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Ukraine : un milliardaire israélien nommé gouverneur d’une région prorusse


mar 6 2014

Ukraine : un milliardaire israélien nommé gouverneur d’une région prorusse

L’oligarque israélo-ukrainien Ihor Kolomoisky

BREIZATAO – ETREBROADEL (06/03/2014) Le multi-milliardaire israélien Ihor Kolomoisky et financier du parti UDAR du juif Vitali Klitschko, figure de l’opposition, a été nommé gouverneur de la région prorusse de Dnipropetrovsk. Le nouveau pouvoir à Kiev, dirigé par le premier ministre juif Arseni Iatsienouk procède depuis plusieurs jours à une épuration politique de la moitié Est de l’Ukraine.
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La juive Ioulia Timochenko appelle à la guerre civile en Ukraine
Breizatao.com

BREIZATAO – NEVEZINTIOU (23/02/2014) Ioulia Timochenko a réussi à s’échapper de la prison où elle croupissait depuis près de trois ans. Fille du juif letton Vladimir Abramovich Grigyan, Timochenko est l’agent des USA en Ukraine.

La louve libérée

Un parlement fantoche avait voté samedi la « libération immédiate » de l’ex-premier ministre juive, égérie de la Révolution orange en 2004, emprisonnée depuis 2010. Condamnée pour abus de pouvoir, elle est sortie dans l’après-midi de l’hôpital pénitentiaire de Kharkov, dans le nord-est du pays. La juive Timochenko a constitué une immense fortune dans les années 90 en organisant un trafic de gaz russe à grande échelle, à la fureur de Moscou.

Sitôt libérée, l’agent américain a accouru dans la capitale pour s’adresser à l’opposition anti-Ianoukovitch, fendant sous les acclamations la foule de plus de 50 000 personnes sur Maïdan, place centrale de Kiev. Elle y a harangué les masses, les poussant à semer la guerre civile en Ukraine.

Timochenko n’a pas tardé à vouloir prendre la tête des factions agitées par Washington et l’UE : elle s’est déclarée candidate à la parodie d’élection présidentielle que le parlement fantôche a décrété pour le 25 mai, jour des élections européennes. Elle avait été battue légitimement lors des élections présidentielles de 2010.

Situation explosive

De fait, la diplomatie de l’UE, singulièrement de l’Allemagne et de la Pologne, craint que la Russie ne réagisse en intervenant militairement pour protéger la partie Est du pays, pro-russe, et surtout la république autonome de Crimée où se situe la flotte russe de la Mer Noire.

La juive Ioulia Timochenko n’a jamais caché qu’elle ne voulait pas permettre à la marine russe de stationner à Sébastopol au delà de 2017. Ce qui pour la Russie revient à une menace directe sur son flan sud au profit de l’OTAN.

La représentante de la diplomatie américaine en Europe, la juive Victoria Nuland, avait été surprise à piloter le coup d’état en composant elle-même, avec l’ambassadeur américain à Kiev, le futur gouvernement fantoche pro-américain.

Un radicalisme américain que ne partagent pas les Polonais, qui craignent une intervention franche de la Russie contre laquelle l’UE ni l’OTAN ne pourraient faire quoique ce soit. C’est pourquoi le ministre des affaires étrangères polonais Radoslaw Sikorski avait menacé franchement les leaders des factions assemblées à Kiev en leur intimant de signer un accord avec le président ukrainien Ianukovitch, faute de quoi une action militaire russe serait inévitable, Sikorski concluant : “Signez l’accord ou vous êtes tous morts”.

L’approche européenne consiste à procéder calmement et par des moyens relativement légaux à une mise en orbite de l’Ukraine dans la sphère de l’OTAN. Approche qui avait poussé la juive Nuland à conclure : “Fuck the EU !”.

Légitimité russe

La Russie est loin d’être sans option, bien que mise en difficulté par l’évidente faiblesse du président ukrainien Ianoukovitch. Tout d’abord, la moitié du pays est pro-russe et même un peu plus puisque le parti russophile l’avait emporté en 2010. Ensuite, la Russie a une obligation de protection des populations russophones et russes ethniques de l’Est ukrainien. La Crimée est peuplée à 70% de Russes et accueille la flotte de la Mer Noire : il est impossible pour Moscou de l’abandonner à un gouvernement ukrainien qui affirmerait vouloir rejoindre l’OTAN et chasser la marine russe de Mer Noire.

La partie orientale du pays, acquise à Moscou, est la partie “utile du pays” et compte l’essentiel de l’industrie et des centres économiques. Une Ukraine dépourvue de sa partie orientale serait économiquement impuissante.

Pour la Russie, ce qui se déroule en Ukraine n’est pas tant un retour de la Guerre Froide que celui de la seconde guerre mondiale. L’UE est économiquement dominée par l’Allemagne : si l’Ukraine rejoint l’UE, cela reviendra à moyen terme à l’intégration du pays dans la sphère économique euro-allemande sous contrôle militaire américain. Quiconque connait les sacrifices immenses consentis par la Russie pour conserver Sébastopol face à la Wehrmacht sait que jamais Moscou n’admettra la perte de l’Ukraine qui lui est pour moitié acquise.

L’Ukraine n’est pas un pays comme un autre : son contrôle aboutit fatalement au contrôle totale de l’Europe de l’Est. Comme le disait le père de la géopolitique, Sir Mackinder :

“Qui contrôle l’Europe de l’Est, contrôle le continent. Qui contrôle le continent, contrôle l’Eurasie. Qui contrôle l’Eurasie contrôle le monde”.

Les efforts permanents des USA pour le contrôle du monde visent depuis 1945 la Russie. En Syrie comme en Iran, en Afghanistan ou en Ukraine, le but stratégique est le même : enlever les couches successives de protection de la Russie jusqu’à atteindre le coeur qu’est Moscou. C’est à cette condition que les USA pourront durablement contrôler l’Eurasie, à l’exception de la Chine. Mais la Chine est cernée de pays hostiles et cantonnée dans ses frontières là où les USA sont solidement implantés en Afrique, en Orient, en Europe.

Idiots utiles d’extrême-droite

Parmi les opposants au président ukrainien, qui est tout aussi corrompu que ses opposants dont la juive Timochenko, l’extrême-droite ukrainienne est devenue l’instrument de circonstance de l’OTAN et des USA. Bernard Henri Lévy n’a pas hésité à se rendre à Kiev pour se faire applaudir par des nationalistes ukrainiens ne faisant pas mystère de leur antisémitisme radical. Mais pas radical au point de refuser de soutenir Timochenko qu’ils ont également applaudi après sa libération.

L’extrême-droite ukrainienne est l’idiote utile de l’OTAN qui doit composer avec ce qu’il y a de disponible sur le terrain. Mais ceux qui seront les véritables maîtres de l’Ouest ukrainien seront ceux qui disposeront des ressources financières. Et le ministre des éffaires étrangères britannique, William Hague, a proposé une aide d’urgence du FMI au gouvernement fantoche ukrainien face aux très probables sanctions russes. Comme disait Napoléon : “Dans les révolutions, il y a deux sortes de gens : ceux qui la font et ceux qui en profitent”. Inutile de s’interroger sur la volonté de l’OTAN de financer les néo-fascistes ukrainiens en lieu et place de la juive Timochenko…

Une fois Kiev sous contrôle, l’extrême-droite sera renvoyée dans ses casernes, l’ambassadeur américain se chargeant de mettre en selle les “amis” de Washington.

L’Est russophile se mobilise

Si cette semaine l’Ouest ukrainien a proclamé son autonomie de facto, l’Est russophile a proclamé la sienne samedi 22 février. S’appuyant sur la réelle légitimité du président en place, les assemblées régionales orientales se sont réclamées de la “continuité constitutionnelle” et ont dénoncé l’action de la clique de la juive Timochenko à Kiev comme un coup d’état. De fait, le jeu engagé par l’extrême droite et les atlantistes ukrainiens est en train de se retourner contre eux, avec une moitié de l’Ukraine refusant de suivre le coup d’état à Kiev.

A contrario des élections présidentielles de 2010 où la totalité de l’Ukraine avait voté, il y a fort peu de chance que ce soit le cas si de nouvelles élections se déroulent bien le 25 mai prochain. Le risque d’avoir deux présidents, un pour l’Est russophile, et un pour l’Ouest pro-yankee, est bien réel. Ce qui rendrait objectivement le pays ingouvernable. A un détail près : l’UE, combien de divisions ?