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Une «gauche» plus gauche que jamais


Par Ahmed Halfaoui

 

Après avoir soutenu à bout de bras les «printemps», y compris celui qui a été semé par les bombardiers de l’OTAN en Libye, la gauche officielle européenne et ses adeptes arabes ou dit arabes se lamentent, s’étonnent  et s’alarment de ce qui se passe «après». L’Humanité, par exemple, ce journal dont le fondateur, Jean Jaurès, rougirait aujourd’hui, dénonce les partis islamistes qui «n’ont pas tenu les promesses qui les ont portés au pouvoir». Ce qui nous donne la preuve que nous ne sommes plus dans la forfaiture vis-à-vis des principes affichés, ni dans l’erreur, mais bien dans la réalité d’un alignement sans faille sur les thèses de l’alliance atlantiste. Selon l’organe central de ce qui s’appelle encore PCF, on doit comprendre que les partis islamistes, il faut ajouter «modérés», auraient dû mettre en œuvre les attendus de ces «révolutions», tels que devrait les dicter une mécanique d’un absolu insondable. Cela ne peut même pas passer pour la Tunisie ou l’Egypte, où les peuples ont été spoliés de leurs luttes et qui continuent de manifester leur colère et de revendiquer leurs droits. Parce que tout a été fait pour faire croire à une dynamique populaire concertée, quand il s’agissait au mieux que de jacqueries ou d’émeutes, sans directions, sans programmes, sans alternative clairement affichée, autre que celle de «changer», renforcée par une formidable prise en charge médiatique qui contribua à entretenir la confusion. Dans le meilleur des cas, les peuples ont pu voter dans des conditions qui sont loin de réunir les moyens de compréhension des enjeux. Les partis islamistes ont arithmétiquement gagné le pouvoir. Ils travaillent à le consolider, en tissant leur toile à travers les rouages de l’Etat (là où ils le peuvent et de façon inégale, le Maroc constituant une exception et la Libye une entité en décomposition). Ils ne peuvent pas faire autrement que de procéder à la société pour laquelle ils se sont battus. Tant pis, si les analystes de notre «gauche officielle» n’ont pas exactement compris ce que les Etats-Unis et leurs satellites ont compris. Eux qui savent ce qu’ils font et qui mènent les choses à un autre niveau que celui des supplétifs. A moins que leurs regrets soient destinés à ceux qu’ils ont entraînés dans leur  sillage, qui sont toujours dans l’illusion que rien n’a changé du côté des appareils qui se réclament du peuple des travailleurs et des opprimés. On se rappelle, immédiatement, les tergiversations, les errements ou les engagements à propos de la lutte de Libération nationale du peuple algérien. Le ver était déjà dans le fruit du point de vue du rapport aux peuples dits indigènes. Hier comme de nos jours, des militants, à la conscience bien ancrée, se démarquent et font ce qu’ils peuvent pour la conforter, loin des reniements et des servilités de directions dont ils ont entamé le divorce. Il suffit, pour s’en rendre compte, de consulter ces dizaines de blogs sur le Net qui marquent leur désappointement et où ils affichent leur conviction qu’il faut s’opposer à la barbarie qui déferle sur le monde. 

Par Ahmed Halfaoui  lesdebats.com

Une réponse “Une «gauche» plus gauche que jamais”

  1. Francenaldo Amorim
    septembre 17, 2012 à 10:35

    Les sionnistes américans/Israel, ont réussi à détruire déjá les pays suivants: Iraque, Lybie, Egipt et Syrie( sont en train d´ être détruit), les pays arabes du Golf, sont sous controlle américan. Même ces pays qui ont un for controlle de
    l´ Al Karda et fréres mussulmans, les sionnistes, vont les utiliser pour entrer en lutte entre eux et avec Israel, qui les détruira milittairement, une fois qu´il sont divisés et affaibli. Israel vas prendre compte du total du Sinai et la Palestinne., formmant le Grand Israel. Ça c´est le plan, maintenaint les arabes doivent rester unis à la Syrie, l ´Iran, la Russie et la Chine, les seules pays capables de faire reculler Israel et les Américan