère est le capitaine du navire.

Le chargement a été transporté à Beyrouth dans un convoi escorté d’une douzaine de véhicules militaires et survolé par un hélicoptère de l’armée. Onze personnes, huit syriens et trois libanais, ont été arrêtées et déférées devant la justice libanaise.

Selon des sources bien informées, les contrebandiers disposeraient de complicités au sein de parti politiques libanais, notamment le Courant du futur de Saad Hariri et les Forces libanaises de Samir Geagea. Des militants salafistes proches de l’opposition syrienne avaient par ailleurs préparés un grand dépôt à Tripoli pour y stocker les armes avant de les envoyer en plusieurs lots en Syrie via le Nord du Liban.

Les milieux politiques libanais ne manquent pas d’exprimer leur étonnement : comment un navire transportant une aussi grande quantité d’armes venant de Libye peut-il arriver au Liban en passant entre les mailles des filets de la marine sioniste et de la force navale internationale, déployée au large des côtes libanaises depuis 2006.

La complicité de l’entité sioniste et des pays occidentaux dans l’armement des rebelles syriens ne fait plus aucun doute.

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