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Attaques chimiques en Syrie : Paris réclame une résolution et des « sanctions » de l’ONU AFP


Et ça recommence. Nous avons déjà entendu cette ritournelle. Ils devraient trouver mieux
Ginette
Attaques chimiques en Syrie : Paris réclame une résolution et des « sanctions » de l’ONU
AFP
22/10/2016

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a réclamé samedi que le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution condamnant l’usage d’armes chimiques en Syrie et prévoyant des « sanctions » contre les auteurs de ces actes « inhumains ».

Dans un rapport rendu public vendredi, des experts des Nations unies ont établi que l’armée syrienne avait procédé à une attaque chimique sur la localité de Qmenas, dans la province d’Idleb (nord-ouest de la Syrie), le 16 mars 2015. Selon cette commission d’enquête, baptisée le Joint Investigative Mechanism (JIM), cette attaque chimique des militaires syriens était la troisième depuis 2014.
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Le JIM avait en outre précédemment accusé le groupe jihadiste Etat islamique d’avoir utilisé du gaz moutarde dans le nord de la Syrie, en août 2015.
« L’armée syrienne comme Daech ont utilisé des armes chimiques à l’encontre de populations civiles à au moins trois reprises. Ces actes sont inhumains et inacceptables », a réagi le ministre français des Affaires étrangères dans un communiqué.
« Je souhaite (…) une condamnation claire de ces crimes dans le cadre d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies (…) plaçant sous sanctions leurs auteurs », a poursuivi M. Ayrault.

« La France n’acceptera pas que l’emploi d’armes chimiques en Syrie, établi maintenant de manière incontestable, (…) reste impuni », a-t-il martelé. « Nous appelons tous nos partenaires du Conseil de sécurité à prendre leurs responsabilités ».
Washington, Paris et Londres ont d’ores et déjà réclamé des sanctions contre les auteurs d’attaques à l’arme chimique en Syrie, notamment contre le régime du président syrien Bachar al-Assad.
Mais le gouvernement syrien est protégé par son allié russe et celui-ci a jusqu’ici mis en doute les conclusions du JIM, estimant qu’il n’apportait pas de preuves assez concluantes pour déclencher le recours à des sanctions.