Aller à…
RSS Feed

Tensions Israël/Syrie : La Russie inquiète.


 

Tension Israël/Syrie: La Russie inquiète

 

 
Réunie, au Caire, pour deux jours, la Ligue arabe a évoqué la crise syrienne et la question palestinienne.

Au cours de cette réunion, les ministres des Affaires étrangères des pays membres ont décidé de confier le siège de la Syrie, au sein de la Ligue arabe, aux opposants. Les dirigeants arabes ont décidé également de transférer le siège de la Ligue arabe vers un grand hôtel près de l’aéroport de la ville, en raison des troubles sur la place Tahrir. En 2011, la Ligue a décidé de suspendre l’adhésion de la Syrie à la Ligue arabe. La récente réunion ministérielle de la Ligue était destinée à préparer le sommet des pays membres prévue fin mars. Dans le même temps, le secrétaire général de l’Organisation de Coopération islamique s’en est pris, dans une conférence de presse, à l’incapacité totale de la communauté internationale à confronter les évolutions syriennes. «Cette impuissance s’explique par le suivisme de la communauté internationale vis-à-vis du Conseil de sécurité, un conseil qui n’assume pas ses responsabilités» a-t-il précisé. «Ce qui se passe en Syrie, que ce soit les massacres ou les actes de sabotages sont  une confirmation du fait que l’approche militaire n’est non seulement pas satisfaisante mais intensifieront encore les destructions et les tueries». Le secrétaire général de l’Organisation de Coopération islamique a souligné également la nécessité de trouver une solution politique à la crise syrienne. «L’approche politique ne sera possible que par la présence des deux parties au conflit à la table des négociations sous la surveillance internationale». «La crise de ce pays doit être résolue par la voie politique. Nous n’envisageons aucune action militaire en ce qui concerne les évolutions syriennes», a précisé le secrétaire général de la Ligue arabe. Par ailleurs, le gouvernement français a salué l’idée de la tenue des élections locales des opposants syriens en Turquie pour former le premier Conseil local dans la province d’Alep.

Les élections du Conseil municipal et du gouvernorat d’Alep (Nord de la Syrie) «témoignent de l’engagement de l’opposition syrienne sur la voie de la démocratie» a souligné mardi le ministère des Affaires étrangères français qui a salué la visite du chef de l’opposition dans cette province. «La France salue la tenue des élections organisées le 2 mars en Turquie pour choisir les 25 membres du conseil municipal d’Alep, puis le 3 mars pour désigner les 29 membres du Conseil du gouvernorat d’Alep et de sa région, dont l’objectif sera de gérer les affaires administratives pour les civils» a déclaré Philippe Lalliot, porte-parole du Quai d’Orsay. Ces élections «sont un acte de courage et d’engagement civique dans un contexte très difficile en raison de la poursuite des bombardements et des combats» a-t-il ajouté.

L’ambassadeur israélien à l’ONU, Ron Prosor, a porté plainte devant le Conseil de sécurité à cause de la chute de cinq obus tirés de cette zone très proche qui ont atterri en Israël samedi 2 mars. «On ne peut pas attendre d’Israël qu’il reste les bras ballants alors que la vie de ses citoyens est délibérément mise en danger par les actions irréfléchies du gouvernement syrien» a écrit Prosor dans une note adressée au Conseil. «Israël a fait preuve de la retenue maximale jusqu’à présent». L’ambassadeur russe à l’ONU, Vitaly Churkin, a ensuite parlé «d’un phénomène totalement nouveau et très dangereux» de groupes armés opérant dans la zone de séparation du Golan. «Il s’agit de quelque chose qui peut potentiellement saper  les conditions de maintien de la sécurité entre la Syrie et Israël», a déclaré Churkin, qui occupe la présidence tournante durant le mois de mars. Il a bien souligné que la force de maintien de la paix de l’ONU est désarmée et incapable de faire face à cette situation inédite. Israël et la Syrie sont techniquement en état de guerre. 

Par ailleurs, le quotidien « Ad-Dastour » a fait état de la mort en martyr de 8 Palestiniens au cours d’une attaque contre le camp de réfugiés palestiniens. Dans le même temps, le quotidien émirati « Al-Khalij », a rapporté que l’Autorité autonome palestinienne avait décidé d’accorder mensuellement un million de dollars pour protéger les réfugiés palestiniens en Syrie. Deux ans après le conflit en Syrie, aucune approche politique apte à mettre un terme à la crise de ce pays n’a encore été présentée.