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Syrie – La guerre médiatique contre la Syrie


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Les évènements qui se déroulent en Syrie donnent lieu à une campagne de désinformation tant de la part des médias classiques (journaux, radios et télévisions) que sur Internet et ses différents supports de communication.

Cette guerre médiatique a aussi ses « bavures ».

UNE HEROÏNE DE LA « REVOLUTION »… HABITANT L’ECOSSE

Pendant des mois, journaux, radios et télévisions ont décrit la situation en Syrie en considérant comme une source fiable le blog d’une pseudo-américano-syrienne, homosexuelle résidant à Damas. Ils en avaient fait le symbole de la « révolte » syrienne.

Sur son blog, Amina racontait sa participation aux protestations de rue et aussi comment elle avait dû se cacher, après une tentative d’arrestation à son domicile à laquelle son père s’était opposé.

Tous les médias ont relayé ces informations et ont consacré à l’héroïne des portraits parfois détaillés comme celui du Guardian.

Quand un prétendu cousin a annoncé la disparition d’Amina, les médias se sont emparés de l’affaire en accusant les autorités syriennes du méfait. Sur Facebook, des partisans pro-Amina ont rapidement créé une page « Free Syrian Blogger Amina Abdallah ».

Malheureusement, tout ce tapage n’avait pour origine qu’une grande mystification, qu’un énorme mensonge : « Amina » n’était qu’un étudiant américain, Tom MacMaster, installé en Ecosse et toutes les messages véhiculés par son blog s’avéraient un sinistre canular.

Quant aux grands médias qui s’étaient servis de ses « informations » dans leur campagne de dénigrement du gouvernement syrien, ils n’ont même pas fait leur mea-culpa.

UN OBSERVATOIRE BIEN ELOIGNE

Parmi les « sources » auprès desquelles les journalistes du monde entier se procurent des « informations détaillées » sur les évènements de Syrie figure également un Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Les bilans des combats que rapporte cette ONG, avec ses « statistiques » assorties de force détails concernant toutes les régions de Syrie, sont repris tels quels par tous les médias. Personne ne songerait à les mettre en doute. Pourtant, cet « observatoire » a tout pour être intrigant…

L’OSDH se proclame le représentant de la « révolution » en Syrie alors qu’il se trouve situé à presque 7.500 kilomètres de Damas… à Londres, très précisément. Son site Internet comme sa page Facebook et son compte Youtube sont rédigés en arabe.

Selon le journal algérien Liberté, parmi les documents publiés aucun ne relève « d’un quelconque travail spécifique » mais tous se résument à des « extraits d’émission télé, des articles et des dépêches d’agences d’informations » puisées ailleurs.

Le lien « Qui sommes-nous ? » fait état d’un seul responsable, un certain Rami Abdel Rahman. Celui-ci est cité par différentes chaînes satellitaires et surtout par la presse écrite mais il n’a pas de visage. Jusqu’à présent, il ne s’est exprimé que par téléphone.

Rami Abdel Rahman prétend être à la tête d’un réseau de 200 personnes éparpillées dans plusieurs régions de la Syrie. Un réseau qui semble peu actif puisqu’il n’a produit aucune vidéo originale sur les évènements de Syrie. Sa dernière vidéo, placée sur Youtube en juin dernier, n’est que l’enregistrement d’une émission de télévision.

Dans un article du 20 août le journal Le Figaro cite – sans précautions – des données fournies par l’OSDH selon lesquelles « 34 manifestants sont morts vendredi dans le pays, les forces de sécurité ayant ouvert le feu sur les manifestants dans plusieurs villes ».

Mais dans un autre article du même jour, on apprend qu’il y a une controverse autour de l’OSDH ; que Rami Abdul Rahmane est « accusé d’œuvrer pour les Frères musulmans » et que « ses bilans chiffrés sont parfois remis en cause ».

« Peut-on faire confiance aux informations qui proviennent de Syrie ? », demande le journaliste du Figaro.

La question est mal posée. Elle aurait du être : Peut-on faire confiance aux médias français qui reprennent sans réserves – voire avec délectation – les informations fournies par des officines douteuses ?

Ainsi va le monde occidental et ses campagnes de propagande mensongères précédant chaque intervention militaire « humanitaire ».

Afghanistan, Serbie, Irak, Libye,… Jusqu’où ? Jusqu’à quand ?

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DEVOIR DE MEMOIRE

Le général Henri Gouraud

Commandant le corps expéditionnaire français envoyé en Syrie, en 1919, ce représentant de la République a essuyé la semelle de ses bottes sur la tombe de Saladin en s’écriant : « Saladin ! Réveille-toi ! Nous sommes revenus ! » Preuve d’un haut degré de civilisation… [1]

Avant l’OTAN, le général Gouraud était un partisan de la « démocratie » aéroportée.

En 1920, confronté à des insurrections, il déclare : « Par un sentiment d’humanité commun à tous les Français, je n’ai pas l’intention d’employer les avions contre les populations sans armes, mais à la condition qu’aucun Français, aucun chrétien ne soit massacré. Des massacres, s’ils avaient lieu, seraient suivis de terribles représailles par la voie des airs ».

JPD

[1] Saladin est connu pour avoir été le principal adversaire des Francs installés durant le dernier tiers du XIIe siècle et l’artisan de la reconquête de Jérusalem par les musulmans en 1187.

Syrie , désinformation , propagande , Médias

Une réponse “Syrie – La guerre médiatique contre la Syrie”

  1. vilistia
    mars 25, 2012 à 6:52

    COMPTE-RENDU DE MISSION

    « Syrie: une libanisation fabriquée. Compte-rendu de mission d’évaluation auprès des protagonistes de la crise syrienne »

    http://www.cf2r.org/