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Syrie : les observateurs onusiens chargés de mission d’espionnage? AL MANAR


Un officier jordanien faisant partie de l’équipe des observateurs onusiens dépêchés en Syrie a révélé que les membres de cette délégation sont parfois chargés de missions d’espionnage, dont très peu sont au courant.

S’exprimant par messagerie électronique pour le site en ligne Syria-Truth, il a assuré avoir lui-même reçu l’ordre du chef de l’équipe le général Mood de se rendre dans la ville portuaire de Tartous pour s’enquérir sur «  les activités militaires étrangères », dans l’un de ses bassins.
Formellement, la mission de cette équipe est exclusivement de surveiller les violations du cessez-le-feu.
Il a assuré avoir reçu l’ordre d’examiner les conteneurs stationnés surtout dans le bassin nord du port, « parce qu’il est utilisé par l’armée syrienne pour recevoir les armes qui lui viennent de l’extérieur, de la Russie ou de l’Iran », poursuit-il.

Des sources occidentales auraient informé Modd qu’une force spéciale russe a débarqué avec tout son arsenal depuis deux jours, sous prétexte qu’elle voudrait se rendre vers la base maritime russe qui se trouve dans cette région.
Or les observateurs n’ont signalé rien d’anormal dans ce bassin.
L’officier jordanien a également assuré à Syria Truth que quatre au moins des visites effectuées par les observateurs surtout à Idleb, Deraa et Homs avaient pour but d’obtenir des informations sur les sites des forces aériennes syriennes, et des photographies ont été prises pour une station de surveillance aérienne dans la région d’Al-Hara, et une base militaire située entre « Nawa » et « Cheikh Miskine ».
 
  

Sur le terrain, le cycle de violence fait rage: tous les ingrédients d’une guerre sans merci contre les rouages de l’Etat sont utilisés:  Attaques contre les batiments publics et les positions de l’armée et des forces de l’ordre, assassinats ciblés de gens du régimes, de fonctionnaires et de civils, enlèvement de civils et de policiers, voitures piégées et kamikazes, massacre et manipulation, armements américains et israéliens,…  

L'attaque de Qadissiya à DamasDans la province de Damas : l’agence syrienne Sana a signalé qu’une voiture piégée a explosé ce samedi dans la rue Assaoura à Qodsayya dans la banlieue de Damas, tuant trois éléments des forces de l’ordre  et blessant plusieurs autres, ainsi que des civils. Une équipe d’observateurs internationaux a visité les blessés de l’explosion à l’hôpital.
Et dans le quartier Al-Qaboune situé dans la banlieue de Damas, une station électrique de haute tension a été attaquée par des insurgés. Les dégâts sont estimés à 200 milles livres syriennes.

 

Sana a également révélé que dans le village de Ras Maaret Yabroud, situé dans la province de Damas, une grande quantité d’armes sophistiquées ont été saisies Dissimulée dans une voiture venant du Liban, la cargaison contenait selon Sana  des fusils à jumelles américains, des mitrailleuses et des charges explosives dont certaines sont fabriqués en Israël. Il y avait aussi des roquettes fabriquées en France, des fusils automatiques et des lances roquettes de type RPG, en plus des appareils de communication modernes et une grande quantité de munitions.
L'attaque contre la ville industrille à Idleb

 

 

A Idleb : ou les violences sont les plus violentes, le site Arab presse signale qu’un attentat kamikaze a été perpétré par les insurgés contre un barrage des forces de l’ordre à proximité de la cité industrielle de la ville même d’Idleb, tuant 5 personnes, dont 3 étudiants scolaires et deux membres des forces de l’ordre, et blessant 8 autres.

Vendredi, un citoyen syrien Khaled Taleb a été sauvagement abattu à coups de peirres, dans le village Kwaro, par des insurgés armés qui ont par la suite ouvert le feu contre le village, pour terrifier ses habitants.

Pour sa part « Syrien Documents » a fait part d’accrochages armés, dans la nuit de vendredi à samedi, lors d’une attaque armée contre un barrage des forces de l’ordre dans la région Bab el-Hawa, proche de la frontière avec la Turquie, au cours duquel a été abattu un responsable militaire des insurgés, connu sous le nom d’Abdel Rahim Al-Akach, et recherché par les forces gouvernementales.

Des insurgés armés ont tenté de s’infiltrer ce samedi dans la ville d’Idleb et se sont accrochés avec des soldats réguliers. Une autre tentative d’infiltration d’une milice armée via la frontière turque a été avortée vendredi par l’armée régulière qui a tué un insurgé armé et blessé trois autres, alors que les autres ont pris la fuite en direction de la Turquie.
Selon Arab Press, une attaque contre le siège du parti Baath à Selkine s’est solde par l’enlèvement de 20 policiers syriens. (Mais cette information n’est pas confirmée)

La région d'al-Hiffé saccagéeDans la province de Lattiquié: des dizaines de civils ont été enlevés après un assaut mené par les insurgés armés contre les institutions étatiques dans la localité d’Al-Hiffé où l’hopital public a également été saccagé, et les habitants ont été chassés de leurs maisons qui ont été pillées. L’agence Sana a mis en garde un nouveau massacre perpetré contre les civils kidnappés pour l’imputer aux forces gouvernementales. 

 

Du côté de Deraa , Syrian Documents rapporte à la foi de sources de l’insurrection que des obus de mortiers se sont abattus sur Deraa Al-Balad, tuant 8 personnes et blessant 35 autres. Des accrochages ont aussi eu lieu entre l’armée régulière et des miliciens armés dans le quartier de l’aéroport à Deraa.. Dans sa province, plusieurs traques des insurgées ont été perquisitionnees, de nombreux d’entre eux ont été arretes.            

la voiture piégée démasquée à AlepDans le gouvernorat d’Alep, une tentative d’assassinat a été signalée contre un membre du parlement syrien, Ali Al-Bach , perpétré par des insurgés armés. Vendredi, 4 jeunes hommes de la famille Alawi ont été assassinés dans la ville d’Alep. Ils étaient connus pour leurs positions favorables au gouvernement syrien.

Dans un autre quartier de la deuxième grande ville syrienne, al-Marjeh, une femme est tombée en martyr, alors que trois autres et une fillette de 4 ans ont été blessées dans l’explosion d’une charge explosive plantée par un groupe armé.
 Toujours à Alep, un carnage a été évité de justesse, lorsque les services de sécurité ont déjoué un attentat à la voiture piégée, contenant 500 Kg de produits explosifs, stationnée près de l’Association des ingénieurs dans la ville.
Illsutration de la tentative d'infiltration via le LibanDans la province de Homs, selon le site « Syrian Documents », 10 insurgés armés se sont rendus aux forces de l’ordre dans la région syrienne de Talkalkh, et ont livré leurs armes.

Mais il est surtout question d’une tentative d’infiltration d’une milice armée, via la frontière avec le Liban, vers la région de Koussair. Selon Sana, les gardes-frontières se sont accrochés avec les miliciens qui étaient à bord de trois véhicules, brulant l’un d’entre eux, avec ses passagers. 4 miliciens auraient été tués et 3 autres ont été capturés

 

A Deir Ezzor : les forces de l’ordre chargées de la sécurité de la raffinerie de pétrole de Deir Ezzor se sont accrochées avec des insurgés et en ont tué et blessé plusieurs d’entre eux, alors qu’un membre de sécurité a été tué (Sana).

Version OSDH-AFP

Pour sa part, l’AFP avance le chiffre de 23 morts dont des femmes et enfants et qui auraient été tués dans des bombardements en Syrie.
Citant l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), seule source accréditée par certaines agences internationales et dont les bavures douteuses sont de plus en plus tangibles, l’agence indique que les bombardements ont touché samedi deux bastions rebelles : Deraa, où au moins 17 personnes, dont neuf femmes et trois enfants de 12 et 13 ans, auraient  été tuées avant l’aube dans les bombardements violents de l’armée. Et de citer le président de l’ONG, Rami Abdel Rahmane lequel prétend que ce pilonnage pourrait être une riposte aux « assauts lancés généralement le soir contre des barrages de l’armée ».
 L’autre «bastion » visé est selon l’OSDH deux quartiers de la ville de Homs où six civils auraient été tués.

OSDH et chiffres trompeurs

 

Les observateurs onusiens à Al-KoubeirDepuis le début de la crise, les chiffres de l’OSDH ont souvent été trompeurs. Concernant le massacre d’Al-Koubeir, il a signalé une centaine de victimes (avant la tenue de la séance du Conseil de sécurité), puis directement après l’a revu à la baisse, n’en mentionnant que 55 victimes, selon l’AFP.
Après un déplacement de quelques heures sur le site du carnage, le porte-parole de l’ONU Martin Nesirky a affirmé que le nombre de victimes n’était pas confirmé et que l’enquête se poursuivait.
  

« Dans certaines maisons, du sang était visible sur les murs et le sol. Il y avait encore le feu à l’extérieur de certains bâtiments et dans l’air flottait une forte odeur de chair brûlée », a-t-il indiqué, tout en soulignant que les circonstances de l’attaque étaient « toujours peu claires ».
Il a rapporté que les observateurs avaient vu des traces de véhicules blindés et certaines maisons fortement endommagées par des tirs de roquettes, des grenades et des armes lourds.

Dans une maison à Al-KoubairSelon Syria Truth, certains villageois apeurés ont assuré pour la télévision officielle que ce sont quatre hommes armés de la famille Alwane qui auraient commis l’attaque et le massacre dans le village.
Le médecin légiste de la localité avoisinante de Mahrada avait quant à lui signalé que les victimes ont été tués à bout portant d’une courte distance, vers 10 heures du matin du mercredi dernier, et ce quelques heures avant les accrochages armés qui ont éclaté entre les miliciens armés et les forces de l’ordre (vers 14 heures).

Une réponse “Syrie : les observateurs onusiens chargés de mission d’espionnage? AL MANAR”

  1. Francenaldo Amorim
    juin 10, 2012 à 7:13

    Il faut attaquer et rayer de la carte les camps militaires (sanctuaires ) des insurgés qui entrent clandestinement en Syrie pour commettre des actes terroristes