Aller à…
RSS Feed

Un chef du renseignement tué dans l’attentat à Beyrouth


vendredi 19 octobre 2012, par La Rédaction d’ASSAWRA

Le général Wissam al Hassan, qui dirigeait la section des renseignements des Forces de sécurité intérieures du Liban, a été tué vendredi dans l’attentat à la voiture piégée à Beyrouth, a déclaré à Reuters un responsable libanais confirmant une information donnée par la chaîne de télévision libanaise Al Jadid.
Il a ajouté que le général était la cible de l’attentat, qui s’est produit dans le quartier majoritairement chrétien d’Achrafieh.
Les services du général Al Hassan ont annoncé en août avoir déjoué un projet d’attentats impliquant des Syriens qui devait déstabiliser le Liban.
L’enquête a conduit à la mise en examen d’un ancien ministre libanais, Michel Samaha, et de deux Syriens, poursuivis pour constitution de « bande armée » et complot en vue de faire exploser des bombes préparées en Syrie dans le but d’ »inciter à la violence religieuse » au Liban.
Plusieurs personnalités politiques et religieuses faisaient partie des cibles, selon les révélations du renseignement libanais.

***

Au moins 8 morts et 78 blessés dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth
Au moins huit personnes ont été tuées et 78 blessées vendredi dans l’attentat à la voiture piégée qui a secoué le secteur est de la capitale libanaise Beyrouth, a rapporté l’Agence nationale d’information (ANI), citant un bilan de la Défense civile.
L’attentat, qui a eu lieu dans une rue près de la place Sassine, dans le quartier chrétien d’Achrafieh, a provoqué d’énormes destructions et des scènes de panique.
Selon l’agence, l’explosion s’est produite à une heure de pointe (12H00 GMT), à 200 mètres d’un bureau des Kataëb (Phalanges), parti chrétien de l’opposition libanaise.
Un photographe de l’AFP a vu deux immeubles dévastés. Un immeuble était en feu et les volontaires de la Croix-Rouge faisait sortir des blessés, le visage ou le corps ensanglanté. Des passants sous le choc étaient en pleurs. Des balcons étaient à moitié effondrés. Dans les rues, des carcasses de voitures calcinées étaient visibles et des vitres brisées jonchaient le sol.
Des pompiers et des membres de la défense civile entraient dans les immeubles à la recherche des victimes.
« Nous avons entendu une puissante explosion. Nous avons senti le sol trembler sous nos pieds », a expliqué Roland, 19 ans.
Des parents des employés de la Banque européenne du Moyen-Orient (BEMO), dont les vitres ont été soufflées, tentaient d’avoir des nouvelles de leurs enfants. « Ou est Pierre ? », criait un homme.
Non loin, une jeune femme de 25 ans sous le choc s’écriait « maman, maman », en recherchant sa mère dans les décombres.
« Cela me rappelle les attentats durant la guerre civile (1975-1990) et durant la période post-guerre », déplorait une infirmière, Rahmé, venue secourir les blessés.
L’armée et le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, sont arrivés sur place. Le dernier attentat dans la région de Beyrouth remontait à janvier 2008, lorsqu’un officier des renseignements libanais, le capitaine Wissam Eid, avait été assassiné dans une attaque à la voiture piégée.
De 2005 à 2008, le Liban été secoué par une série d’assassinats de personnalités, en majorité hostiles au régime de Damas.
Cet attentat survient alors que la guerre fait rage entre les rebelles et les troupes du régime de Bachar al-Assad en Syrie voisine, autrefois puissance de tutelle au Liban.
« Ces attentats terroristes sont injustifiables où qu’ils se passent », a réagi le ministre syrien de l’Information, interrogé par la télévision officielle.

***

Damas condamne l’attentat « terroriste et lâche »
La Syrie a condamné l’attentat meurtrier à la voiture piégée qui a secoué vendredi la capitale libanaise Beyrouth, le ministre de l’Information dénonçant un acte « lâche » et « terroriste », selon l’agence officielle Sana. « Ces attentats terroristes sont injustifiables, quel que soit l’endroit où ils se produisent », a ajouté le ministre syrien de l’Information, Omrane al-Zohbi, cité par Sana.