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Palestine: « La loi du retour » des expulsés dits réfugiés, lors de la Nakba


France-Irak Actualité : actualités du Golfe à l’Atlantique

Analyses, informations et revue de presse sur la situation en Irak et du Golfe à l’Atlantique. Traduction d’articles parus dans la presse arabe ou anglo-saxonne.


Publié par Gilles Munier sur 28 Juin 2019, 10:09am

Catégories : #Palestine, #Gaza

Intervention* de Me Maurice BUTTIN, Président d’honneur du Comité de Vigilance pour une Paix réelle au Proche-Orient (CVPR PO)

La cause palestinienne est la cause centrale pour les peuples arabes. Au sein de celle-ci, celle du « retour des réfugiés » reste, envers et contre tout, le moteur de la résistance palestinienne. Elle est incontournable pour le peuple palestinien.

Avant d’aborder cette question, en fait et en droit, j’entends rendre un vibrant hommage, d’abord au médiateur de l’ONU, le comte Bernadotte, assassiné en septembre 1948 pour avoir insisté dans son rapport à l’ONU au « droit des innocentes victimes du conflit de retourner chez eux », ainsi qu’aux 302 morts, assassinés par les soldats israéliens, lors de la « Grande Marche du Retour », non violente, organisée, chaque vendredi, depuis plus d’un an à Gaza. B. Netanyahou a justifié ces massacres par la « défense sacrée d’Israël » ! Un mensonge de plus pour justifier l’injustifiable.

Les faits, chacun les connaît : l’expulsion, décidée par le plan israélien Daleth, de 750 000 Palestiniens (la Nakba) en 1948/49 ; l‘admission à l’ONU de l’Etat israélien à la double condition de l’acceptation du partage de 1947 et du retour des réfugiés ; la création de l’UNRWA en 1949 ; la suppression des fonds à cet organisme par Donald Trump en 2018.

Le droit : Les principes du droit international : la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ; la IVème Convention de Genève ; le Pacte international relatif aux droits civils et militaires. Et, surtout, la résolution 194, du 11 décembre 1948, de l’Assemblée générale des Nations Unies concernant les Palestiniens, renouvelée plus de 150 fois ! Sans oublier les résolutions 247 et 338 du Conseil de Sécurité.

L’Etat israélien ignore le droit international et toutes les résolutions de l’ONU. Il ne connaît depuis et avant sa création en 1948, que la politique du fait accompli, fort de l’appui inconditionnel à ce jour des Etats-Unis.

138 Etats ont reconnu l’Etat de Palestine, depuis sa proclamation le 15 novembre 1988. Il est devenu en 2012 le 194ème Etat reconnu par l’ONU, même si pour l’instant non membre, mais simple observateur. Depuis il a rejoint plus de 50 organisations internationales, dont la Cour Pénale internationale…

La Palestine est pourtant toujours occupée ! Le manque de courage des dirigeants occidentaux, de même que celui des dirigeants des Etat arabes, perpétue cette situation.

Les dirigeants israéliens envisagent aujourd’hui d’annexer la totalité, ou la plus grande partie, de l’Etat palestinien déjà réduit aux 22 % du mandat britannique. Lorsqu’ils auront pris cette décision, ils signeront à plus ou moins long terme l’arrêt de mort du sionisme, la politique d’apartheid à l’égard du peuple palestinien, en Palestine occupée, comme en Israël, ne pouvant encore durer bien longtemps.

*Colloque « Quel avenir pour la Palestine? » organisé le 5 juin 2019 par l’Académie de géopolitique de Paris.

*Nota: Les autres interventions sont sur le site de l’Académie de géopolitique de Paris

About Ginette Hess Skandrani

écologiste, membre co-fondatrice des verts, anti-colonialiste et solidaire des peuples opprimés du monde arabe, dont les Palestiniens et d'Afrique.