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Pourquoi militariser la démocratie ?


Par Ahmed Halfaoui 
 
L’ex-ministre de la Justice de Kadhafi, «recruté» pour servir de chef indigène à l’opération de «démocratisation» de la Libye, explique à qui veut l’entendre que ce qui se passe en Libye a pour «raison la démocratie», quand il n’accuse pas l’ancien chef d’Etat d’avoir monté les Libyens les uns contre les autres. Voyons voir de quoi elle est capable, cette «démocratie» aéroportée. Après les cocoricos de la «victoire», qui continuent d’ailleurs de se faire entendre, des «prisonniers» ont les «organes génitaux coupés», d’autres ont subi des «décharges électriques» ou le fouet, beaucoup sont morts ou sont en train de mourir. Être noir de peau fait risquer le pire, la mise en cage ou l’assassinat. Les joyeusetés de ce genre animent la Libye «démocratisée», mais les «démocratiseurs» sont déjà occupés ailleurs à trouver le moyen de «démocratiser» la Syrie et ne démordent pas, encore, de le trouver. Alors qu’ils devraient présenter leur bilan et répondre de la situation où ils ont mis un peuple qui ne leur a rien demandé, quoi qu’ils puissent inventer. C’est ainsi qu’aussitôt élu président de la Russie, l’empêcheur de «démocratiser» en rond, Vladimir Poutine, est supplié de laisser l’OTAN faire un carton, installer son CNS «représentatif» au pouvoir et livrer aux bandes armées la mise en coupe réglée du pays. Le culot n’a plus aucune limite. On pourrait presque voir de la bave dégouliner des lèvres des prédateurs qui, aveuglés par leur soif de faire main basse sur une nouvelle proie et faute d’avoir un quitus pour y aller avec leurs bombardiers, ont décidé d’armer les Syriens les uns contre les autres. Ils disent, comme pour la Libye, que c’est pour aider les «révolutionnaires» à se battre. Ce, malgré les voix qui s’élèvent de l’intérieur de ce pays, que les médias n’entendent pas. «Nous objectons aux appels à armer l’opposition, parce que cela conduirait à une guerre civile complète», hurle à qui veut l’entendre Hassan Abdul-Azim, chef du «Comité de coordination de l’opposition nationale», parce que dit-il, «armer l’opposition ne pourrait que faire couler davantage de sang, et nous nous y opposons». Lui, il sait de quoi il retourne et il sait par dessus tout qu’il n’est nullement question de démocratie, mais de destruction de la Syrie en tant qu’Etat, au profit des occultes intérêts de l’impérialo-sionisme dans la région. Sinon on aurait eu affaire à de toutes autres exigences de la «communauté internationale», qui ne veut pas ce que les Syriens veulent. Elle ne veut pas que soient mis en œuvre des processus d’ouverture, qui aboutiraient à des consultations libres et pluralistes où les gens du CNS pourraient, s’ils le veulent bien, venir démontrer par les urnes la confirmation de la «représentativité» que leur a conférée Hillary Clinton, au sein des «amis du peuple syrien». Le pouvoir actuel étant prêt à jouer le jeu, il est temps que soit mis fin à la démarche va-t-en guerre, que rien ne justifie, sauf des intentions criminelles, qui intègrent de fait les flots de sang qui couleront et qu’il y a un peuple à soumettre par la violence.

 http://www.lesdebats.com/editions/070312/les%20debats.htm 

Une réponse “Pourquoi militariser la démocratie ?”

  1. Francenaldo Amorim
    mars 11, 2012 à 7:40

    Quand l´opposition de la région de Bengazi, a été armée et insuflée à se rebeller contre le gouvernement de la Libye, c´etait pour atteindre un plan sioniste de domination géo-econo-politique, pour le renversement des états ciblés par eux, même qu´ils avaient l´appui de plus de la moitié de la population. Comme ils connaissaient cette situation ils ont préparé l´engagement de plusieurs groupes radicaux islamites, pour causer le chaos et la terreur entre la population. L ´OTAN au service des sionistes et du Mossad d´ Israël, a transporté des centaines des commandos da Al quaeda de plusieurs parties du monde, pour aider l´opposition armée de la Libye. A l´exemple de la Syrie, ces rebelles auraient été défaites , par l ´armée nationale et les milices populaires sans l´intervention armée aérienne de bombardement par l ÓTAN. En Libye ils ont fait presque 22.000 incursions aériennes d´attaque aux forces militaires de la Libye, permettant de cette façon la victoire des rebelles, et causé le mort de plus de 100.000 libyens entre civils et militaires. Ce crime de guerre, est en train d ´être caché par les médias occidenteaux contrôlés par le sionisme international.