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Les mots qui tuent dans la propagande officielle du régime complice tunisien



Posted: 2012/08/02
From: Mathaba
Comme dans le cas libyen, l`organe de radio/télévision du régime voyou tunisien révèle sa complicité par le choix même de ses mots.

Les Pacifistes de Tunis

La Syrie fait actuellement face à la plus longue guerre médiatique universelle de l’histoire de l’humanité, identique à celle déchaînée contre la Jamahiriya libyenne laquelle s’était toutefois doublée –tragiquement pour cette dernière et heureusement pour la première- d’un bombardement de l’OTAN pendant

7 mois.

Dans ce contexte, on observe en Tunisie un certain nombre de choses qui trahissent l’image vendue au monde de « neutralité » et de « démocratie ».

1- Les visites de responsables ou ex- responsables de la CIA (le plus récent : Panetta) sont fréquents.

2- Le pays est infiltré par toutes sortes d’officines secrètes ou vitrines impérialistes : « organisations non-gouvernementales » (USA, Canada, Europe, etc.) ou de la ««société civile»»  tunisienne financées par les Etats en question. Par exemple, « Scholars At Risk » (voir site du même nom), dont l’objectif est de repérer d’hypothétiques chercheurs tunisiens victimes de menaces de mort, a récemment réuni des associations locales pour leur proposer de l’assister dans sa tâche (moyennant un soutien financier comme on peut l’imaginer). Or, dans un pays de chômeurs, il ne fut pas surprenant de constater, lors de la réunion, que des mains tunisiennes se soient levées. L’image ne peut empêcher de renvoyer, dans l’histoire, aux « ruses » déployées par les « informateurs » indigènes qui, pour un simple profit personnel, « menaient en bateau » les colonisateurs de l’époque souvent accompagnés de leurs inévitables ethnologues.

Mohamed Bouazizi, chômeur « de longue durée », comme nombre de ses compatriotes (10 à 20 ans en moyenne) victimes de l’exploitation capitaliste, et dont l’immolation fut l’étincelle de la révolte tunisienne il y a un an et demi.

3-Le régime tunisien continue à maintenir le peuple sous l’opium de la ««révolution»» [1]. Un an et demi après les événements, la propagande officielle continue à faire croire qu’une ««révolution»» a bien eu lieu et qu’un processus révolutionnaire est en cours. En fait, il ne s’agit que d’une simple (et lente) modification de la Constitution et rien de plus. Aucune décision révolutionnaire digne de ce nom n’a jamais ni ne sera jamais prise concernant le chômage. Or, Mohamed Bouazizi et tant d’autres s’étaient immolés pour protester contre leur « chômage de longue durée » (ainsi pudiquement dénommé dans les Etas capitalistes alors que dans les pays ravagés par ces derniers, il est de 10 à 20 ans voire plus en moyenne).  Le peuple est également distrait en permanence par des débats hypocrites et criminels du style : « Faut-il ou non censurer le gouvernement suite à la livraison du secrétaire générale du peuple libyen ? » ou « Faut-il un régime présidentiel pur ou modifié ?», etc.

Le peuple est encore amené à croire qu’il jouit de liberté devant la multiplication des chaînes de télévision alors qu’il ne s’agit que de privatisation capitaliste de l’information laquelle reste, en l’occurrence, de la pure propagande. Les nouveaux canaux ne font que singer leurs homologues du monde capitaliste.  Ainsi, le peuple tunisien est actuellement fasciné par la mise en scène quotidienne de la modification de la constitution avec ses interminables et insipides pseudo-débats. A cet effet, une émission lancée à l’origine en France par une chaîne typique de la décadence morale du capitalisme (« Les Guignols de l’Info ») a été importée et adaptée « culturellement » sans problème.  Plutôt que révolutionnaire, la Tunisie est ainsi devenue une «société du spectacle» selon les termes du libertaire situationniste Guy Debord [2] .

4-Des citoyens tunisiens ont été capturés par l’armée arabe syrienne sur le front anti-terreur.

L’« Armée Arabe Syrienne » ou « L’armée syrienne » : expressions bannies des bulletins d’information de la radio et télévision du régime tunisien

Rami Abdel-Rahman, le personnage-bureau de l’ «  » »Observatoire Syrien des Droits de l’Homme » » », cité aveuglément et exclusivement comme source d’information pour le décompte des morts, par la très grande majorité des médias en guerre (atlantistes) contre la République Arabe Syrienne

Chaque jour, les bulletins d’informations de la Radio et Télévision « Nationale » tunisienne abordent la guerre contre la Syrie en donnant le chiffre moyen de 50 victimes quotidiennes sans que, la plupart du temps, la source ne soit donnée. Or, depuis le début de la crise, non seulement elle est quasi unique et partiale (l’« Observatoire Syrien des Droits de l’Homme ») mais cette même organisation n’est en fait composée que d’un seul homme (Rami Abdel-Rahman), installé dans un appartement de Londres, devant un ordinateur et un téléphone portable et diffusant ses « chiffres » aux « agences de presse » du monde entier sans que ces dernières feignent même de suspecter un quelconque problème éthique [3] … La première question à se poser était donc (et l’est encore si les Tunisiens n’étaient pas anesthésiés): Qui compte les morts en Syrie?[4]

Peu importe pour la radio et télévision du régime tunisien qui ne donne pas d’explications et qui censure de toute façons toute information concernant la Syrie. Elle avait adopté la même stratégie avec la Libye allant même jusqu’à ne pas mentionner (alors qu’Al-Jazeera et la BBC s’étaient vues contraintes de le faire) la manifestation de Tripoli du 1erjuillet 2011 où 1 à 2 millions(s) de citoyens étaient descendues dans la rue, après 4 mois de bombardements de l’OTAN, pour exprimer leur soutien à la Jamahiriya et à son Guide, Mouammar Al-Gaddafi (vidéo). Les images censurées par la télévision du régime tunisien montraient notamment le plus long drapeau du monde du monde porté à bout de bras : 5 kilomètres de tissu vert [sources 5 à 8].

La fonction d’une telle censure qui continue à ce jour est, comme dans le cas de la Libye, de préparer psychologiquement les citoyens tunisiens à accepter la guerre ««humanitaire»» impérialiste menée avec la complicité de leur gouvernement voyou au moyen d’un simple « sous-entendu ». Ce dernier est que la ««volonté du peuple»» syrien (« Iradat-ach-cha’b », expression tirée du poème d’Aboul-Qacem Ach-chabi récupéré politiquement par les valets locaux de l’impérialisme) doit « nécessairement » s’exprimer et que le ««régime»» doit cesser de s’y opposer comme dans le cas de la ««révolution»» en Libye…

C’est ainsi que dans leur guerre psychologique, la radio et la télévision du régime tunisien évoquent en ce moment des affrontements entre (nous citons) « les deux armées: l’armée du régime syrien et l’armée (syrienne) libre »…

Soldats de l’Armée Arabe Syrienne (nommée « armée du régime » par la Radio et Télévision « Nationale » tunisienne) interviewés sur le front anti-terreur par la télévision de la République Arabe Syrienne (ici, la chaîne ADDOUNIA).

L’expression « Armée Syrienne » (officiellement, « l’Armée Arabe Syrienne », qui est sa juste et officielle appellation tout comme le nom officiel de l’Etat Syrien est « République Arabe Syrienne ») est bannie par les propagandistes tunisiens et ce depuis le début des événements, exactement comme dans le cas de la Libye où les expressions « Armée Libyenne » ou même « Armée gouvernementale » avaient immédiatement disparu au profit des « milices pro-Gaddafi » ou des « pro-Gaddafi ».

Face aux dépêches et aux images, les complices fauteurs de guerre usent donc d’un vocabulaire qui sert l’objectif impérialiste ultime. Le choix des mots (parce que ces derniers sont toujours répétés avec l’effet psychosocial que l’on sait) est une des premières techniques que les étudiants journalistes (et propagandistes) apprennent.  En l’occurrence, ne parler que de « régime » (syrien) revient à rendre anonyme, et donc source potentielle de peur, un Etat qui ne l’est pas. En effet, ce dernier se nomme officiellement « République Arabe Syrienne » et son armée défend et contrôle le territoire correspondant avec le soutien de la très grande majorité de sa population, exactement comme dans le cas de la Jamahiriya libyenne.

Nous avions déjà formulé des remarques au sujet d’un autre mot: « shabbiha » (tireurs embusqués, « snipers ») qui dérive de du terme « shabah » (spectre) et qui est a même de susciter une émotion telle que la peur, particulièrement quand les « journalistes » jouent savamment sur le registre des différents dialectes dans le monde arabe. Ainsi, un tel mot était inconnu des Tunisiens avant la guerre contre la Syrie [9]. Sans s’en rendre compte, il est entré dans leur vocabulaire…

SOURCES CITEES

1. Tunisie : Maître Bechir Essid brise le tabou national n°1. La ««révolution»» ne fut qu’une simple révolte très vite avortée !

http://lavoixdelalibye.com/?p=5375 (version avec analyse)

2. Libye, Syrie: la ruse suprême du Système. Les Pacifistes de Tunis, 13 mai 2012.

http://www.lavoixdelasyrie.com/data/?p=2129

3. Le narratif syrien de l’occident se base sur “un mec dans un appartement au Royaume-Uni” (Un propagandiste de l’opposition syrienne dans un appartement en Angleterre, la seule source citée par la presse occidentale). 7 juin 2012. Original : West’s Syrian Narrative Based on « Guy in British Apartment »(Opposition propagandist in England apartment is, and has been, the sole source cited by the Western press). By Tony Cartalucci, 4 June 2012 . Traduit par http://resistance71.wordpress.com/

http://landdestroyer.blogspot.jp/2012/06/wests-syrian-narrative-based-on-guy-in.html

http://tsimokagasikara.wordpress.com/2012/06/07/syrie-la-verite-sur-losdh/

4. Manifestations en Syrie : Qui compte les morts? Par Julie Lévesque, 25 novembre 2011.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=L%C3%A9V20111125&articleId=27865

5. July 1 Message to the World: Two Million Man Woman and Child Green March For Qaddafi. 9 July 2011

http://www.mathaba.net/news/?x=627502

http://www.mathaba.net/news/?x=629992

http://www.youtube.com/v/7AXjipjX6lU?version=3&feature=player_detailpage

6. One Third of Libya Turns Out to Support Qaddafi in World Largest March Ever. 7 July 2011

http://www.mathaba.net/news/?x=627456

7. Le crime du Belvédère révèle l’identité du vrai Dictateur en Tunisie. Les Pacifistes de Tunis, 26 mars 2012

http://lavoixdelalibye.com/?p=4134

8. Le rouge et le noir chez Hala Misrati, héroïne mondiale du journalisme. Les Pacifistes de Tunis, 8 mars 2012 (Journée mondiale de la femme…)

http://www.mathaba.net/news/?x=629992

9. Les fantômes syriens de Facebook hantent les ««révolutions tunisienne et égyptienne. Les Pacifistes de Tunis, 30 juin 2012

www.lavoixdelasyrie.com/?p=3035

About Les Pacifistes de Tunis

Nous sommes un collectif de citoyens (en majorité des femmes) ayant décidé de réagir à la guerre impérialiste et hyper-totalitaire contre la Grande Jamahiriya Libyenne, menée avec la complicité des médias et partis politiques tunisiens dans leur très grande majorité… Depuis près d’un siècle, l’opposition à l’impérialisme implique de défendre sans hésiter tout pays à travers le monde (du Zimbabwe à Cuba et de la Syrie au Nicaragua) qui serait agressé par une ou des puissance(s) néocoloniale(s). Aussi, nous nous tenons sans ambigüité aux côtés de la SYRIE dans son épreuve actuelle. Nous défendrons aussi l’Iran et le Liban malgré les graves et suicidaires erreurs morales («crier avec les loups» contre la Jamahiriya) de leurs dirigeants politiques. Nous n’oublierons jamais les millions de morts causés par les guerres incessantes de l’impérialisme contre les peuples d’Asie (particulièrement les 200 000 victimes, dont 100 000 morts immédiates, des bombes d’HIROSHIMA et NAGASAKI ; la guerre contre le Vietnam, l’Afghanistan, le Pakistan) ; les peuples d’Amérique Latine; du Moyen Orient; d’Afrique. Nous faisons nôtre les consignes humanistes de Che GUEVARA et Mouammar AL-GADDAFI : « Surtout, restez toujours capables de ressentir au plus profond de vous-même toute injustice commise contre quiconque, n’importe où dans le monde. C’est là la qualité la plus belle chez un révolutionnaire ». Les Pacifistes de Tunis

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