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SYRIE – Une grande figure du journalisme anglais dénonce le bourrage de crâne sur la Syrie


 

19/01/2012

Jonathan Steele : une pointure du journalisme britannique, et un dénonciateur des mensonges de son gouvernement – et d’autres – sur la Syrie

Jonathan Steele : une pointure du journalisme britannique, et un dénonciateur des mensonges de son gouvernement - et d'autres - sur la Syrie

Même dans les pays les plus alignés sur le Nouvel Ordre mondial et ses mots d’ordre, des voix discordantes – et autorisées -se font quand même entendre.

Ainsi en Grande-Bretagne, plus que jamais, en ce qui concerne la politique étrangère et singulièrement le dossier syrien, le « porte-avions des Etats-Unis en Europe« .

Et dont le Premier ministre David Cameron a mérité au moins autant que son prédécesseur Tony Blair le sobriquet de « caniche » de président américain.

Une voix isolée, mais dans un journal influent

Eh bien, dans ce même pays sous influence, dont le Premier ministre vient de traiter Bachar al-Assad de « maudit tyran« , c’est un journaliste chevronné, l’ancien responsable de la rubrique internationale du grand quotidien de référence The Guardian (de sensibilité plutôt travailliste) qui vient de dénoncer les mensonges et l’attitude de son gouvernement et d’une grande partie de sa presse.

Jonathan Steele, déjà auteur en novembre dernier d’une tribune libre qui s’attaquait à nombre de contre-vérités sur la crise syrienne véhiculés docilement par ses confrères, vient à nouveau de dénoncer – dans une nouvelle tribune libre publiée parThe Guardian – la désinformation dont continue malheureusement à faire l’objet ce pays.

« Cette couverture médiatique est devenue une arme de propagande contre la Syrie » dit-il notamment.

Et Steele de pointer plusieurs éléments de cette propagande, les négations, omissions ou francs mensonges relatifs aux faits suivants : la popularité de Bachar, la mission des observateurs arabes, l’implication militaire et diplomatique américaine.

A propos de la mission de la Ligue arabe en Syrie, Jonathan Steele écrit que son actuel dénigrement par les Occidentaux est motivé par la crainte que les observateurs donnent dans leurs rapports un son de cloche, notamment sur la soi disant opposition pacifique, un son de cloche assez éloigné de la vulgate en cours.

Et, toujours sur ce sujet, le journaliste prévoit – sans prendre trop de risques, il est vrai – que la Ligue arabe va, à l’occasion de sa réunion du 22 janvier au Caire, de fortes pressions pour mettre fin à sa mission.

Mission dont Steele estime la prolongation nécessaire pour garantir une vision plus objective de la situation, elle-même condition de l’instauration d’un dialogue effectif entre pouvoir et opposition.

Jonathan Steele a, comme Infosyrie de l’autre côté de la Manche, fort à faire dans un pays qui héberge l’agence de désinformation qu’est l’OSDH dont le patron Rami Abdel Rahmane a ses entrées chez William Hague, patron de la diplomatie britannique, une diplomatie aussi fidèlement suiviste du Département d’Etat américain sur la Syrie qu’elle l’avait été pour Israël, l’Irak, l’Afghanistan ou la Libye.

Mais Steele est une grande figure du journalisme anglais – deux fois lauréat des trophées de la presse britannique, catégorie « Reporter de l’année ». EtThe Guardian, qui offre une tribune à son ex-collaborateur, est un média de premier plan.

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