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« On veut retribaliser » les États arabes!!!


 par Richard Labevière

« On veut retribaliser » les Etats arabes!! par Richard Labevière
 
La nouvelle donne au Sahel :

« Situation et perspectives »: tel a été le thème d’une conférence-débat animée,récemment , à l’hôtel Hilton à Alger, par Richard Labevière, journaliste français et consultant international dans le contre-terrorisme, devant un parterre haut de gamme, dont Kamel Rezag-Bara, conseiller du président de la République, Smaïl Hamdani, ex-Premier ministre, et plusieurs hauts responsables. Organisateur de cette rencontre, l’INESG, qui a clos, hier, son cycle de conférences pour l’année 2011-2012. D’emblée, le conférencier, un passionné de l’Algérie, fait le lien entre ce qui est appelé le « Printemps arabe » et les événements du Sahel, de la Somalie qui est plongée dans une guerre civile depuis 1991, à la Mauritanie où on demande depuis peu au président Aziz de s’en aller en passant par le Mali qui a sombré dans le chaos depuis le putsch des capitaines. Le salafisme traverse les deux ensembles, dit-il, pointant du doigt le Qatar, l’Arabie Saoudite et les États-Unis qui laissent faire. Et ceux qui instrumentent les Touareg et les Noirs encouragent les islamistes et les grands trafiquants (armes, drogue, cigarettes…) à prendre le relais des pouvoirs locaux défaillants.

Ou dissuadent le pouvoir malien d’ignorer les accords d’Alger de juillet 2006 en attendant la « naissance du MNLA, le retour des combattants maliens de Libye après la chute de Kadhafi et le recrutement à bras-le-corps de ‘’rebelles » et de ‘’miliciens » avec l’argent des rançons ». Puis, sans prendre de gants, le consultant français lâche une de ses convictions : l’existence quelque part d’une volonté d’encercler l’Algérie par des salafistes à moyen terme. « Avec la bienveillance US », dit-il avant de citer un « géopoliticien » israélien qui aurait dit en 1982 que le salut de l’État hébreu et de l’Empire passait par l’« affaiblissement » des États arabes, leur « re-tribalisation » et la création des « États confettis ». « C’est ce qui se passe en Syrie, en Irak, au Yémen » dit-il. « Comme l’avenir du Sahel, une région très riche, passe par l’Algérie, celle-ci en tant que pays pivot, est réellement ciblée », ajoute-t-il convaincu que le partage du Soudan a ouvert la boîte de Pandore et permis la mise à l’essai de la théorie du « chaos constructeur » chère aux néoconservateurs. « Toutes les forces possibles de médiation doivent être mutualisées en vue d’aider le Mali », un pays « avec lequel l’Algérie entretient de profondes relations humaines, économiques, politiques et géostratégiques », déclare-t-il, souhaitant un rapide retour du système constitutionnel à Bamako. Pour Rezag-Bara, le conseiller à la Présidence, toute solution qui ne tiendrait pas compte de ce retour à l’ordre, ne prendrait pas en compte les revendications légitimes des populations du Nord ou ignorerait la menace terroriste, ira droit dans le mur.

mercredi, 26 septembre 2012 12:06