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Obama et l’Iran : quatre ans de valse-hésitation


L’un comme l’autre des deux candidats nous prennent pour des idiots. Pour empêcher l’Iran d’avoir la bombe, il suffit de désarmer Israël. Les Iraniens ne sont pas des gens belliqueux, ils ne veulent seulement pas être pris en otage par l’entité sioniste armée et nucléarisée jusqu’aux dents.

Ginette

Obama et l’Iran : quatre ans de valse-hésitation

http://www.lefigaro.fr/elections-americaines/2012/10/23/01040-20121023ARTFIG00302-obama-et-l-iran-quatre-ans-de-valse-hesitation.php<http://plus.lefigaro.fr/tag/mitt-romney>

23/10/2012

Pour mieux se distinguer de ses prédécesseurs,
le président démocrate américain avait choisi
avec Téhéran la politique de «la main tendue».
Faute de succès dans son entreprise, il y a
peu à peu renoncé.

Depuis que la révolution iranienne, en 1979, a
remplacé une monarchie pro-américaine par une
théocratie anti-américaine, le but de toutes les
nouvelles administrations qui se sont installées à
Washington a été de contenir Téhéran et d’empêcher
la République islamique d’accéder au statut
nucléaire. En 1982, Ronald Reagan a créé un
embargo sur l’exportation des technologies
nucléaires en Iran. Au début des années 1990, Bush
père a prôné l’interdiction des technologies de
double usage, civil et militaire. Bill Clinton a
développé une politique de «/containment/»
destinée à lutter contre les armes de destruction
massives iraniennes. Bush Junior, enfin, a fait
voter de nouvelles sanctions contre la République
iranienne. En vain.

Pendant sa campagne électorale, Barack Obama
<http://plus.lefigaro.fr/tag/barack-obama> avait
promis de rompre avec la politique de George Bush,
qu’il jugeait improductive et qu’il voulait
remplacer par «un dialogue sans conditions» avec
Téhéran. Installé à la Maison-Blanche, il a mis en
place une politique «de la main tendue» vis-à-vis
de l’Iran, comme il le fit aussi à l’époque avec
la Russie de Vladimir Poutine
<http://plus.lefigaro.fr/tag/vladimir-poutine>.
Parallèlement, le président américain a tenté de
freiner la course atomique de l’Iran en durcissant
les sanctions internationales. Mais après bientôt
quatre ans d’efforts, force est de constater que
ni la négociation, ni les sanctions n’ont eu
raison des ambitions nucléaires de Téhéran.

Depuis l’été «toutes les options sont sur la
table»

Depuis six mois, tous les efforts de
l’Administration américaine ont visé à dissuader
l’allié israélien, qui s’impatiente et veut forcer
Washington à instaurer des «lignes rouges», de
lancer des frappes préventives contre les
installations nucléaires clandestines iraniennes.
En pleine campagne électorale, le président
américain redoutait une déstabilisation du
Moyen-Orient, des conséquences sur les forces
américaines basées dans la région et un blocage du
détroit d’Ormuz, synonyme de hausse des prix du
pétrole aux États-Unis. Empreintes de méfiance au
début du mandat de Barack Obama, les relations
entre les responsables politiques des deux grands
alliés américain et israélien ont tourné au vinaigre.

Désormais conscient que la négociation et la voie
diplomatique arrivent en bout de course, Barack
Obama a durci son discours iranien au début de
l’été. Officiellement, «toutes les options sont
sur la table». Devant l’Assemblée générale de
l’ONU, le président américain a promis en
septembre que les États-Unis feraient «ce qu’ils
doivent faire» pour empêcher l’Iran de se doter de
l’arme nucléaire. En dernier recours, la solution
militaire n’est plus exclue.

Romney juge que l’Iran est le plus gros
échec d’Obama

Reste, entre Tel-Aviv et Washington, un problème
de timing. S’ils doivent se résoudre à l’option
militaire, les États-Unis, qui ont l’équipement
nécessaire pour perforer les bunkers iraniens et
la légitimité diplomatique pour mener une vraie
campagne aérienne, estiment avoir entre six mois
et un an devant eux. Les Israéliens qui, s’ils
devaient mener des raids aériens seuls, le
feraient plus rapidement et avec un équipement
plus léger, pensent ne pas disposer de ce
temps-là. Or ils n’ont visiblement pas encore
décidé s’ils devaient ou non faire confiance à
Barack Obama et s’en remettre à ses promesses
d’empêcher à tout prix la naissance de la bombe
nucléaire iranienne.

Le candidat républicain Mitt Romney
<http://plus.lefigaro.fr/tag/mitt-romney> met en
cause la stratégie d’isolement et de sanctions
menée par le président américain. L’Iran,
affirme-t-il, est «le plus gros échec» de Barack
Obama, puisque la République islamique est plus
proche de la bombe atomique aujourd’hui qu’elle ne
l’était au moment de son accession au pouvoir. Le
candidat républicain accuse aussi le président
américain d’avoir «laissé tomber» son allié
israélien. En politique étrangère, la bombe
iranienne est sans doute le dossier le plus
explosif de la campagne électorale.