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Syrie/Tunisie: Les Fous de la place du M.A.E. (Ministère des Affaires Etrangères)


jan 22 à 11h44 PM

Syrie/Tunisie : Les Fous de la place du M.A.E. (Ministère des Affaires Etrangères)

Aujourd’hui, mercredi 22 janvier 2014 à la mi-journée, comme tous les mercredis depuis plusieurs mois, des Tunisiennes et Tunisiens, Syriennes et Syriens se sont réunis devant le M.A.E. (Ministère des Affaires Etrangères) à Tunis pour exiger, avec des chansons, des drapeaux et des danses aussi, une seule et simple chose: la réouverture de l’ambassade de Syrie fermée par le régime actuel, visiblement par complaisance/complicité idéologique avec les Etats impérialistes faisant la guerre contre la Syrie depuis presque trois ans.

En effet, une ambassade syrienne signifie une multitude de problèmes tant pour les Syriens que les Tunisiens. Par exemple :

-Les citoyens syriens présents en Tunisie se heurtent à des problèmes administratifs immenses dans leurs démarches quotidiennes.

-Les étudiants tunisiens en Syrie rencontrent des problèmes similaires.

-Les couples mixtes syro-tunisiens ou tuniso-syriens également.

Enfin, il y a le cas des parents tunisiens dont les fils ont été arrêtés et emprisonnés par les autorités syriennes lors de contrôles de routine ou à la suite de captures sur les divers lieux d’accrochage entre les bandes armées et l’armée nationale (arabe) syrienne.

Bachar Al-Assad et Mouammar Al-Gaddafi : deux chefs d’Etats exceptionnels

L’un d’eux, Mahraz, qui avait découvert «sur internet» que son fils était détenu en Syrie via le « classique » itinéraire passant par la Libye otanisée (devenue le fournisseur majeur de brigades internationales combattant pour le compte des Etats de l’OTAN ), participe régulièrement et avec enthousiasme à la manifestation qui s’est une nouvelle fois déroulée dans une très bonne ambiance. Il s’était personnellement rendu en Syrie et non seulement a-t-il pu rencontrer son fils et constater qu’aucun mal ne lui avait été fait mais il fut ravi d’apprendre que le gouvernement syrien était prêt à le libérer. La seule condition qu’il pose est qu’il soit remis à une partie officielle du gouvernement de son pays, la Tunisie.

Comme Moncef Marzouki (président), et Anne Nahda (le parti religieux au pouvoir), ont gelé les relations diplomatiques entre les deux pays, le pauvre père de famille, comme tant d’autres, s’est trouvé désemparé et ne demande donc, avec les « Fous » de la place du M.A.E., que… la réouverture de l’ambassade de Syrie à Tunis…

Il n’a de cesse de remercier Bachar Al-Assad pour sa mansuétude et l’accueil que lui a réservé la Syrie. Il l’a d’ailleurs déclaré sur Addounia, l’une des chaînes nationales syriennes, qu’il baisait la terre de Beyrout à Damas et qu’il priait jour et nuit pour la Syrie. En effet, quel président de quel pays «démocratique» libèrerait-il immédiatement et sans conditions des centaines d’individus venus tuer des innocents dans son propre pays ?

On a aussitôt à l’esprit le pragmatisme, l’intelligence et la générosité de Gaddafi qui, une fois informé des raisons sociales et économiques de la révolte tunisienne, invita les Tunisiens à éviter les ingérences étrangères de l’impérialisme et proposa à Ben Ali de lui envoyer ses divisions de chômeurs. Vraiment, quel chef d’Etat de quel pays « démocratique » au monde oserait-il faire une offre d’un humanisme semblable ?

On voit donc que nous vivons une époque où tous les concepts classiques (démocratie, violence, violations, résistance, etc.) sont inversés.

Voilà pourquoi les esprits libres qui manifestent imperturbablement tous les mercredis devant le M.A.E. tunisien, pareils aux « Folles de la Place de Mai » (ces mères de familles dont les enfants sont morts sous la dictature argentine), font, contre vents et marées impérialistes, honneur à à l’amitié entre les peuples.

Les Pacifistes de Tunis

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Des Tunisiens se rendent en Syrie pour accomplir le Jihad en soutien à l’armée arabe syrienne

« Enfin, en d’autres continents et d’autres civilisations, non-occidentales, d’autres révolutions, en Asie et en Afrique, … peuvent aider l’Occident à prendre conscience de ce qu’est une véritable révolution changeant à la fois les institutions et les hommes. Une révolution est d’abord, pour une société, ce qu’une conversion est pour l’individu: changer le but et le sens de la vie. »

Roger Garaudy, Comment l’homme devint humain, Ed J.A, p. 327-332