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Tunisie : le principal syndicat réclame le départ du gouvernement


samedi 25 février 2012, par La Rédaction

Plus de 3 000 manifestants se sont rassemblés samedi devant le siège de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) à Tunis pour réclamer la chute du gouvernement et dénoncer plusieurs attaques de ses locaux au cours de cette semaine. « Le peuple veut la chute du gouvernement », « Manifestations et affrontements jusqu’à la chute du gouvernement », « Ne toucher pas mon UGTT », « Vive l’UGTT », scandaient les manifestants qui ont répondu à l’appel du principal syndicat de la Tunisie.
Plusieurs partis politiques ont participé à ce rassemblement dont le Parti démocrate progressiste (PDP), le mouvement Ettajdid, et le Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT). Les manifestants, dénoncent plusieurs actions contre quelques locaux de l’UGTT et accusent des membres du mouvement islamiste Ennahda d’en être les auteurs. « Nous avons décidé d’organiser cette manifestation à la suite des attaques perpétrées mardi contre nos locaux et le déversement des ordures devant le siège de la centrale syndicale à Tunis », a indiqué Samir Cheffi, secrétaire général adjoint de l’UGTT, accusant des membres du gouvernement provisoire notamment du parti islamiste Ennahda d’être derrière ces actes.
« Ils veulent nous faire taire pour avoir le monopole et pour décider seuls de notre sort, mais nous ne plierons jamais et nous ne céderons pas ! », a déclaré aux manifestants le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi.
Selon ce dernier, il s’agit d’ »une campagne orchestrée contre l’UGTT visant à nuire à son image auprès de l’opinion publique ». « Nous sommes tous unis pour défendre les droits syndicaux qui sont menacés par des actes extrémistes », a indiqué Maya Jribi, secrétaire générale du PDP.

Le secrétaire général de l’UGTT a dénoncé aussi dans son discours, la tenue de la conférence internationale « des amis de la Syrie » qui a réuni 60 pays vendredi à Tunis pour définir un plan d’aide humanitaire international au peuple syrien et accentuer la pression sur Damas. « C’est un complot impérialiste et sioniste qui porte atteinte à notre révolution, à nos martyrs et à notre peuple et cette initiative ouvre la voie à l’ingérence étrangère et prépare pour le détournement des révolutions arabes contre la dictature et la colonisation », a souligné Houcine Abassi.
Après ce discours, les manifestants ont défilé sur l’avenue Habib Bourguiba, sous le contrôle d’un important dispositif sécuritaire qui avait fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule devant le ministère de l’Intérieur.

(25 février 2012 – Avec les agences de presse)