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Le peuple Palestinien face aux équivoques du« monde libre » et à la félonie du «monde arabo-monarchique».


PALESTINE

vendredi 14 décembre 2012

Par cette agression sanglante et incessante, sur Ghazza, contre les Palestiniens, un peuple spolié de sa terre par un « Israël » factice, encrassé par une idéologie colonialiste et fasciste ,que soutient par allégeance et ressemblance un Occident à histoire jalonnée de contradictions, surtout de déshumanisation, on doit retenir la résurgence ,sinon la persistance des idéologies extrémismes et nihilistes, entrainant de récurrentes ruptures d’équilibres qui se manifestent par des souffrances et des incertitudes.

Ce qui se déroule dans le monde arabe, avec cette tempête  baptisée « Printemps arabe », ne saurait être dissociée des crises économiques cycliques du Grand capital et de ses conséquences sociales, politiques et institutionnelles. La solution de ce Capital, pour surmonter ses crises, a toujours été, au travers de son évolution historique, de conquérir encore plus d’espaces économiques par la force des armes, sinon par des artifices de plus en plus subtils. Ainsi, il est passé de l’esclavagisme au colonialisme, puis au néo-colonialisme pour aboutir au chemin inverse dans une tentative de recolonisation . Comme le monde a changé grâce à la Science et la Technologie, leurs stratégies, leurs tactiques, leurs moyens et leurs procédés ont également changés, mais pour les mêmes buts et les mêmes objectifs issus d’idéaux, qui eux n’ont pas changés, même dissimulés dans de grossiers sophismes.

Dans ce jeu de partage et de domination du monde, on a imposé un « État » factice, un corps étranger, là où les richesses pétrolières sont abondantes, presque simultanément avec la création d’ « États arabes » liges sous forme d’oligarchies héréditaires où la puissance de l’argent est prépondérante ; de grandes ploutocraties rigides et féroces : un “État d’Israël” sans foi ni loi jouant le rôle de gendarme du Moyen-Orient et des Émirats/roitelets dévoués à leurs protecteurs qui leur assurent la pérennité de leurs dynasties.

Depuis les accords secrets de Sykes-Picot de 1916 et la Déclaration Balfour de 1917 – qui aboutit à la partition de la Palestine en « deux États juif et arabe » en 1947 – le monde, en particulier le Moyen-Orient, n’a cessé de connaitre l’instabilité. L’ensemble des peuples arabes et musulmans refusent à ce jour cette injustice, d’inspiration opportuniste sioniste, décidée dans le sillage du démantèlement de l’empire ottoman suite à sa capitulation.

La question palestinienne reste, depuis, la pomme de discorde entre un monde occidental, pro-israélien et pro-sioniste, à histoire sulfureuse jalonnée d’immoralité, qui ne s’est pas guéri de ses velléités colonialistes et un monde anti-colonialiste et anti-impérialiste, dont les arabes, qui refusent cette hégémonie inhumaine contraire à la morale et à la raison. « Les splendeurs et les horreurs de demain résident dans les décisions ou éclairées ou malavisées d’aujourd’hui. » (Yves Breton)

L’Organisation de la Conférence islamique (OCI), crée en 1969, devenue «Organisation de la Coopération   Islamique» en juin 2011 ( certainement pour accabler la Syrie qu’elle suspend d’ailleurs 1 mois et demi après) avec 57 États membres regroupant plus de 2,5 milliards de musulmans à travers le monde (dont l’un des buts est de « soutenir la lutte du peuple palestinien pour l’aider à retrouver ses droits et à obtenir, par la diplomatie, les territoires revendiqués comme leurs »), avec  sa soixantaine de » Conférences islamiques au Sommet » et sa quarantaine de » Conseil des Ministres des ministres des AE », ainsi que la Ligue dite des « États arabes », créée en 1945 regroupant 22 États arabes (dont l’objectif est « d’unifier la ‘nation arabe’, de défendre les intérêts des États membres, de faire face à toute ingérence des puissances dans la région ») avec sa trentaine de sommets, dont 12 en ‘urgence’ concernant la Palestine, n’ont toujours pas réglé le problème de colonisation de la Palestine.

60 années de tergiversations pour aboutir à l’effet inverse avec plus de colonies, plus de morts, plus d’instabilité, plus de divisions, plus de domination. L’ Occident « des lumières » qui s’est imposé la « liberté » et « l’égalité » ne veut pas voir chez les autres peuples les mêmes injustices qu’il a subi. Il y trouve, par contre, un prétexte pour plus d’iniquité et de supériorité. Nietzsche y voyait déjà, dans « Le Déclin de l’Occident » une décadence par une crise d’une civilisation malade. « On veut la liberté aussi longtemps qu’on n’a pas la puissance ; mais si on a la puissance, on veut la suprématie  » affirme-t-il.

Les  Arabes qui voulaient l’Union pour imposer « une force de proposition et d’impulsion » se sont avérés par leurs « gouvernants », avec le temps, profondément divisés, incapables d’une quelconque initiative, même de paix. Plus grave, ils se servent désormais de leurs propres « Organisations » pour nuire à leurs membres au profit de ceux qu’ils prétendent combattre ! La  perversion ultime. Deux visions politiques antinomiques s’affrontent: l’une « pro-occidentale » que mène l’axe monarchique, l’autre plus « indépendantiste » que mène l’axe républicain. D’où leur putréfaction et leur neutralisation.

Dès-lors, la question palestinienne ne saurait, désormais, être réglée par les « gouvernants »Arabes. Il devient impossible, voire dangereux pour eux, qu’ils prennent en charge le problème de colonisation de la Palestine ; du moins dans leur configuration politique actuelle basée sur la félonie. Seuls les Palestiniens, unis, sont à mêmes de trouver la solution à leurs tourments, selon leurs intérêts exclusifs. Se voir dicter les choses par certains États arabes, spéculateurs, opportunistes et corrompus, pour de l’argent, est une tactique perdante qui mène à la faillite. La preuve, 60 ans déjà sans arriver à un semblant de paix ! Même le projet d’une reconnaissance pourtant « partielle » pour la « cause » , s’était vu « torpiller  » par des actions d’apparences  qui  va dans le sens d’une dilution de la Palestine et de son peuple, et d’envoyer la « question » aux calendes grecs en attendant, peut-être, le fait accompli, c’est-à-dire quand tout sera fini.

Plusieurs régimes arabes vivent et se maintiennent grâce à ce statu quo sur la Palestine. Ils useront de tous les artifices,  financiers, politiques,sociaux et religieux, afin que le problème ne se règle pas. Bien plus, ils s’emploient à neutraliser tous les États, arabes et autres de l’axe de la résistance au sionisme, en leur fomentant des « révolutions » dites « printemps arabe » sur des principes qui sont aux antipodes des fondements de leur régime ! Les pétromonarchies du Golfe, en particulier l’Arabie Saoudite et le Qatar sont la cause des désespoirs du monde arabe, de leur impuissance pour leur félonie,de  leur corruption et de leur illégitimité.

La puissance d’un pays se constate plus par la faiblesse de l’adversaire. C’est le cas « d’Israël », une entité de 7 millions d’habitants (avec une PIB de 245 milliards de dollars), face à un monde arabe composé de 24 pays regroupant 400 millions de personnes (avec une PIB de 2,4 billions de dollars) !  Un simple exemple économique : le PIB de l’Arabie Saoudite est de 560 Milliards de dollars (2011), celui de la Mauritanie ,4 milliards. Le Qatari jongle avec un PIB par tête de 76?000 dollars pendant que le Palestinien se débat avec 1000 dollars .

Il est étrange d’observer que, subitement, un « printemps arabe » se déclenche presque simultanément, en l’espace de moins de 2 ans dans plusieurs pays arabes. Les ‘vraies’ révoltes(Bahrein,Arabie,Yémen,ndlr) pour dégager les régimes vassaux de l’Occident, vite confisquées ou réprimées, ont été accompagnées des révoltes ‘fabriquées’ dans les États à régimes hostiles à  « l’Israël » et à l’hégémonie occidentale créant ainsi, par l’accaparement des médias globaux du monde, la plus grande diversion, confusion et manipulation ! Les pétromonarchies du Golfe ont été les pourvoyeuses de fonds, de chair à canons et les guides ,dans l’endoctrinement par la religion, pour imposer l’idéologie rétrograde wahabo-salafiste. La Palestine n’est, pour eux, rien d’autre qu’un faire-valoir, un paravent qui assure la pérennité de leur dynastie.

La dernière agression contre Ghazza en est un des exemples, sinon l’exemple le plus significatif qui montre, le vrai visage de la putréfaction d’une partie des gouvernants de ce ‘monde arabe’. Les Occidentaux soutiendront encore et toujours « l’ Israël  » tant qu’il est utile aux dictatures arabes qui s’en servent pour détourner l’attention de leur peuple dans le sens qu’ils le souhaitent. Tant que le tourment des palestiniens leur reste imputable à cause de leur division et ce, quelle que soit la justesse de leur cause et quelle que soit aussi la barbarie des  » israéliens ». Les 3 morts » israéliens » comptent plus que la centaine de morts et le millier de blessés palestiniens. Pendant que l’on assassine des enfants, que l’on tue des femmes, la presse française titre « Israël tire sur des bureaux du Hamas  ». Quelle déchéance ! À chaque fois qu’il y a une poussée de violence de « l’ Israël », cela se termine par 1, 2, 3 morts  » israéliens « contre des centaines de morts Palestiniens, ce sont toujours ces derniers qui sont fautifs avec cet occident dépravé ! De quel côté est la terreur et le terroriste ? Ils n’osent  dire la vérité par crainte des lobbies sionistes.

Sitôt que les » israéliens » sont en difficulté ou embourbés par leurs provocations, ils demandent vite à leurs prottecteurs occidentaux, en particulier les États-Unis, le Royaume uni, la France et l’Allemagne, de les en sortir. Mais les choses ont évolué en pire puisque ce sont maintenant des « gouvernants » arabes – par lâcheté, déshonneur, indignité et absence de solidarité – qui sont chargés maintenant de mettre fin aux risques d’enlisement des sionistes de « l’Israël ». Surtout après qu’ils aient eu la surprise de ripostes par missiles sur leurs colonies, jusqu’à Tel Aviv, créant ainsi la panique générale ! Une équation nouvelle s’impose donc.

Des informations, rapportées par Al Manar , font état que « l’ israël « aurait demandé au félon qatari de charger le frère musulman Morsi de faire pression sur son équivalent, le Hamas, pour une trêve. Mais lors de la visite du ministre Qandil, les différents groupes de la résistance palestinienne auraient refusé. Ceci montre que le Hamas n’est pas seul sur la scène. En assassinant un leader militaire d’importance (Al Djaabari) dans le but d’une escalade vers un conflit armé – dans l’espoir qu’il aboutirait à l’anéantissement, à jamais, de la cause palestinienne – les stratèges sionistes en ont eu pour leur frais ! Ce sont,à leur tour, les habitants  » israéliens » , dont Netanyahou lui-même, qui ont passé leurs nuits dans les abris ; ce sont les bâtiments officiels qui ont été touchés par les missiles, c’est un F16 de cette armée d’occupation qui s’est fait abattre et ses pilotes disparus: ceci grace à une résistance populaire, pourtant sous embargo, même alimentaire, depuis une décennie.

Ce seraient donc nos bienfaisants pourvoyeurs de fonds et de logistiques pour les rebelles qui détruisent la Syrie, qui se seraient précipités au Caire pour faire pression sur le Hamas afin d’arrêter les tirs de missiles et ce, selon certains analystes, pour éviter d’offusquer leur maitre, d’une part ,et pour donner à leur ami « israélien » une carte favorable à sa campagne électorale ,d’autre part .Notamment l’acceptation par le Hamas d’une trêve « sans conditions » qui « craindrait une opération terrestre après l’anéantissement de ses bases de lancement de missiles ».

Si une dizaine de simples missiles « Fajr 5 » ont créé l’affolement en « israël »; que dire si des centaines de ces redoutables missiles iraniens, de haute technologie, s’abattaient sur les « israéliens « ?

Incontestablement, le « Dôme de fer » n’est plus désormais qu’une imposture, qu’une passoire .L’entité sioniste sera dorénavant à la portée de tous les missiles de la résistance ; un colosse aux pieds d’argile. Et dire que ces bandits sionistes veulent attaquer ce pays qui peut en faire qu’une bouchée, y compris les roitelets du golfe !

Même si la réaction limitée de la résistance palestinienne ne peut ébranler un régime fasciste surarmé que soutient  l’occident, il demeure que les sionistes ont été surpris et effrayés par la réaction farouche qui a mis à néant la fable de leur invincibilité.

En fait, ce qui a été obtenu de l’accord du Caire est d’abord un droit basique inaliénable qui ne devrait pas constituer un élément de négociation. Où est donc cette victoire quand vous obtenez le droit de manger, de boire etc. après vous en avoir privé par un embargo illégal et inhumain ? C’est une des tactiques ignobles des sionistes qui n’ont d’humain que l’apparence. Ils trompent le monde en montrant qu’ils sont vertueux alors qu’ils ne font que restituer, par la pression, un droit. Comme si on vous autorisait à mettre un pantalon après vous avoir mis nu ! Un commentateur éclairé compare cet « accord » du Caire à cette histoire de Jeha (personnage légendaire de contes et anecdotes populaires  dans le monde arabe) : « A chaque assemblée des gens d’un village, un villageois ne cesse de perturber les débats avec ses sempiternelles lamentations sur ses conditions de vie, en particulier sur l’exiguïté de son logis. Il avait âne, un bouc, 2 chèvres et 2 moutons. Jeha ,connu pour sa sagesse et ses capacités à résoudre les problèmes, intervient en lui promettant de résoudre son problème en 5 jours, à condition qu’il respecte à la lettre ses recommandations. Le 1er jour est qu’il doit mettre dans son logis tous ses animaux. Le paysan s’exécute. Le lendemain, il se plaint d’avoir vécu un ‘enfer’ ,surtout à cause de l’âne. Jeha l’autorise le 2e jour à sortir l’âne. Le lendemain, il se plaint de l’odeur du bouc, mais il est ‘mieux qu’hier’. Jeha le débarrasse du bouc. Le 3e jour, il déclare ‘commencer à respirer ‘ et ce jusqu’à le débarrasser de tous les animaux. Au dernier jour ,le paysan annonce, avec soulagement, avoir ‘passé la nuit la plus paisible de ma vie’ « !Conclusion du commentateur : « croire qu’une réunion de 2 jours entre les représentants des spoliateurs sionistes et des hypocrites puissent apporter un rayon de lumière aux Palestiniens est une vue de l’esprit ».

Au-delà du gain politique et stratégique, les Palestiniens savent mieux que quiconque qu’ils n’ont encore rien obtenu de leurs droits fondamentaux légitimes, dont leur droit à la terre et leur droit au retour. Le combat demeure entier face à la réalité et les leçons à tirer après chaque action et épreuve.

La réalité est que les Palestiniens pouvaient régler leurs problèmes avec « l’israël » si les gouvernants arabes, du Golfe en particulier, avaient cette volonté. La même volonté et promptitude qui a permis, par leur « Ligue », de se réunir plusieurs fois en quelques mois, dont 2 fois en 24 heures, pour décider d’une série de sanctions contre la Syrie pour faire tomber son régime( qui se trouve être avec l’Iran et le Hezbollah) le nœud gordien politique des occidentalo-sionistes sur la Palestine . Contre Israël, il suffit de se réunir une seule fois et faire semblant de prendre des mesures radicales, comme menacer l’occident de l’arme du pétrole (proposition de l’Irak), et voir, par enchantement, le problème réglé définitivement ! Ce n’est pas dans leurs intérêts…. « stratégiques ».

Serait bien naïf celui qui attend des organisations dites « arabes » ou « islamiques » une quelconque prise de position contre « l’israël » et ceux qui les soutiennent, tant que des États perfides œuvrent pour leurs intérêts personnels ; soit pour accaparer le pouvoir (les frères musulmans), soit pour perpétuer leur dynastie (les ploutocraties du golfe) ou devenir le nouvel empereur ottoman qui, tel un Cheval de Troie, rêve en ‘Otanien’, de devenir le nouvel sultan des Arabes !

Tous sont d’accord avec ce projet de « Nouveau Moyen-Orient » américano-sioniste qui devait ôter toute puissance aux Arabes, en les pulvérisant en micro- États sur des bases religieuses, sectaires et ethniques ,et en faire des peuplades amorphes et obéissantes. La Palestine étant la question nodale qui unie, il fallait donc anéantir toute forme de résistance à son sujet.

Il faut comprendre la visite du cheikh qatari à Ghazza, autorisée et sécurisée par « l’israël », plus comme une tentative alléchante de corrompre la résistance armée, en espèce sonnante et  trébuchante, pour l’amener à abandonner le combat  qu’un acte de bienfaisance visant à soutenir une cause et à rebâtir une terre martyre. N’est-il pas bizarre que c’est au lendemain de cette visite que « l’israël » assassine un important responsable de la résistance, « récalcitrant » ?

La leçon est que rien ne vaut la lutte armée contre un colonisateur en comptant sur ses propres forces, unies, avec les aides d’amis sûrs. C’est pénible, coûteux, long, mais l’issue est certaine. Les exemples dans le monde ne manquent pas. Il reste, cependant, ces deux pétromonarchies perfides ,qui constituent l’obstacle majeur des arabo-musulmans, qu’il faudra par tous les moyens réduire. Car ils s’acharnent à vouloir affaiblir la large coalition anti-sioniste en la simplifiant à une coalition « sunnite » inopérante pour enterrer, définitivement, la lutte d’un peuple pour un État viable.

Les Palestiniens, victimes permanentes des exactions d’un “israël” – englué dans les contradictions d’une idéologie colonialiste et fasciste – avec la bénédiction de l’Occident et de certains états arabes, sans que l’on reconnaisse leur droit à se défendre.

Pour le faire, ils n’ont pas eu besoin de l’aval de la « Ligue Arabe » ou de son soutien. Ils ont compté sur leurs propres forces et le soutien de leurs amis… non arabes. Il ne reste donc aux « dirigeants » arabes, encore fidèles, aux musulmans sensés et aux pays épris de paix et de liberté ,qu’à accabler ces scélérats pour les neutraliser, à jamais, avec leur funeste idéologie. Il faut croire que le sionisme est arrivé au point final de son évolution  dont il est impératif d’exploiter la situation pour en faire un moment de rupture. Le monde est assez convaincu qu’il est face à un gouvernement » israélien » hypocrite, paranoïaque et usurpateur, que pilotent des bandits sans origines et sans vertus, sous tutelle de lobbies influents dotés de moyens  immoraux.

L’offensive doit être engagée, à notre avis, sur trois directions : économique, politique, médiatique.

* Lier les intérêts économiques des Américano-sionistes et de certains pays européens au règlement définitif et juste du problème palestinien. Santionner toute adversité par des conséquences économiques. L’arme  décisive est celle du pétrole/gaz qui a fait ses preuves par le passé.

* L’action politique doit passer par la refondation des institutions arabes, les regroupements régionaux d’intérêts communs en intégrant sans attendre l’Iran, l’offensive diplomatique doit viser la réorganisation des instances et organisations internationales qui se caractérisent par leur partialité, tout en améliorer les politiques intérieures afin d’enlever tout prétexte sur la question des droits de l’homme.

* L’action médiatique et fondamentale pour contrer leur propagande. Elle doit se faire en anglais, espagnol, français et viser à démystifier le sionisme en dévoilant son vrai visage, c’est-à-dire une idéologie coloniale inhumaine qui ne survie que par l’agression et le mensonge. Elle doit toucher les opinions occidentales qui influent sur les décisions politiques.

Toute chose a ses limites. Les limites de l’adversité et du chantage des États sont leurs intérêts qui peuvent être compromis par les excès de celui qu’ils sont censés protéger.

La Palestine vient d’être admise à l’ONU, comme État observateur non membre, avec 138 voix pour, 9 voix contre et 41 abstentions (dont 5 pays africains). Une autre victoire d’importance. Un cauchemar pour les sionistes de « l’israël » et d’Amérique-UE. Quelques jours avant, il était inimaginable que des missiles palestiniens s’abattent aux portes de Tel-Aviv, montrant que désormais aucune ville ne sera à l’abri en cas d’agression.

La Syrie, le Hezbollah et l’Iran (ainsi que d’autres) restent, en le réaffirmant à toutes les occasions, leurs soutiens puissants et inconditionnels.

Les États du Golfe, surtout les pétromonarchies saoudienne et du Qatar restent les seuls États à l’origine du malheur arabe, par leur félonie, qui empêche toute évolution et émancipation. Les délégués du Qatar et de l’Arabie saoudite qui ont montré leur « indignation » devant les crimes de l’armée israélienne lors de la dernière réunion des ministres des Affaires étrangères de la « Ligue arabe » est de la pure comédie.

Lors de la réunion du 13 novembre 2012 au Caire , le Ministre des AE tunisien, et non moins gendre de Ghannouchi, réplique à son homologue algérien qui s’adressait au Ministre qatari auquel il demandait des « solutions concrètes dans le soutien à Ghazza » – comme un ignorant et un « brosseur  » : « En cinquante ans, qu’a donc fait l’Algérie pour la cause palestinienne ? ».

Mal lui en pris, il a reçu la foudroyante réponse suivante : « 

« A ceux qui s’interrogent où était l’Algérie, je répondrai que nous n’avions pas à renvoyer un ambassadeur sioniste qui ne rêve même pas de mettre les pieds chez nous. Devons-nous par exemple cesser d’exporter notre gaz à l’État sioniste ? Devons-nous expulser les bases américaines et celles de l’OTAN de nos territoires dont nous avons juré qu’ils n’y mettront jamais les pieds ? Dites-nous ce que nous devons faire, partir au djihad contre Israël ? C’est ce qu’il y a de plus facile pour un Algérien libre, mais garantissez-nous votre non trahison, assurez-nous que vous ne nous poignarderiez pas dans le dos comme à chaque fois…garantissez-nous l’ouverture de vos frontières et nous… Nous avons été éduqué dans la haine du sionisme et vous avez été éduqué dans la trahison ».

(Selon « Tunisie-secret »)

La levée complète du blocus sur Ghazza est une exigence non négociable et indiscutable ! Qu’est-ce que c’est ce monde qui ferme les yeux sur une immoralité et une illégalité imposée par un ramassis de voyous, colonialistes, sans origines et mercenaires, sur un peuple qui est chez lui, qui ne fait que défendre sa terre et sa dignité ? Sinon, il faut dissoudre toutes ces institutions dites « internationales » en s’y en retirant au plus vite, car complice d’une idéologie qui sème le désordre et la désolation là où elle s’y introduit !

Il appartient, impérativement, au monde de l’équité et de la liberté de riposter pour extirper, sans appréhensions, cet “abcès purulent” de la planète, que condamnent la raison et l’histoire. Ils l’avaient fait pour les systèmes et idéologies qui visent la domination et l’avilissement de l’homme, pourquoi pas pour le sionisme ,qu’il faut en urgence mettre au rebut de l’Histoire !

Djerrad Amar