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POKER MENTEUR. Syrie : l’incontestable mais constestée victoire russse. Cause toujours, tu m’intéresses !


Publié le sept 10, 2013

Allain Jules

WASHINGTON, États-Unis – Luttant contre une résistance acharnée au Congrès, le président Barack Obama a concédé hier soir, qu’il pourrait perdre son combat pour le soutien du Congrès relatif à des frappes militaires contre la Syrie. Néanmoins, il a refusé de dire ce qu’il ferait si les législateurs rejettent son appel pour sauvegarder son envie de représailles contre une attaque aux armes chimiques survenue le mois dernier près de Damas. Ce qui veut simplement dire que, l’option militaire dont rêvait Doha la belle, nouvelle capitale de la France transférée au Qatar dixit mon ami Yves -il se reconnaîtra-, écœurée, se perd en conjectures et salmigondis incestueux alors que personne ne prête plus attention à ses sorties hasardeuses.

Lorsque le président américain a déclaré qu’il voit comme une lueur d’espoir une solution diplomatique, la Russie du président Vladimir Poutine et la Syrie du président Bachar al-Assad ont dû bien rigoler d’entendre le chef du gang des barbares qui clamait haut et fort il y a deux ans et demi : « Bachar doit partir », le refrain le plus insipide jamais entendu en matière internationale depuis le massacre de l’OTAN en Libye. Quant à son laquais, en pleurs, il a encore aboyé pour se faire entendre. Hélas, les jappements et balancements de queue nerveux venus du Quai d’Orsay ne servent à rien. On a plutôt l’impression que le silence de l’Élysée est, lui, plutôt l’expression des oiseaux qui se cachent pour mourir. Un silence qui en dit long sur la défaite morale et éthique d’un nain politique. C’est irréfragable et limpide, Paris, par la voix de Laurent Fabius, a raté une bonne occasion de se taire.

Un autre signe patent est venu démontrer que, l’homme qui donne vraiment la direction sur le dossier syrien, et n’en déplaise aux esprits chagrins, aux apprentis sorciers et aux pompiers pyromanes, c’est bien Vladimir Poutine le président russe. Le reste n’est que de la littérature pour adolescents attardés mentaux. Pour sûr, les éditocrates vont nous pondre comme d’habitude des touailles de mauvais goût, insipides jusqu’à la lie. Les écrivaillons médiatiques nous feront des éditos pour clamer haut et fort que ce résultat vient de la pression militaire etc. On va bien rigoler sachant qu’il n’en est rien parce que, leur chef de guerre Barack Obama, est plutôt soulager, aider de ce fait par son ennemi intime, Vladimir Poutine.

Comment expliquer la réponse ultra rapide du Sénat américain ? Par la voix du chef de file de la majorité Harry Reid, les «questions internationales», ont été reportés sine die et d’une manière inattendue. Or, le vote test était initialement prévu pour mercredi sur l’appel de Barack Obama pour une législation soutenant une frappe militaire. Bien sûr, cet aspect ne sera nullement expliqué aux téléspectateurs, aux lecteurs ou aux auditeurs des mainstream. Et pourtant, le signe est fort. Alors, le discours martial qu’il peut y avoir ensuite ne résulte que de bravades hypocrites et insultantes à l’endroit des citoyens, simplement parce qu’il s’agit de sauver la face. Une sortie honorable serait de reconnaître que depuis le début, ils se sont trompés.

Au-delà donc des beaux discours des uns et des autres, il faut maintenant que le camp des barbares accepte aussi de ne plus soutenir la vermine terroriste. Mais, sincèrement, si Genève II est vraiment relancé, avec les « qui » le Gouvernement syrien pourra discuter ? Les exilés d’Ankara ? Parce que, la fameuse « communauté internationale » et ses multiples forfaitures sait très bien que, si demain la démocratie tant souhaitée s’installe véritablement en Syrie, il est impossible que dans les ors de la république syrienne, des barbus en kalachnikov n’y entre. Leurs atrocités qui ne sont un secret pour personne les ont disqualifié. D’ailleurs, rêvent-ils de démocratie alors que leurs parrains du Qatar et de l’Arabie saoudite ne le veulent pas ?

Le dossier syrien prouve au moins une chose, l’argent peut contribuer au bonheur mais ne fait pas le bonheur. Tout l’argent dépensé par les monarchies rétrogrades du Golfe aura finalement servi à quoi ? Le Quai d’Orsay qui parle de la CPI est plus proche d’elle en matière d’inculpation que Bachar al-Assad, avec son financement du terrorisme international, ainsi que tous les soutiens des terroristes qui sévussent en Syrie. La solution la meilleure serait que, tout le monde se ligue contre ces fous qui tuent, violent et pillent les Syriens. La défaite est cuisante pour tous les partisans des « guerres humanitaires » – vrai sacrilège et oxymore-, qui nous pompent l’air depuis des lustres…