Aller à…
RSS Feed

Syrie : Hollande, le sarkozyste!


Syrie : Hollande,  le sarkozyste!!!, par Luc Michel
Mis sous pression par BHL et les Neocons de Sarkozy,  François Hollande est prêt à lancer la France dans une nouvelle agression néo-coloniale …

Après les Néocons à passeports français de Sarkozy et leurs alliés Likoudniks à passeports français, style BHL, voici la « gauche américaine », l’aile social-démocrate du NATO, et ses alliés vert-kakis (1) … Pauvre France !

Cette France prostituée aux USA, qui assure en août la présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU, a convoqué ce jeudi à New York une réunion ministérielle consacrée à la Syrie, « centrée sur l’aspect humanitaire de la crise » (sic).

François Hollande cherche depuis ce lundi à prendre l’initiative sur le dossier syrien, s’engageant à « reconnaître un gouvernement provisoire syrien dès lors qu’il serait constitué ».  Le prétexte, l’impérialisme a une imagination limitée, est les fameuses « armes chimiques syriennes ». Le président français, faisant écho à son maître américain Barack Obama, a prévenu que « l’emploi d’armes chimiques » par le régime de Damas constituerait « une cause légitime d’intervention directe » pour la soi-disant Communauté internationale, une communauté réduite à l’Empire yankee, ses valets de l’OTAN et de l’OTASE, et ses clients arabo-musulmans.

« La France demande à l’opposition syrienne de constituer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif, qui puisse devenir le représentant légitime (resic) de la nouvelle Syrie. Nous engageons nos partenaires arabes à accélérer cette démarche. Et la France reconnaîtra le gouvernement provisoire de la nouvelle Syrie dès lors qu’il aura été formé », a déclaré le chef de l’État devant les ambassadeurs français réunis à l’Élysée, légitimant diplomatiquement par avance une agression politico-militaire déjà bien engagée dans la réalité.

Par ailleurs, la France et ses alliés restent « très vigilants » pour « prévenir l’emploi d’armes chimiques par le régime (de Damas, NDLR), qui serait pour la communauté internationale une cause légitime d’intervention directe », a-t-il lancé, s’exprimant « avec solennité » (resic), selon ses propres termes.

Ici aussi Hollande est la voix servile de son maître yankee. Le président américain Barack Obama a qualifié la semaine dernière de « ligne rouge » la menace d’une guerre chimique ou bactériologique en Syrie, précisant ainsi ce qui pourrait amener les États-Unis à intervenir militairement dans ce conflit.

Le président français a fait savoir lundi, après son discours, qu’il « n’avait pas connaissance de menace précise de la part du régime de Damas sur ce point ». Dix ans après les média mensonges de Colin Powell à l’ONU et ceux du « Memorandum Blair » (2) sur les pseudo « armes de destruction massives irakiennes », les USA et l’OTAN, sans pudeur ni vergogne, nous resservent le mensonge faisandé.

François Hollande a souhaité « intensifier les efforts pour que la transition politique ait lieu le plus vite possible » en Syrie, alors que le complot occidental anti-syrien est bloqué depuis des mois au Conseil de sécurité des Nations unies.

La France apporte « un soutien appuyé à ceux qui œuvrent sur le terrain pour une Syrie libre, démocratique, et garantissant la sécurité de toutes ses communautés » (sic), notamment « ceux qui organisent les zones libérées sur le territoire syrien » (resic), a-t-il poursuivi, évoquant « l’initiative des zones tampons proposées par la Turquie ». Des propos odieux et irresponsables au moment même où la presse internationale doit reconnaître la présence massive des djihadistes islamistes et des terroristes d’al-Qaida en Syrie, encadrant la soi-disant ASL (3).

Le chef de l’État a aussi dit continuer « autant que nécessaire le travail de pression et de conviction au Conseil de sécurité pour parvenir à un consensus de la communauté internationale » sur la Syrie. La Russie et la Chine – soutenues par le puissant Groupe de Shanghai, l’ALBA latino-américaine et une partie des BRICS – ont posé leur veto à trois projets de résolution qui auraient ouvert la voie à des sanctions contre le régime du président Bachar el-Assad. Sur ce point, Hollande a dénoncé le « blocage du système » qui « conduit soit à son contournement, soit à son impuissance ». « C’est pourquoi je dis à la Russie et à la Chine que, dans la crise syrienne, leur attitude affaiblit notre capacité à accomplir le mandat que la charte des Nations unies nous a confié », a-t-il estimé.

La semaine dernière, François Hollande a reçu à l’Élysée cinq représentants du Conseil national syrien (CNS), créé et financé par l’OTAN, le Qatar et l’AKP islamiste turque,  ainsi que le représentant spécial des Nations unies pour la Syrie, Lakhdar Brahimi.

Après Sarkozy, voici Hollande devenu le chien enragé de l’OTAN. Ceux qui – au PCF et au Front de Gauche (4) – ont contribué à élire cette nouvelle carpette des USA ont leur lourde part de responsabilité. Comment pouvait-il en être autrement avec la participation des vert-kakis – ancien pacifistes reconvertis dans le lobbyisme pro guerre en faveur de l’OTAN – au nouveau gouvernement de gauche ?