Aller à…
RSS Feed

Une Union Européenne forte politiquement sur le plan international, pour inverser le rapport actuel du faible au fort …


Une Union Européenne forte politiquement sur le plan international, pour inverser le rapport actuel du faible au fort …

Qaniel Martin
24/05/2014

Si aujourd’hui l’objectif d’OBAMA consiste à affaiblir par tous les moyens la Russie, un exemple, actuellement avec la crise sociétale Ukrainienne suscitée et encouragée par l’Axe Américano Franco Britannique, Il ne faut pas oublier que la politique constante Américaine qui a certes encouragé la construction Européenne a été d’éviter l’émergence d’une Europe politique forte qui puisse peser sur le plan international et la concurrencer sur le plan économique.

Il faut avoir à l’esprit qu’une Europe déliquescente sur le plan de sa cohésion politique sous dépendance Américaine, via, notamment l’OTAN avec des CAMERON et HOLLANDE totalement alignés sur le lobby Américain est aujourd’hui, par exemple, du pain bénit pour OBAMA dans les négociations du TAFTA.

Comment l’Europe peut-elle continuer de fonctionner et de peser de façon homogène quand 17 pays ont une monnaie commune (l’euro) et que les 28 disposent d’une totale liberté de politique économique en se livrant des concurrences de fait très souvent déloyales…Or c’est précisément cela qu’il faut changer.
>
> Il faut, par ailleurs, se rendre à l’évidence, un seul pays de l’Union Européenne, fut-il parmi les plus importants (Allemagne, France, Italie, Espagne, grande Bretagne…) à lui seul ne peut espérer façonner les règles du commerce international ni lutter efficacement contre le réchauffement climatique. La sortie de l’Europe, le retour au Franc et le replis à des frontières rétablies par la France, avec des régions entières soumises à la voracité des Banquiers, des marchés financiers et à la puissance des industries pétro chimiques, pour la prospection et l’exploitation du gaz de schiste, au nom d’une pseudo indépendance énergétique, précipiterait notre pays dans le chaos, la misère et participerait encore plus aux dérives climatiques, ce qui est l’anti- thèse d’une décroissance équitablement choisie et répartie. Décroissance qui s’imposera de toute façon, de gré ou de force. Or si nous voulons éviter de futurs conflits qui se profilent à l’horizon dans un chaos généralisé, faute de s’être donner les moyens d’anticiper, la seule manière de les prévenir ne peut se faire que dans le cadre d’un équilibre des rapports entre Etats – continents.

L’Europe doit être une entité politique à part entière

Pour être une chance pour chacun des Etats qui la compose, l’Union Européenne doit devenir une entité politique à part entière avec gouvernance supra nationale, ce qui suppose une défense Européenne, avec remise en cause de l’OTAN et sur le plan économique intérieur, cela implique convergence sociale pour faire cesser le dumping entre les pays et convergence fiscale.
> Cela suppose également de supprimer les actuelles institutions que sont : le Conseil Européen, le Conseil de l’Union Européenne et la commission Européenne pour les remplacer par un gouvernement avec un premier Ministre responsable devant le parlement, lequel doit être élu le plus démocratiquement possible par l’ensemble des citoyens Européens selon des modalités identiques à tous les pays. Le Président ou la Présidente chargé(e) de veiller au respect de la constitution, dont devra également se doter l’Union Européenne, ainsi qu’à celles des autres institutions ne devrait avoir qu’une fonction politique restreinte, bien qu’il ou qu’elle puisse être élu au suffrage universel. Ainsi, l’Europe ne doit pas être le problème, elle doit être la solution.
>
>

Daniel MARTIN
>