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Washington et ses laquais veulent,après la Syrie, ouvrir un nouveau front au Liban.


 
 
Les deux s6nateurs américains John McCain et Joseph Liebermann ont rencontré le chef des FL lors de leur visite au Liban

Les États-Unis et leurs alliés s’emploient à ouvrir un nouveau front du conflit syrien à l’intérieur du Liban. Ce pays vit dans l’incertitude à cause de l’absence de gouvernement et du report des élections législatives. Pour compliquer la donne, de nombreuses personnalités sécuritaires sont  à la retraite et le gouvernement de transition n’est pas en mesure de les remplacer.

L’intervention du Hezbollah dans la guerre menée contre la Syrie a donné un coup de pouce au gouvernement contre les forces terroristes qui tentent d’envahir la Syrie. Cela a porté l’attention des États-Unis et de leurs alliés sur le Liban, comme opportunité pour un nouveau champ de bataille. Des roquettes sont également tirées par les terroristes en Syrie contre des bastions du Hezbollah et  des villages chiites dans le but  d’allumer les flammes de la discorde entre chiites et sunnites au Liban.

Le drapeau d’Al-Qaïda flotte au Liban depuis des années. On peut le voir à Tripoli et dans certaines zones à l’intérieur de Beyrouth. Depuis la guerre contre la Syrie, on peut apercevoir l’étendard d’Al-Qaïda flotter au vent, aux côtés du drapeau des insurgés syriens. Les États-Unis et leurs alliés ferment les yeux sur l’appui que le Courant du futur de Saad Hariri fournit à Al-Qaïda.

Il est intéressant de noter que l’actuel chef du Département politique de l’Onu, Jeffrey Feltmann, autrefois ambassadeur américain au Liban, a également ignoré cet appui. La famille Hariri a  une longue alliance avec les takfiris et les partisans d’Al-Qaïda. Ils ont été les alliés politiques, au Liban, de groupes qui considèrent ouvertement Ben Laden comme un grand leader.

C’est la famille Hariri et son courant qui ont introduit au pays du cèdre les combattants qui formeront, plus tard, Fatah Al-Islam. L’exploitation des milices takfiries au Liban par la famille Hariri était destinée à combattre le Hezbollah, après que « l’israël » eut échoué en 2006.

La deuxième ville du Liban, Tripoli, a été le théâtre d’intenses combats entre la communauté alaouite et les takfiris alliés des Hariri, qui se sont ouverts aux partisans d’Al-Qaïda et aux mercenaires en Syrie. Saida, la troisième ville du pays, a également connu des affrontements entre Ahmed Al-Assir, un allié de Hariri, et les partisans du Hezbollah. Les hommes d’Al-Assir ont même essayé de tuer l’un des principaux dignitaires sunnites de Saida, Maher Hammoud, qui a toujours œuvré pour l’unité musulmane et libanaise et mis en garde contre la discorde entre chiites et sunnites au Liban et dans la région.

Mahdi Darius Nazemroaya, sociologue et chercheur associé
Global Research (Centre de recherche sur la mondialisation)-