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Le colloque intitulé « La Syrie en guerre » qui devait se tenir le 28 janvier 2017 à l’Université Paris Sorbonne vient d’être annulé


Dima syria france
24/01/2017

Les mots fonts désormais peur…
Le colloque intitulé « La Syrie en guerre » qui devait se tenir le 28 janvier 2017 à l’Université Paris Sorbonne vient d’être annulé sur décision du Président de cette institution phare (l’Université Paris 4), qui, après avoir donné son accord à la tenue de ce colloque il y a plusieurs semaines, vient d’annuler cet évènement au dernier moment.

L’Académie de Géopolitique de Paris, le Collectif pour la Syrie et la Mensuel Afrique Asie voulaient organiser un débat apaisé sur le désastre syrien, pour essayer d’identifier des solutions capables d’alléger les souffrances des Syriens.
Les conditions d’échange constructif étaient mises en place.

La Présidence de Paris Sorbonne en charge de l’amphithéâtre Descartes, dit avoir pris cette décision pour des raisons « diplomatiques et sécuritaires ». Les services de Paris Sorbonne disent avoir été alertés « par des réseaux sociaux », sans autre précision, sur le fait que ce colloque réunissait « des militants d’extrême-droite bien connus et partisans de Bachar Al Assad ».
La Présidence de Paris 4 Sorbonne aurait tout de même été intellectuellement honnête de vérifier ces assertions avant de prendre cette décision.
Des pressions du plus haut niveau ont été exercées.
A cela s’ajoutent les propos diffamatoires et les affirmations calomnieuses répandus par un groupuscule nommé « Mémorial 98 » assisté par une faction dite « Souria Houria ». Des faux programmes avec des faux participants ont circulé suite à des actes de piratage informatique.
Cette décision d’annulation déshonore les responsables institutionnels français ayant cédé à leurs pressions. Elle déshonore Paris 4 Sorbonne également.
Cela me paraît constituer une grave menace pour la liberté d’expression.
Cette décision d’annulation du Colloque déshonore tous ceux qui ont participé à la prendre.
Tout participant, y compris ces bien-pensants de la censure, pouvait venir s’y exprimer et faire valoir librement son point de vue.
La décision du Président de la Sorbonne, après celle déshonorante et honteuse du Directeur du Mémorial de Caen (qui avait annulé le Colloque du 26 novembre 2016), constitue clairement une nouvelle manifestation de la censure qui sévit à nouveau dans le pays de Voltaire. Quelle tristesse !
Les mots fonts désormais peur.
Il fut un temps où on se battait pour que l’autre puisse s’exprimer librement même si on était en désaccord avec son point de vue.
« Ce n’était pas les fascistes qui avaient fait sombrer la République de Weimar mais le manque de démocrates », disait non sans raison Richard Von Weizsäcker, Président de la République Fédérale Allemande de 1984 à 1994.
Gardons présent à l’esprit cette leçon d’histoire.