Aller à…
RSS Feed

«Mettre fin à la tragédie du peuple syrien»


Madaniya

«Mettre fin à la tragédie du peuple syrien»
René Naba

Jeudi 16 avril 2015

Syrie – Appel de 21 personnalités syriennes en vue de la réactivation du Communiqué de Genève pour la mise en œuvre d’un règlement politique du conflit de Syrie et «mettre fin à la tragédie du peuple syrien».

180 sites électroniques ont amplifié cet appel en langue arabe et en langue anglaise. www.madaniya.info qui en assuré la traduction en langue française se charge de l’amplifier en langue française ainsi que ses sites partenaires. 500 sympathisants ont apposé leur signature au bas de ce texte dans la journée qui a suivi le lancement de cet appel ; chiffre qui s’est élevé à plusieurs milliers en deux jours.

« La tragédie syrienne, résultante de la répression sauvage du soulèvement du peuple syrien en faveur de sa liberté et de sa dignité, se poursuit pour la 5 ème année consécutive ».

Le Caire 14 avril 2015

Au delà des faits que nous avons vécus, le cours des événements a échappé aux options de départ, tant pour la Syrie, qu’en ce qui concerne la perte de la patrie pour ses concitoyens. Une telle perte est sans pareille subie par tout autre état depuis la fin de la II me Guerre mondiale (1939-1945).

Notre pays s’est transformé en champs clos des rivalités régionales et internationales, dont l’unique victime est le peuple syrien et l’avenir de ses enfants, nonobstant l’ancrage de l’extrémisme, de la généralisation du terrorisme, que cela soit le terrorisme des groupements ou de l’appareil de répression.

Une telle conjonction constitue une menace existentielle tant pour le peuple syrien, que pour l’Etat que pour la patrie.

En dépit de l’ampleur de la violence et de sa dangerosité, la communauté internationale n’a pas été en mesure de mettre un terme à la tragédie, à tout le moins d’en limiter les dégâts.

Nous disposons d’une initiative internationale orpheline, à laquelle ont souscrit tous les protagonistes internationaux, confirmée de surcroît par les résolutions du Conseil de sécurité en date du 30 juin 2012.

Les rivalités de puissances, tant sur le plan régional qu’international, ont paralysé toute possibilité de faire fructifier cette initiative et de mettre un terme au long tunnel obscur qui a fait perdre à de larges fractions du peuple syrien tout espoir de voir la fin de ce conflit. Ce fait n’a cependant pas réduit ni la violence, ni le volume des destructions, ni le nombre des victimes.

Il n’existe pas de solution militaire à notre conflit. La persistance de la violence constitue un crime contre la population et la patrie. Il existe toutefois un manquement de la part des protagonistes tant sur le plan régional qu’international qui a eu pour effet d’entraver la réactivation de la possibilité de déboucher vers une solution politique et un arrangement historique sur la base du communiqué de Genève et des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU y afférents.

En tant que citoyens et citoyennes de la Syrie, un pays frappé d’hémorragie, nous veillons à récupérer la liberté de notre peuple, la sécurité de notre patrie et notre droit naturel à un avenir meilleur pour nos enfants.

En conséquence, nous demandons au Conseil de sécurité, à la Ligue arabe et aux gouvernements concernés par l’affaire syrienne de réactiver le processus de Genève; de faire adopter ce document par les institutions arabes, régionales et internationales, en tant que document unique sur lequel se fonde l’adhésion de tous les protagonistes.

Nous considérons que la persistance d’une telle situation en Syrie signifie davantage de destruction pour la patrie, davantage de morts, de souffrances et de dispersion pour notre peuple;

La solution politique nécessite un accord des protagonistes, à tout le moins un accord équitable, des engagements effectifs, des garanties internationales, faisant de ce texte une réponse réaliste en mesure d’être mise en œuvre et d’ouvrir à note peuple une perspective de sortie de crise, de le sortir de la tragédie dans laquelle il vit, qui préserve l’unité de la société, en même temps que la structure étatique et préserve ses instituions de l’effondrement.

Nous demandons à tous les citoyens et citoyennes qui en sont convaincus de son bien fondé de souscrire à cette demande que nous adresserons aux institutions internationales responsables de la réactivation du processus politique, de même qu’aux frères arabes qui compatissent à notre tragédie, ainsi qu’à tous les citoyens du peuple syrien.

Signatures

1-Walid Al Bunni
Khaled Al Mahameed
Haytham Manna
Abdel Kader Sankary
Hussein Al Awdat
Fayez Sara
Marwan Habbach
Marwan Al Attrach
Maram Daoud
Likaa Abo Ajeb
Morhaf Mikhael
Majd Jammoul
Majed Habbo
Habib Haddad
Sihanouk Dibo
Assef Daaboul
Aref Dalila
Akram Al Akarmi
Abjar Mabou
Nebras Dalloul
Wafik Arnous

Pour aller plus loin

Syrie / Opposition : Interview d’Haytham Manna

Reçu de René Naba pour publication