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L’OTAN, c’est quoi en fait ?


L’OTAN ne sert qu’à détruire des pays comme en Libye ou ailleurs et à nous pomper du fric. Depuis la dissolution du Pacte de Varsovie, cet organisme de guerre n’a plus de raison d’être puisque le prétexte de sa création était la protection du  » monde libre » contre l’URSS.

Ginette

POURQUOI S’OPPOSER À L’OTAN À L’OCCASION DU SOMMET DE CHICAGO?

 

En mai 2012, se tiendra un important sommet de l’OTAN à Chicago. A cette occasion, intal organise une action contre l’OTAN à Bruxelles. Mais en fait, qu’est-ce que l’OTAN? Pourquoi s’y opposer? Voici quelques pistes…

 

Qu’est-ce que l’OTAN?

Née en 1949, elle ne comptait alors que 12 pays, aujourd’hui ils sont 28. L’OTAN est un traité entre ces 28 pays. Ils ne forment pas un corps militaire séparé mais peuvent unir leurs différentes armées. L’OTAN en tant que telle n’a pas d’armée. Ils obéissent à une stratégie commune, ils possèdent un commandement intégré, quelques institutions propres, ils organisent des sommets définissant leur politique. Ensemble, les armées de l’OTAN représentent un budget militaire de 1000 milliards de $ (dont plus de 70% provient des Etats-Unis), soit environ 65 % des dépenses mondiales en matière de défense.

La raison d’être de l’OTAN

Lors de sa création, l’OTAN s’est présentée comme un traité d’entraide militaire visant à assurer la paix et à prévenir toute invasion soviétique en Europe de l’Ouest. L’OTAN fut (et reste) surtout un outil des États-Unis leur permettant d’assurer le contrôle stratégique de l’Europe. En 1949, elle est ruinée par la guerre. Parallèlement au plan économique Marshall, ce traité assurait à Washington le contrôle politique, économique et militaire d’un grand marché.

L’OTAN n’est pas une alliance entre l’Europe et les États-Unis. C’est un contrat militaire qui permet aux Américains de mettre les forces européennes à son service et d’empêcher toute concurrence à sa domination économique. Lors de l’après-guerre, la majorité de la droite européenne voit dans l’allégeance aux USA un moyen de s’assurer une part du gâteau et de se prémunir de révolutions dans ses colonies… voire en Europe. Aujourd’hui, la raison d’être de l’OTAN s’est adaptée, mais n’a pas fondamentalement changée.

L’OTAN pendant la guerre froide

Avant la chute de l’URSS, l’OTAN agissait comme une force de contrôle, installant des bases militaires dans toute l’Europe. Ils ont notamment installé plusieurs bombes nucléaires en Belgique, à Klein-Brogel. Le traité permet aux États-Unis de s’immiscer dans les affaires européennes. S’assurant de la fidélité de ses alliés stratégiques. C’est au nom d’un pacte conclu dans le cadre de l’OTAN que les colonels fascistes ont pris le pouvoir en Grèce en 1967. Ils ont ensuite bénéficié d’un soutien sans faille de la part des membres de l’OTAN.

D’une force défensive à une force offensive

La fin de l’Union soviétique aurait dû sonner le glas de l’OTAN. Il n’en fut rien. Les USA transforment l’OTAN pour maintenir l’Europe de l’Ouest dans leur giron. La Yougoslavie sera la première occasion pour l’OTAN de passer d’une stratégie de défense à une force d’intervention. En 1995 et en 1999, les anciennes républiques yougoslaves sont attaquées par une coalition sous commandement de l’OTAN. A chaque fois, ils invoquent l’urgence humanitaire, à chaque fois, ces interventions de l’OTAN sèment la mort et détruisent l’infrastructure.

L’OTAN aujourd’hui, « cap vers l’Est »

Depuis la fin des années 90, l’OTAN est devenue une force
d’intervention. La coalition atlantiste fait face à de nouveaux
concurrents : la Russie, la Chine surtout. Le Moyen-Orient, l’Asie centrale restent un enjeu géostratégique et économique. La menace, terroriste et non plus communiste, n’est plus aux frontières mais elle est diffuse. Elle est stationnée plus loin au sein d’autres territoires. Elles exigent, selon l’OTAN, des interventions préventives et profondes.

En 2001, les USA entrainent l’OTAN dans une offensive de grande envergure en Afghanistan, offensive nécessaire pour détruire des forces terroristes. Cette guerre a coûté la vie à des milliers d’Afghans, mis le pays sous occupation, détruit toute possibilité pour le pays de se relever.

Dernièrement, la Libye a également fait les frais de l’agressivité de l’OTAN, France, Angleterre et États-Unis en tête. Cette fois-ci, il s’agissait d’éviter le massacre des opposants à Khadafi par l’armée libyenne. Ces bombardements ont entraîné la mort des nombreux libyens et détruit plusieurs villes et villages. Ils ont mis les richesses libyennes à disposition des multinationales des pays membres de l’OTAN.

Vous-voulez en savoir plus sur le sommet de l’OTAN organisé à Chicago le 20 mai? Cliquez ici pour connaître l’opinion de Ludo De Brabander, de l’asbl Vrede.

Rendez-vous dimanche 20 mai

Pouvons-nous accepter, sous ce prétexte fallacieux de défendre les droits de l’homme, que nos armées menacent, détruisent, humilient? La confrontation avec la Chine, la Russie, l’Inde est-elle notre seule
perspective? Quels bénéfices pouvons-nous tirer d’une alliance avec les États-Unis ? Aucun.

Il est temps d’inverser la tendance ! L’OTAN c’est l’armée des riches pays atlantistes. Tous les Belges ne sont pas pour l’OTAN. Il s’agit des fameux 1% contre les 99%. 1% des 28 pays représentant 13% de la population mondiale… Cela fait beaucoup d’argent et beaucoup de morts pour pas grand monde. Est-ce à 0,13% du monde d’imposer leur règne à coups de bombes, de menaces et de terrorisme ?

Dimanche 20 mai, à Bruxelles, pendant le sommet de l’OTAN à Chicago, offrons un message de paix et de progrès. Ne leur laissons pas le monopole de la parole ! Inscrivez-vous ici en ligneSoutenez l’action
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