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La Syrie a-t-elle peur des menaces turques?


10 octobre 2012


La Syrie a-t-elle peur des menaces turques?
IRIB- Les ingérences accrues de la Turquie, dans les affaires intérieures syriennes, et ses agissements bellicistes,..

…. sur les frontières syriennes, ont suscité la large réaction de l’opinion publique et de vastes protestations internes, en Turquie.Dans ce contexte, le ministre syrien de l’Information a qualifié les prises de proposition de la Turquie, concernant un transfert du pouvoir, en Syrie, d’échec  du gouvernement turc, face aux évolutions syriennes. « La proposition du ministre turc des Affaires étrangères de transférer le pouvoir, en Syrie, au vice-Président, Farouk al-Charaa, témoigne de l’impuissance du gouvernement turc, face aux évolutions syriennes », a déclaré le ministre syrien de l’Information, Omran al-Zaabi.

Les hommes d’Etat  turcs doivent savoir que l’ère de l’Empire Ottoman est révolue, pour pouvoir désigner des gouverneurs, aux quatre coins de l’empire. « Il vaut mieux que les responsables en poste de la Turquie démissionnent de leurs fonctions et les confient à ceux qui jouissent de la légitimité et de l’approbation du peuple », a déclaré Omran al-Zaabi. La Turquie essaie, selon l’ambassadeur syrien, en Russie, de s’ingérer, de plus en plus, dans les affaires intérieures syriennes. « Damas ne souhaite pas une guerre avec Ankara et le gouvernement syrien est en train d’examiner, avec grande attention, la situation », a ajouté Ryad Hadad, l’ambassadeur syrien, en Russie, hier, lundi, en allusion au bellicisme de la Turquie. Il est à rappeler que l’armée turque a pris, ces derniers jours, pour cible de son artillerie, divers endroits du sol syrien. Et ce, alors que, dans la foulée de ses actes hostiles contre la Syrie, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a fait part de la disponibilité de son pays à une guerre éventuelle avec la Syrie. Les propos d’Erdogan interviennent, alors que le gouvernement turc a réussi, le 4 octobre, en invoquant des allégations fallacieuses contre la Syrie, à obtenir du Parlement l’autorisation de mener des opérations militaires éventuelles contre la Syrie. Le bilan et les ingérences turques, dans les affaires intérieures syriennes, ont démontré encore plus que par le passé cette réalité que la crise syrienne est plutôt due aux ingérences et complots étrangers.

Depuis mars 2011, les groupes terroristes, soutenus par les pays occidentaux et leurs alliés, dans la région, ont créé des troubles, dans certaines villes syriennes, et ont essayé, en massacrant le peuple et les forces de sécurité syriennes, de présenter Damas, comme étant à l’origine des violences, préparant, ainsi, le terrain à une intervention étrangère, en Syrie. Et ce, alors que certaines parties occidentales et régionales, dont le Qatar, l’Arabie, le régime sioniste , les Etats-Unis, et, notamment, la Turquie, en profitant de ces protestations, ont procédé à l’envoi accru de terroristes, en Syrie, soutenant, financièrement, militairement, politiquement et médiatiquement, les terroristes, pour renverser l’Ordre de ce pays, qui est l’un des axes de la Résistance. L’exemple flagrant de telles hostilités est, clairement, visible, dans le comportement de la Turquie.

L’escalade des oppositions internes, en Turquie, de même que des réactions régionales et de l’opinion publique mondiale vis-à-vis de la Syrie, témoignent des politiques disproportionnées et irréalistes des autorités turques, qui risquent de conduire le pays au chaos, en lui faisant perdre sa place internationale, ce qui nécessite une révision de la politique étrangère et le changement des autorités, en poste, dans ce pays.

Les évolutions syriennes et la stabilité de son Ordre politique, en parallèle à la faiblesse de la situation interne des autorités turques, montrent, clairement que les complots des ennemis de la Syrie visant à créer une crise politique et à renverser l’Ordre syrien, n’ont pas épargné ces régimes eux-mêmes qui sont, désormais, confrontés à de multiples crises internes pouvant conduire à leur chute.