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L’armée française souffre du syndrome du paraître…


Pourquoi la France n'interviendra ni en Syrie ni au Mali
Les bruits de bottes impressionnants que cherchent à déclencher les dirigeants français par leurs discours sur une intervention armée au Mali et en Syrie ne produisent aucun effet chez les spécialistes militaires de l’Hexagone, parfaitement au fait des réalités. L’armée française souffre, disent-ils, du «syndrome de paraître». Sans doute le mieux placé pour en parler, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées, s’interroge sur le rôle que doit jouer l’armée française sur la scène internationale, dépourvue des moyens, qu’elle est, pour mener à bien les missions qui lui sont confiées. «Jusqu’ici, tout va bien, mais on sent que la chute approche», confirme un spécialiste. Depuis que son budget a été réduit, l’armée française a perdu du poids, beaucoup de poids, constate-t-il. Bien sûr, ajoute-t-il, le président François Hollande s’efforce de rassurer l’état-major en indiquant que l’armée ne sera pas une variable d’ajustement. Un officier en poste à l’étranger s’inquiète : «On est au bord du gouffre, obligés de bricoler en permanence. Ce qu’on nous demande n’est pas en adéquation avec les moyens qu’on nous accorde.» Il estime qu’en trente ans, la part du PIB consacrée à la défense a été divisée par deux.
Le 11 juillet 2012, le général Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de terre, confiait à des journalistes : «Nous agissons sous contrainte budgétaire depuis des années, mais là nous arrivons à un plancher.» Le même jour, devant les députés, l’amiral Guillaud disait à peu près la même chose : «Certaines capacités nous font défaut, d’autres sont insuffisantes.» Les spécialistes évoquent l’absence de drones, l’incapacité où se trouve l’armée française d’annihiler les défenses antiaériennes ennemies et même sa puissance de feu somme toute limitée, soulignent-ils, en donnant comme preuve la récente campagne libyenne. Pis, selon eux, une grande partie du matériel est obsolète alors que le moral des troupes est «au seuil d’alerte», il y a un malaise, font-ils remarquer. Ils notent, non sans ironie : «Nos ravitailleurs ont cinquante ans, nos tanks, bientôt quarante.» L’amiral Guillaud trouve que «dans l’ensemble, le personnel ressent une dégradation des conditions d’exercice du métier». Pour preuve, les observateurs rappellent l’épisode du Ponant, en 2008 : lancée après la prise d’otages de ce voilier français au large de la Somalie en vue de libérer les 30 membres de l’équipage séquestrés par des pirates, l’«opération Thalathine» accumula les déboires avec un problème mécanique sur une frégate, une avarie sur une autre, une panne sur l’un des moteurs d’un avion qui survolait la zone, lequel fut contraint de se poser en catastrophe au Yémen…

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