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Un Mars français très-socialiste!


 par Pierre Dortiguier

 
Un Mars  français très-socialiste! , par Pierre Dortiguier
 
 
 
Ce fut un pamphlet très célèbre du philosophe et génie mathématique Leibniz, dirigé contre le bellicisme du Roi-Soleil, de Louis XIV qui portait ce titre : « le Mars Très-Chrétien », pour démontrer le caractère fallacieux de cette vanité du titre attaché aux rois de France mués en un dieu sanglant de la mythologie, bref, une divinisation de la planète « rouge », comme on l’appelle à bon droit ! Changeons de robe pour habiller la même poupée : nous avons un Président Hollande » très socialiste » qui fait penser à ce mot de De Gaulle rapporté par le défunt littérateur et historien talentueux (1903-1992), Henri Guillemin : « je n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne le sont pas » ! Il continuait en disant qu’ils n’aimaient pas les gens de son parti car ils étaient trop gourmands de l’argent ! Prophète du bling-bling sarkosien !

Mais revenons au président de la République, encore plus rose que celle de Mitterrand, à l’heure du « mariage égalitaire », et du désastre constaté sous Sarkozy et empiré, de ces 140.000 jeunes sans capacité sortant annuellement  du système scolaire trop fort pour leurs faibles épaules !

C’est ce fantôme de socialisation qui veut retrouver des couleurs, comme ses ancêtres jacobins en promenant ses canons, non plus au pays de la Chancelière, mais en Syrie !

Le roulement de tambour devant précéder la chute de la tête du Président  Assad dans le panier, sur cette place de la Révolution qui serait bien dite celle de la Concorde Otanienne , est la clameur lancée contre  les armes chimiques syriennes.

Quelle scène honteuse, quelle mascarade belliqueuse de ces gens sans économie saine qui se font racoler par les sergents-recruteurs , brûlant d’aligner nos commandos sur l’aéroport de Damas qui vient de leur échapper !  Les termes d’inadmissible et d’intolérable sont prononcés pour préparer  » le peuple de gauche  » à accepter ce qui n’est au fond qu’un second Vietnam . Deux forces constituées s’y opposent pour une double raison politique et économique. Car la défaite de l’État-nation syrien est la perte d’une liberté, d’unee capacité à choisir le meilleur développement commandé par l’histoire, la géographie et l’intérêt matériel : on a raison de faire de l’indépendance énergétique des pays pétroliers et gaziers une raison, l’unique, certainement, pour eux de survivre ! La Russie, la Chine, l’Iran et la Syrie doivent préserver leur autorit et leur maîtrise énergétique pour ne pas être réduits à la misère de clients du leadership US, dont le soi-disant néo-ottomanisme de M. Erdogan et de la secte qui dirige la Turquie, sous un faux drapeau justicialiste et conservateur, serait l’intendant !   

Ce Mars socialiste aime la ligne droite, car depuis son accession à l’Élysée ses flèches anti-syriennes sont lancées dans la même direction, avec un désir d’en découdre avec le gouvernement de Bachar el Assad ! Peu lui importe qu’il ait échoué dans son essai de réunir une troupe cohérente ; Paris a du céder la place à Doha, comme par une sorte de gravité qui attire tous les corps infidèles à leur patrie syrienne dans la gravitation du Qatar !

Verrons-nous ces commandos à l’œuvre dans le paysage syrien ? Assisterons nous à ce mirage, sinon miracle, de voir une fraternité d’armes, un amalgame –comme on disait au temps de la Révolution française- entre les soldats de la République  et les contractuels du Qatar, sans oublier parmi ces mercenaires les condamnés de droit commun libérés ! Ceci rapprocherait ces Mars  très-socialistes ou très- al CIAdistes avec ces prisonniers  libérés du Goulag pour renforcer l’Armée rouge et augmenter la terreur inspirée aux civils ! La Syrie est véritablement un second Viêt-Nam qui  pourrait bien faire réfléchir le monde sur deux types de société : l’un qui clame des principes d’humanité et de droit à l’intervention , en bref,qui « kouchnérise », et l’autre qui ne demande rien d’autre qu’exister et de profiter de son travail. C’est peut-être cela qui séparait la race d’Abel de celle de Caïn, tous deux fils d’Adam, mais révélateurs par leur conflit d’une faute cachée de leur père : ce serait la société qui éduque les siens à vivre de ce qu’on prend à autrui, du genre « ôte toi de là que je m’y mette » et ,en vis-à-vis, celle qui demeure encore réaliste, attachée à cultiver ses propres ressources.

Que cela ne plaise pas à tels chefs d’États, à telle morale –comme celle des « Skull and Bones » ou du Club des Bohémiens –pour citer deux grandes sociétés semi-secrètes US, seul un naïf s’en étonnerait ; mais que la France ait voté pour chasser un agité et installer sur  le trône républicain –car nos régimes ont aboli le sacre des rois pour conserver le faste monarchique !- un mollasson qui abandonne le pacifisme pour adopter le bellicisme,  voilà qui en dit long sur la descente du « parti de la rose » aux Enfers !

Rose vite fanée, dans ce qui fut la douce France où l’on ne trouve, avec la ministre de l’égalité des territoires (titre très « en loge » !) et du logement, d’autre solution à la crise du logement pour accueillir des miséreux, que de les loger dans les églises en les réquisitionnant au besoin !

La mythologie raconte que Mars avait été enchaîne à Venus par Vulcain : ce dernier semble avoir lié le nôtre(de Mars) à la déesse de la déraison, et si Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre, alors la défaite de ce Mars sera pour les Français; le triomphe tant attendu du réalisme :le Crépuscule des idoles !