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Les « islamistes »: les nouveaux harkis du monde arabo-musulman


Les islamistes: les nouveaux harkis du monde arabo-musulman
 Par Djeha
NE PAS SE TROMPER D’ENNEMIS

En Tunisie, les femmes et ceux qui défendent une conception élevée de la société, s’échinent à une guéguerre féministe, ou présentée telle.

C’EST UNE GROSSE ERREUR.

La lutte des Tunisiennes et des Tunisiens épris de libertés ne doit pas être une lutte sociétale, braquée sur une dispute infantile de pouvoirs entre hommes et femmes.

Et cela même si les femmes sont directement pointées et humiliées, levier d’un leurre éventé.

Les femmes et les hommes de Tunisie et du monde – sans ignorer les spécificités attachées à chaque sexe – ont affaires ensembles aux mêmes problèmes de chômage, d’éducation, de développement, d’expression et d’épanouissement qui concernent tout le champs social, culturel, économique et politique.

Introduire une rivalité entre hommes et femmes est la meilleure façon de diviser, de disperser les peuples vers de faux conflits et de les épuiser dans une querelle picrocholine et vaudevillesque. De nombreuses tunisiennes ont flairé le piège et s’adressent directement au politique dans un langage politique pour traiter d’un problème d’abord de nature politique.

Souvenez-vous : « nos meilleurs hommes sont nos femmes ! »

Les « islamistes » ne sont pas les gardiens ou propagandistes d’une conception religieuse rigoriste et liberticide envers les femmes. Leur action n’est pas d’ordre religieux. Elle avant tout d’ordre politique et c’est sur le terrain politique que les actions des femmes et des hommes devront se placer.

Les « islamistes » sont des pions qui ne menacent pas seulement la liberté des femmes. Ils menacent plus gravement la sécurité, la prospérité et la souveraineté de la Tunisie.

L’islam n’a rien à voir avec ces c…

Aujourd’hui, les régimes ou mouvements islamistes d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, de Libye… de Turquie sont des guignols déplacés par les atlantico-sionistes, via les supplétifs européens et les régimes rétrogrades du Proche Orient qui puent les hydrocarbures et la félonie, en fonction stricte de leurs intérêts.

Il n’y a pas de conflit particulier non plus entre les peuples syrien et turc.

Les islamistes turcs ont laissé tomber le masque.

Un temps posé comme modèle au monde arabo-musulman conciliant islam soft et modernité, attaché à la défense de la Palestine, le régime turc post-Atatürk révèle sa subordination à l’OTAN et à Israël (pendant que la « flottille » voguait vers la Palestine, les échanges économiques entre la Turquie et Israël battaient des records).

L’épuisement de la guerre faite à la Syrie par les hordes de crapules mercenaires recrutées, financées et équipées par l’OTAN, via le Qatar et l’Arabie Saoudite, dès lors que le Conseil de sécurité ne permet pas aux armées de l’Otan d’intervenir plus directement en Syrie, laisse la place à une possible agression militaire turque, validée par un parlement de godillots.

Devant le parlement turc des citoyens conscients et lucides manifestent contre une guerre qui n’est évidemment pas l’intérêt de la Turquie qui n’est ici qu’un simple pion entre les mains de l’Otan et d’Israël qui visent des objectifs clairs :

– Etouffer dans l’œuf l’authentique révolution populaire tunisienne et égyptienne
– Casser l’axe : Hezbollah-Syrie-Iran
– Achever la colonisation sioniste de la Palestine et du Golan
– Briser définitivement le projet d’un État palestinien
– Chasser les Russes de la région en détruisant la Syrie où ils possèdent la seule base navale en Méditerranée
– Mettre la main sur toutes les richesses naturelles de la région (en attendant d’en faire de même en Algérie, au Venezuela, en Equateur, et en Bolivie) et les utilise comme levier contre toute la planète, en particulier contre la Chine (ce qui explique pour une large part l’opposition de cette dernière au Conseil de Sécurité)
– Entre-temps, asphyxier les révoltes populaires au Yémen, à Bahreïn, en Jordanie, en Irak… sur le terrain et dans les médias.

Pour finir, il convient de bien comprendre que les islamistes n’ont au fond rien à voir avec la moindre pratique religieuse (sauf peut-être pour les masses souffrantes incultes qui sont abusées, abandonnées par la démocratie et les… démocrates du samedi soir qui préfèrent parader devant les caméras, les salons cossus et les petits débats théoriques entre soi).

C’est pourquoi on les retrouve sur la même ligne et du même côté du front, en compagnie de sionistes, d’évangéliques et de francophones bon teint, démocrates à la petite semaine, verbeux et stériles.

Cela ne devrait étonner personne.

Les islamistes ne sont rien d’autres qu’une nouvelle version de supplétifs que nous Algériens avions tant combattus sous la rubrique générique de HARKIS que la France sous le contrôle des revanchards de « l’Algérie française » s’attachent à célébrer (pour déprécier et insulter notre cause et notre histoire, en ce 50ème anniversaire de notre Libération).

S’il vous plaît, ne vous trompez pas d’ennemis !

Djeha,
J. 04 octobre 2012

La police turque tire des gaz lacrymogènes sur des manifestants

Reuters, J. 04 octobre 2012, 12h27

ANKARA, 4 octobre (Reuters) – La police turque a fait usage de grenades lacrymogènes jeudi pour stopper un petit groupe de manifestants pacifiques qui s’approchaient du Parlement, où les députés débattaient d’une motion visant à autoriser des opérations militaires en Syrie.

Une trentaine de manifestants ont scandé « Nous ne voulons pas la guerre! » et « Le peuple syrien est notre ami! » devant le Parlement, a rapporté un journaliste de Reuters.

L’artillerie turque a ciblé jeudi des positions syriennes près de la ville frontière de Tel Abyad au lendemain du tir de mortier syrien qui a tué cinq civils à Akçakale, un village turc proche de la frontière.

Les députés turcs débattent à huis clos de la nécessité de prolonger pour cinq ans l’autorisation de mener des opérations militaires à l’étranger, un accord conçu à l’origine pour autoriser des frappes sur des bases d’activistes kurdes dans le nord de l’Irak.

Le mémorandum envoyé dans la nuit de mercredi à jeudi par le gouvernement turc au Parlement estime que l’armée syrienne a mené des actions agressives contre le territoire turc au cours des dernières semaines, ce qui présente « des risques supplémentaires » pour la sécurité du pays. (Mert Ozkan, Hélène Duvigneau pour le service français, édité par Gilles Trequesser)