Aller à…
RSS Feed

Revers, désinformation et incohérence des rebelles syriens


Les forces armées en passe de nettoyer Homs.

Les forces armées syriennes reprennent du terrain sur les rebelles et les terroristes de l’ALS. Après avoir nettoyé les faubourgs de la capitale Damas, et certains quartiers d’Alep, la grande métropole économique du pays, les soldats syriens ont réussi à prendre un quartier devenu bastion des terroristes dans la ville de Homs.

Ces dernières opérations qualitatives coïncident avec les provocations de l’ALS sur les villages turcs frontaliers avec la Syrie, avec l’escalade militaire entre les deux pays, Ankara accusant Damas de bombarder sciemment son territoire. Elles coïncident également avec l’essoufflement du Conseil national syrien (CNS), dont le président a visité avant-hier des villages «libérés» près de la frontière turque.

Ainsi, l‘armée syrienne a pénétré hier dans le quartier «rebelle» de Khaldiyé à Homs, ville du centre de la Syrie, a annoncé la télévision officielle. «Nos valeureuses forces armées ont sécurisé de larges parties de Khaldiyé et traquent les terroristes encore présents», a affirmé la chaîne. «Elles ont détruit des cachettes dans lesquelles étaient stockées des bombes et des munitions, près de l’école Zanoubia, dans la rue Ammar ben Yasser. Elles ont tué tous les terroristes qui s’y trouvaient», a ajouté la télévision.

Un militant islamiste qui se trouvait dans la vieille ville et s’est présenté sous le nom d’Abou Bilal, a confirmé à des agences de presse que l’armée avait pénétré dans une partie du quartier, où «l’Armée syrienne libre (ASL) continue à combattre avec le peu de munitions dont elle dispose».

Abou Bilal, en bon désinformateur tente ensuite son opération intoxication de l’opinion publique : «si l’armée réussit à prendre totalement le quartier, ce sera une catastrophe pour les huit-cents familles qui s’y trouvent. Il y aura un massacre sans précédent depuis le début de la révolution», a-t-il avertit. Une méthode déjà éprouvé par le passé avec le trouble jeté sur l’armée syrienne accusée par l’opposition et les chancelleries occidentales de perpétrer des massacres contre les populations civiles désarmées. Des massacres perpétrés en réalité par les mercenaires de l’ALS et leurs supplétifs étrangers.

Dans cette offensive à Homs, l’armée procède méthodiquement. Ainsi, après quelques heures de répit, les forces armées ont repris hier matin leurs bombardements contre le centre de Homs où sont assiégés depuis quatre mois les rebelles et les terroristes.

Lundi, une source au sein des services de sécurité syriens avait annoncé une offensive généralisée sur Homs, poumon industriel de la Syrie, qui fut à l’avant-garde de la contestation contre le régime de Bachar al-Assad. «L’armée tente de nettoyer les derniers quartiers rebelles de Homs», avait-elle annoncé.

«L’armée a également nettoyé des villages autour de Qousseir et essaie maintenant de s’emparer de la ville» voisine de Homs, avait ajouté cette source, une information confirmée par des rebelles.

Une autre source de sécurité syrienne avait affirmé que l’armée comptait prendre ces deux bastions d’ici la fin de la semaine. «Ensuite, nous nous concentrerons sur le nord de la Syrie», avait-elle dit.

La province de Homs est la plus grande et la plus stratégique du pays. Frontalière du Liban et de l’Irak, elle relie le nord et le sud de la Syrie. Des rebelles à Homs ont estimé qu’il s’agissait d’un «assaut sans précédent». Et comme pour tenter de remonter le moral des troupes, les rebelles ont annoncé la prise de la ville stratégique de Maarat En-Noueman, entre Damas et Alep. Une information non confirmée de source officielle syrienne.

M’hamed Khodja lejeuneindependant.net