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LE CADEAU EMPOISONNÉ


L'émir du Qatar lors de sa visite à Ghaza. D. R.

Par Chérif Abdedaïm,

D’AUCUNS CROYAIENT QUE LA RÉCENTE VISITE DU GROS LARD DU GOLFE AU QATAR ÉTAIT «FRATERNELLE». LES PALESTINIENS, DANS LA TOURMENTE D’UN BLOCUS SANS FIN ET DANS LE BESOIN DE REDRESSER LEUR SITUATION SOCIO-ÉCONOMIQUE, CROYAIENT AU PÈRE NOËL DES SABLES VENU EN SAUVEUR.

Mais pour les sceptiques, cette visite sentait quelque part un brin de soufre. Bref, outre la tentative de récupération du Hamas dans le camp wahhabite afin d’isoler l’Iran, les Qataris sont allés enfin en espions dévoués à leur majesté sioniste. Selon certaines sources bien informées, la visite de l’émir et de son épouse à Ghaza a permis aux agents informateurs de localiser les maisons et les bureaux de certains dirigeants du Hamas. «En effet, l’émir et la délégation qui l’accompagnait ont offert à ces dirigeants des stylos et des montres ayant des mini-GPS capables de transmettre des signaux à basse fréquence pour les satellites israéliens.» Les responsables militaires israéliens alors utilisé les signaux reçus pour repérer les combattants de haut rang du Hamas et lancer des frappes aériennes sur leurs positions. L’assassinat d’Ahmad Jabari, commandant en chef des brigades Al-Qassam, dans un raid aérien sioniste, s’explique ainsi. Un autre commandant de ces mêmes brigades a été tué dans la nuit de vendredi à samedi avec ses trois frères dans une frappe qui a directement visé sa maison. Ces analyses font état de la volonté de l’émir du Qatar de transférer les habitants de Ghaza en Jordanie une fois la chute de la dynastie hachémite devenue effective. Le cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani du Qatar, qui s’était déjà illustré par sa collaboration à l’assassinat de Kadhafi et dans d’autres affaires louches, aurait donc permis aux Israéliens de localiser les membres du Hamas au cours de sa récente visite dans la bande de Ghaza et aurait plus tard fourni à Israël des informations pour les assassiner. Cela dit, faudrait-il également rappeler que ce traître avait déjà rencontré les dirigeants israéliens dans le passé et travaille dur pour augmenter le poids diplomatique de son petit pays du golfe Persique. Face à cet état de fait, on sent cette puante duplicité de certains dirigeants arabes face aux atrocités commises par Israël contre Ghaza. Et pourtant, ils ne se sont pas fait prier pour condamner Kadhafi ou Assad. Notez bien : le roi Abdallah d’Arabie s’est contenté d’appeler les parties «à adopter une attitude rationnelle» sans se donner la peine de condamner les crimes israéliens. Le ministre conseiller qatari s’est borné à demander lors de la 39e réunion de l’OCI la création d’un comité par le Conseil de sécurité pour enquêter sur «les agressions israéliennes» et «juger les auteurs des crimes contre les Palestiniens». Enfin, le perroquet turc Recep Erdogan s’en rapporte au Conseil d’insécurité et demande aux grandes nuisances de mettre un terme au massacre. Toujours les mêmes ces traîtres !

Chérif Abdedaïm, La nouvelle République du 20 novembre 2012.

http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=19500

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Cherif_Abdedaim.201112.htm