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Les Etats-Unis reconnaissent 119 « victimes collatérales » en Irak et en Syrie


Proche et Moyen-Orient

Les Etats-Unis reconnaissent 119 « victimes collatérales » en Irak et en Syrie

Par LEXPRESS.fr , publié le 10/11/2016 à 19:29

Reuters/Thaier Al-Sudani
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Le nombre de « victimes collatérales » des frappes aériennes américaines en Irak serait deux fois plus élevé que ce qui avait été annoncé jusqu’à présent, selon l’armée américaine.

Des bavures plus nombreuses qu’annoncé. Les victimes civiles tuées à l’occasion de frappes aériennes dans le cadre de la lutte contre les groupes djihadistes sont deux fois plus nombreuses que ce qui avait été annoncé précédemment a déclaré mercredi le Commandement central américain (CentCom).

Au moins 119 « victimes collatérales » civiles ont péri dans des attaques depuis le début de la lutte contre Daech à l’été 2014 en Irak et en Syrie. « Nous faisons tout ce que nous pouvons pour limiter ces accidents, y compris parfois en renonçant à frapper des cibles », a assuré le colonel John Thomas, porte-parole du CentCom. Washington ne reconnaît les victimes civiles de ses bombardements qu’après des enquêtes généralement assez longues.
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Le Pentagone a enquêté sur ces victimes à la suite des accusations portées par des organisations internationales de droits de l’Homme. Celles-ci accusent l’armée américaine et les autres membres de la coalition qu’ils dirigent, de minorer le nombre de victimes civiles de leurs bombardements.
De 300 à plus de 1700 victimes selon les ONG

Fin octobre, Amnesty international exigeait dans un communiqué que les Etats-Unis mènent des investigations plus fouillées sur ces attaques. L’organisation estimait à 300 le nombre de civils tués en deux ans de frappes contre le groupe Etat islamique.

L’ONG Airwars, basée à Londres estime quant à elle que les bombes de la coalition ont tué 1787 civils dans les deux pays depuis le début des frappes.

Le bilan de 119 victimes ne tient pas compte du raid mené par la coalition en juillet près de Manbij, en Syrie. Près de 60 civils, dont des enfants, auraient alors péri dans des raids sur ce village alors tenu par Daech dans la province d’Alep, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Le Pentagone a indiqué qu’une enquête au sujet de cette attaque était en cours.

Il ne tient pas non plus compte des civils tués par des frappes de la coalition mardi soir sur le village d’al-Hicha, à environ 40 km au nord de Raqqa, bastion de l’EI que les forces soutenues par la coalition ont entreprise de reconquérir. Ils auraient fait une vingtaine de victimes civiles selon l’OSDH.

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