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Syrie : Arrestation à Alep d’officiers turcs et saoudiens, dont un général


L’armée syrienne a arrêté 7 officiers de renseignement saoudiens et turcs qui ont pour mission de superviser les milices armées durant une opération militaire à Alep au nord de la Syrie.
L’arrestation a eu lieu dans embuscade tendue dans le quartier qui abrite le bâtiment de la radio et télévision syriennes, a précisé le correspondant de la chaine de télévision iranienne arabophone AlAlam.
Les agents turcs ont été identifiés comme ci-dessous : Sultan Oldu, Taher Amnitiu. Alors que les agents saoudiens sont Abdel Wahed Al-Thani, Abdel Aziz Al-Matiri, Ahmad Al-Hadi, Moussa Al-Zahrani, Firas Al-Zahrani.

Selon le site Syria Politics, un nombre d’officiers, de techniciens arabes et étrangers ont été capturés dans le quartier Haydariyyé, dont un général turc.  Alors que les cadavres de deux turcs ont été retrouvés dans le parc Kawakibi. (Auparavant, un barrage des miliciens a été détruit ainsi que 4 véhicules équipés de mitrailleuses dans le même quartier.)

Pour sa part, l’agence turque « Khabar Turc » a assuré que 40 militaires turcs ont été capturés ce lundi après avoir traversé la frontière. L’agence indique que les auteurs de l’arrestation sont des kurdes de la milice «  Unité de protection du peuple » formée depuis près d’un an pour protéger les habitants kurdes.

Un chef des miliciens abattu

Miliciens dabs les rues de SalaheddineDans le quartier Salaheddine, bastion des insurgés, AlAlam assure que les forces gouvernementales ont réalisé des progrès importants, obligeant les miliciens à se replier dans le quartier avoisinant de Seif ed-Dawlé. Dans l’après-midi de ce lundi, la mort de leur célèbre chef Abou Abaïda a été annoncée par les medias.
Par ailleurs, les forces gouvernementales ont détruit le siège de Jabhat-Nusrat d’Al-Qaida dans le quartier Chaar, quelques temps après que la milice a déclaré l’avoir contrôlé. Certains sites de l’insurrection font part d’un bombardement aérien qui a eu raison de ce siège qui est à l’origine un bâtiment officiel.  Selon le correspondant de la télévision Al-Alam, il y a eu plusieurs tués et blessés dans les rangs des miliciens. L’armée a aussi récupéré l’école Sleimane Khater qui a été occupée par les miliciens et transformé en quartier général, mais n’a toujours pas récupéré le siège de la direction du legs proche de la citadelle qui semble toujours aux mains de l’ASL.
A l’aube de ce lundi, des accrochages ont eu lieu dans la faculté des sciences de la faculté d’Alep, au cours desquels plusieurs miliciens ont été abattus Alors que se poursuivent les accrochages dans les quartiers Sukkari, Sakhour, Hanano autour desquels l’armée régulière renforce son siège. Un mouvement d’exode massif des habitants y a été signalé.

Les renseignements turcs font chanter les étudiants syriens

Etudiant malmené en Turquie

Un site d’étudiants en Turquie a révélé que des journalistes turcs ont découvert que des éléments d’une cellule des renseignements turque menace des étudiants syriens résidents en Turquie pour les contraindre à rejoindre les rangs de l’opposition a l’extérieur et à soutenir les miliciens. Selon le site de l’Union des jeunes de Turquie (UJT), ces journalistes qui ont fait cette découverte appartiennent au journal « Idenleck ». Interrogé par le journal en question, le chef de l’UJT, Elker Yugel indique que « le gouvernement turc a placé les institutions sécuritaires en Turquie au service des Etats-Unis ».

Aide britannique

Selon le journal britannique « Daily Mail », la Grande Bretagne fournit aux insurgés syriens des appareils de téléphone mobile des plus sophistiqués, fonctionnant par satellite, ceux-là même utilisés par son ministère de la défense. Le journal assure aussi que le ministère des affaires étrangères entraine les dirigeants de l’opposition syrienne aux compétences des négociations et leur fournit des consultations sur la façon de communiquer avec le peuple syrien et le public international.
Des experts britanniques soupçonnent même que des agents britanniques de se trouver sur place en Syrie, où ils s’infiltrent à travers leurs bases situées à la frontière jordanienne. La semaine passe. Le ministre britannique des affaires étrangère William Haig avait assuré que son pays allait accroitre « les assistance logistiques » aux milices syriennes, sans en préciser la nature.
Dimanche, le photographe britannique John Cantlie qui était séquestré en Syrie avait assuré que ses auteurs de son rapt étaient tous sans exception des très bons anglophones, et certains parais l’anglais avec un accent londonien.

Kodmani : attendre la solution militaire est une catastrophe

Bassima KodmaniLa membre du Conseil national syrien (CNS), coalition de certaines factions de l’opposition exclusivement accréditée par les occidentaux et les monarchies du Golfe, Bassma Kodmani, a affirmé que l’attente d’une solution militaire est une catastrophe. S’exprimant pour la radio française Europe Un Kodmani a signalé que les miliciens sur le terrain cherchent à se procurer des armes partout.  En réponse à une question sur les pays qui soutiennent l’insurrection en armements, elle a répondu que « ce sont le Qatar et l’Arabie saoudite et la Libye, mais avec plus de restrictions »…

Défection du Premier ministre

Le Premier ministre syrien, Riad Hijab, a fait défection et rejoint l’opposition, a déclaré lundi son porte-parole sur la télévision Al-Jazeera du Qatar.
M. Hijab a pris sa décision de faire défection en raison des « crimes de guerre et de génocide » en Syrie, a affirmé ce porte-parole Mohamed Otri, qui intervenait en direct d’Amman, affirmant que le Premier ministre syrien se trouve en « lieu sûr » avec sa famille. Alors qu’Al-Jazeera a fait part dans un premier temps que Riad a trouvé refuge en Jordanie, le gouvernement jordanien a démenti l’information.
De son côté, la télévision d’Etat syrienne a indiqué dans un bandeau que « Riad Hijab a été démis de ses fonctions de Premier ministre », et que Omar Ghalawanji, vice-Premier ministre et ministre de l’Administration locale, avait été désigné pour « expédier temporairement les affaires courantes ».

Démenti des autres défections

La défection des autres ministres déclarée par le chef de l’ASL ne s’est pas avérée. Selon les deux télévisions AlAlam et Mayadine aucune défection de ministres n’a été signalée. Alors que le ministre des finances Mohamad Jleilati a nié les informations selon lesquelles il a fait défection et a été capturé par les forces de l’ordre.
Par ailleurs, le ministère de l’intérieur syrien a démenti les informations véhiculées par des chaines de télévision selon lesquelles le général Yaareb Chareh (proche du vice-président Farouk Chareh) qui a fait défection Dimanche occupait le poste de directeur des renseignements de la Sécurité politique, précisant qu’il travaillait dans le département des recensements de la direction routière.

Terrain ailleurs

A Damas, un engin a explosé au troisième étage du bâtiment de la radio et télévision blessant trois syriens. Selon Syrian Documents, il est également question d’un pilonnage de l’artillerie des repaires des miliciens dans la province de Yelda (où un massacre contre des soldats et des partisans du régime a été perpétré la semaine passée).
Selon les Comités de coordination locaux (LCC), 6 miliciens ont été abattus par les forces de l’ordre dans la région Maadamiyé. Des tirs de feu intensifs ont été signalés dans le quartier Barzé de la capitale.

A Deraa, un milicien a été tué dans des accrochages dans la localité Gassem. Alors que dans la province de Hama, des sources de l’insurrection assurent que l’artillerie de l’armée pilonne la région Hurr tuant et blessant une vingtaine de miliciens.
Alors qu’à Deir Ezzor, ces sources assurent que les milices se sont emparées dimanche du commissariat situé dans le quartier Mayadine.

Ce lundi, le site Syrian Documents a repris sur son site la vidéo publiée sur You Tub par les miliciens exhibant les sévices et les humiliations infligées aux quatre membres du clan Berri, tuées la semaine passée.

L’Arabie-saoudite veut du Liban une coopération sécuritaire contre…le Hezbollah
L’équipe du site
Selon un article publié dans le quotidien libanais asSafir, l’Etat libanais a reçu , il y a quelques jours, une lettre de l’Arabie saoudite (A-S) requérant la  coopération  de ses services des renseignements  avec un certain nombre de pays, y compris les États-Unis.
L’objectif déclaré étant  de surveiller le trafic d’armes de la Syrie vers  Liban.

« L’objectif implicite sont les armes du Hezbollah » écrit le quotidien !

Dans sa lettre,  l’Arabie saoudite appelle à créer une forme de coopération entre les services de renseignements libanais et saoudiens pour surveiller les sorties des armes de la Syrie vers  Liban.

Selon asSafir, le contenu de ladite lettre reste très vague voire les termes sont imprécis et sont sujets à divers interprétations.

Premièrement, la lettre a été  envoyée par le ministère saoudien des Affaires étrangères vers  l’Ambassade du Liban à Riyad et elle affirme: «(…) Dans le cadre de son analyse des événements en Syrie,   avec le risque d’une fuite  de tous types d’armes du territoire syrien aux pays voisins, en plus de la proximité du  territoire de l’Arabie saoudite, le Gouvernement du Royaume espère la coopération du gouvernement libanais dans l’échange d’informations sur ce sujet ».

Dans la forme, on peut comprendre à travers la lettre qu’il s’agit d’une surveillance de la contrebande d’armes non conventionnelles, sauf que le texte mentionne « tous types d’armes », et en plus il ne précise pas l’identité  de la force envers qui l’AS craint que ces armes tombent entre ses mains.
Le texte se contente de définir le territoire libanais comme la partie qui accueillera ses armes.

Autrement dit,  ce qui est exigé de la part du Liban, c’est de se joindre au réseau d’intelligence régionale, créer avant les événements de la Syrie, supervisés par l’Occident et Israël et ayant pour objectif  de surveiller le canal de transit d’armes de la résistance au Liban c’est-à-dire le Hezbollah, via la Syrie.

Or, ce qui est frappant dans cette demande c’est la  tentative d’établir un appareil d’intelligence avec le gouvernement libanais pour contrôler les armes de la résistance islmaique à travers « le canal de transit syrien »; et ce,  sous prétexte que la Syrie est devenue un État défaillant, et donc il est à craindre sur la sécurité régionale de la fuite de ses armes vers des groupuscules non-disciplinés et à des organisations terroristes.

Deuxièmement, au cas où une demande saoudienne  similaire aurait  été adressée à la Jordanie, cela aurait parilogique. Car ,  la Jordanie est un Etat qui, non seulement, partage sa frontière avec la Syrie, mais a une frontière commune avec  l’A-S. Et donc, la crainte que ces armes tombent entre les mains d’Al-Qaïda est plausible.  Mais un tel motif n’existe pas dans le cas du  le Liban qui n’a pas de frontières communes avec l’Arabie saoudite.

Troisièmement, dans  les recommandations 4 et 5 de la requête saoudienne, il y a référence à une volonté d’ « intensifier la coordination régionale entre les pays du CCG et  la Jordanie, l’Egypte, le Yémen, le Liban et la Turquie pour échanger des informations sur les cas de contrebande d’armes, et aussi  à l’échelle internationale avec la partie américaine pour renforcer la coopération et l’échange d’informations».

Or, si la mobilisation saoudienne semble  justifiée par sa crainte à ce que des armes non-conventionnelles tombent entre les mains de l’organisation alQaïda,  menaçant ainsi  la sécurité de tous les Etats de la région voire au-delà, c’est-à-dire les Etats engagés dans une guerre contre alQaïda». Toutefois,  le fait de vouloir entraîner le Liban dans ce réseau d’échanges d’informations – composé des Amis de la Syrie avec les Etats-Unis et derrière eux Israël- est sujet à suspicion, surtout que les  recommandations 4 et 5 évoquent un contrôle et une surveillance  de  toutes  les armes venant de la Syrie vers le Liban !

Pire !

Les recommandations 3 et 4 ne laissent aucun doute sur les intentions cachées de cette requête saoudienne, puisqu’on y insiste sur une « nécessaire coordination avec les Etats-Unis ».
A ce titre, notons que « la diplomatie américaine a laissé entendre au gouvernement libanais,  à diverses occasions,   que la politique de distance du Liban  par rapport à la crise syrienne, n’empêche pas ce dernier  à joindre ses efforts avec le  groupe «des Amis du peuple syrien».

Quatrièmement, «  la requête saoudienne traduit  une idée que  les Etats-Unis cherchent à répandre sur la scène internationale et qui a été soufflée par Israël, à savoir que   le régime syrien risque fort sous la crainte de tomber ou sous la pression d’une frappe militaire contre ses stocks d’armes stratégiques, de transférer ses armes au Hezbollah ».

Enfin, le quotidien asSafir souligne que dans sa lettre  «le gouvernement saoudien espère que le gouvernement libanais lui fasse part de son avis sur cette question».

Et donc la question qui s’impose: comment le gouvernement va-t-il répondre ? S’il n’a déjà pas répondu ! Sachant que la  lutte contre le trafic d’armes entre la Syrie et des forces «terroristes et indisciplinées», relève de la compétence  du comité de coordination syro-libanaiset nul autre.

A moins que le  gouvernement libanais ne juge que  la Syrie soit véritablement devenu  un État défaillant, comme le qualifie les  «Amis du peuple syrien».