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Raids de l’entité sioniste contre la Syrie : « la magie s’est retournée contre le magicien ».


 
L.Mazboudi

Un adage arabe dit : » la magie du magicien se retourne contre lui ».

Il désigne l’échec d’une entreprise qui se retourne contre ceux qui l’ont concocté.

Dans le contexte actuel au Moyen Orient, le magicien n’est autre que l’entité sioniste, et sa magie, les raids aériens perpétrés le week-end dernier contre des positions militaires syriennes d’une grande importance.

Moins d’une semaine après leur perpétration, il s’avère plus que jamais qu’ils ont raté leurs objectifs. Sur deux fronts : le syrien interne, et celui du conflit arabo- entité sioniste.

Sur le premier, celui que les entito-sionistes se gardent bien d’afficher : leurs raids devaient porter un coup fatidique à l’armée syrienne régulière et permettre aux miliciens armés qui mènent la guerre en Syrie, qui rencontraient des difficultés énormes sur le terrain, de reprendre l’initiative dans l’assaut contre Damas.

Les attaques menées simultanément contre une vingtaine desites en périphérie de la capitale syrienne ont été toutes avortées. Les militaires syriens étaient sur le qui-vive  et l’attaque de l’entité n’a pas su les dérouter.

Les dégats limités

Pire encore, l’attaque  en elle-même s’est avérée un fiasco. Loin des versions exagérées de différents médias, le nombre de victimes dans les rangs des militaires gouvernementaux n’a rien à voir avec les 300 morts relatés. Seuls 4 ont péri. Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a tenu à le signaler en personne dans son discours de Jeudi. S’agissant des sites visés, ils ne sont que de 6 seulement et non pas une quarantaine.Dont un poulailler géré par la direction de l’armée. Les images des  poules rescapées sont impressionnantes.

Certaines informations assurent même que les dépôts d’armements étaient vides lorsqu’ils ont été bombardés.

Quant à l’ attaque précédente soi-disant perpétrée 24 heures avant contre un dépôt situé dans l’aéroport international de Damas, il semble qu’elle n’ait jamais eu lieu. Aucune partie n’en a diffusé les images, étayant les déclarations syriennes officielles qui ont nié les faits.

L’alliance avérée 

Dommage collatéral de ces raids qu’il importe de mentionner : l’alliance  l’entité sioniste et les milices en guerre contre l’Etat syrien est plus que jamais avérée , annihilant toutes les tentatives sionistes déployées depuis le début de la crise pour l’occulter.

Il en découle que les objectifs officiellement attribués aux raids en questions par l’administration entitaire, en l’occurrence «  viser des missiles iraniens destinés au Hezbollah » ,ne sont qu’un leurre et un mensonge.

Ils sont en harmonie avec la tactique sioniste adoptée depuis le début de la crise syrienne, celle d’éviter à tout prix d’afficher des positions favorables aux mercenaires en Syrie afin de ne pas ternir  son image et de ne pas  paraitre intervenir dans la crise syrienne. Visant le peuple syrien, le message de ces assertions est de faire croire que le seul grief entitaire à l’encontre de la Syrie consiste en ses liens avec l’Iran et le Hezbollah.

Tout à fait le contraire

Quant au deuxième objectif raté de ces frappes , lequel se situe dans le champ du conflit arabo-entité sioniste, il consistait à éloigner voire à sortir la Syrie de l’axe de la résistance. Or ,c’est tout à fait le contraire qui a eu lieu.
 

Alors que dans le passé Damas assistait la résistance, elle est désormais un Etat de la résistance.Non seulement elle va donner tout ce qu’elle possède en armes sophistiquées aux groupes de la résistance mais elle a ouvert le front du Golan, fermé depuis 1973.La Syrie devrait  aussi former des groupes de résistance pour libérer le Golan.
 Les propos du président syrien Bachar al-Assad ne font aucun doute, ni l’acquiescement de Sayed Nasrallah ni celui de plusieurs factions de la résistance palestinienne.

Phase inédite

Grace à ces raids, le conflit arabo-entité sioniste se trouve dans une phase inédite  depuis 1982, date à laquelle la résistance palestinienne a quitté le Liban et où la résistance libanaise s’est chargée seule de libérer le sud-Liban.

Un nouvel axe de résistance libano-palestino-syrien devrait bientôt entrer en action. Et un nouveau front est né avec pour direction : la Palestine.

 De quoi faire regretter à l’entité sa décision sur les raids et on constate que depuis  son expulsion du Liban en 2000 par le Hezbollah, il ne tarde pas à en payer les frais . 

Signe d’une perte de vitesse et de vision incontestables.