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Le nouveau procès de CARLOS


14/09/2017

En 1974, un homme avait jeté une grenade dans la première galerie marchande parisienne, le Drugstore Publicis, à St-Germain-des-Prés.Le bilan avait été de deux morts et 34 blessés. Les enquêteurs avaient soupçonné Carlos qui n’a jamais été reconnu formellement par personne .

Carlos a toujours nié être l’auteur de cet attentat alors qu’il a par ailleurs toujours assumé toute sa période de combattant pour la Palestine.
De nombreux témoins ont été convoqués, mais la majorité d’entre eux sera absente (maladies plus ou moins authentiques, traumatismes, problèmes de déplacement, certains étant morts, d’autres tremblotants, d’autres victimes d’Alzheimer). Ils s’étaient souvent contredits lors de leurs interrogations précédentes. Carlos avait obtenu un non-lieu en 1983 et ce n’est qu’en 1993 que l’enquête a été réouverte.

Nous n’avons pas très bien compris le but de ce procès. Carlos a déjà été condamné à perpétuité par deux fois, et la justice française ne rallonge pas les peines. Il aurait déjà dû être libéré, selon les lois françaises, en 2013.

La justice a-t-elle du temps à perdre ou veulent-ils le condamner à une perpétuité de plus pour faire plaisir à l’ambassade d’Israël?
Quoiqu’il en soit, tant que dure le procès, les lois internationales acceptées par la France et le Venezuela empêchent toute procédure de rapatriement d’avancer.
CARLOS et ses avocats ont dénoncé un manque de démocratie et une justice « spéciale » au service du système.

CARLOS a donné le ton, avec sa première prise de parole, (dans une salle rénovée, équipée de micros, Habdullilah!) :
« Je récuse l’ensemble de ce procès, a-t-il dit, parce que cette Cour d’Assises Spéciale ne représente nullement le peuple français. En effet, le premier parti de France n’a pratiquement pas de siège à l’Assemblée nationale. La France n’est donc pas en démocratie, contrairement au Venezuela qui jouit d’une véritable démocratie participative, et où l’opposition s’exprime librement. Ce n’est pas le peuple de France qui est représenté au sommet de l’Etat, encore moins dans cette salle où des magistrats ont « spécialement » été chargés de réouvrir un dossier refermé depuis longtemps, Aujourd’hui c’est l’Etat sioniste qui est au pouvoir en France.

Les avocats de CARLOS, Me. Coutant-Peyre et Me Vuillemain, ont dénoncé la nullité d’un procès qui, se tenant 43 ans après les faits, ne pourra apporter ni preuves ni témoignages valables, et qui viole en outre le délai de prescription pour cette catégorie d’actes criminels, qui est de 10 ans.
La courtoisie du Président de la chambre envers le prévenu renforçait le côté cérémoniel de cette première séance : il s’agit d’un spectacle, conçu probablement pour satisfaire à des demandes israéliennes insistantes, alors qu’Israël n’a jamais trouvé opportun d’inculper CARLOS à Tel Aviv,

Comme il l’a fièrement rappelé, CARLOS revendique être celui qui a non seulement organisé mais exécuté le plus d’opérations de commando contre l’Etat sioniste, et en soutien à la cause palestinienne.
Si vous avez envie de revoir Carlos, derrière une vitre mais bien visible et toujours combatif, vous pouvez assister à son procès. Audiences publiques jusqu’au 31 mars, les jours ouvrables de 9h à midi, et à partir de 14h30. Attention, contrôles de sécurité renforcés, prévoir une bonne heure de queue à l’entrée du Palais de justice (métro Cité, ligne 4), à Paris.

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