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AUTOPERSUASION ET « PREUVES » US. Syrie: la CPI va-t-elle inculper Obama, Cameron et Hollande ?


Publié le août 28, 2013

Allain Jules

Analyses fausses, postulats et préjugés accompagnent la réflexion des dirigeants occidentaux obnibulés par leur puissance. Les juristes autoproclamés et les spécialistes de pacotille en relations internationales triturent le trait, mentent comme des arracheurs de dents et tentent de faire croire qu’ils aiment les Syriens. Comme ils trouvent toujours des formules, ils diront pour cette intervention, qu’elle est « illégale, mais légitime »., comme le fit en son temps Madeleine Albright, pour la Kosovo. Le président français François Hollande parle de « punir » et de « protéger les civils ». C’est comme un petit chihuahua qui aboie tout en balançant sa queue de plaisir. Bref, un grand jeu de dupes, une falsification indescriptible. Où étaient-t-ils tous, quand Damas demandait aux inspecteurs de l’ONU d’aller enquêter à Khan al-Assal près d’Alep ? Qu’ont-ils dit après les révélations de Carla Del Ponte ? Rien.
Vous l’aurez compris, quand leurs protégés assassinent des innocents en Syrie, probablement, ces derniers ne sont pas des Syriens pour eux. En fait, c’est l’inverse qui est valable. C’est l’argent de la France, des Etats-Unis, de la Grande Bretagne et du Qatar qui tuent les Syriens. Pour les « preuves » américaines rapportées par RTL.be, tout dans l’interprétation biaisée:
« Les services de renseignement américains ont écouté un responsable du ministère syrien de la Défense « en panique » au cours « de conversations téléphoniques avec le chef de l’unité des armes chimiques », après l’attaque de la semaine dernière, rapporte mardi le magazine Foreign Policy. « Lundi dernier, dans les heures qui ont suivi la terrifiante attaque chimique à l’est de Damas, un responsable du ministère syrien de la Défense a eu des conversations téléphoniques paniquées avec le chef de l’unité des armes chimiques, demandant des réponses sur la frappe à l’agent neurotoxique qui a tué plus de 1.000 personnes ».

La vraie panique de cet homme prouve bien qu’il craint que l’armée arabe syrienne soit accusée à tort. Et ça n’a pas loupé. Mais, comment peuvent-ils prendre pour argent comptant leur légende ? Pire, ceci montre qu’aucun ordre n’a été donné. Re-pire, la précipitation américaine prouve bien que ce sont leurs protégés qui ont commis ce forfait ou eux-mêmes. D’ailleurs, les cibles probables qui seront frappées, c’est simplement pour affaiblir Damas et renforcer la vermine terroriste. Alors qu’une commission d’enquête de l’ONU dont les inspecteurs sont empêchés par les terroristes de mener à bien leur enquête -cherchez l’erreur-, et avant même qu’elle ait pu rendre ses conclusions, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry juge que c’est « incontestable » l’usage d’armes chimiques par le Gouvernement syrien. Damas réplique en leur demandant de produire les preuves. De peur que leurs protégés ne soient accusés, la fameuse « communauté internationale » se précipite, consulte, abat ses cartes.
Toujours la même fraude, les mêmes mensonges, la même falsification. Contre les nazillons qui veulent détruire la Syrie sans mandat de l’ONU, Obama en tête, la négresse de maison Fatou Bensouda, procureur de la CPI, aura-t-elle le courage d’inculper le nègre de maison Obama, ainsi que ses caniches David Cameron, François et Hollande, comme l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo ? Il est tellement risible de voir le président français ainsi gesticuler, lui qui est incapable de faire libérer quatre otages français au Qatar. Franchement, les dirigeants occidentaux sont en plein dans l’autopersuasion. Ils veulent croire en leurs mensonges, avec une intime conviction galvaudée puisqu’ils n’ont aucune preuve de ce qu’ils avancent. Aucune.

La vraie impunité, c’est celle dont bénéficie Obama and co. Puisqu’ils violent le droit international en promettant d’aller bombarder, c’est à dire tuer des Syriens, il faut que les instances internationales disent, non. Alors, la CPI va-t-elle inculper Obama, Cameron et Hollande ? Même pas. Et pourtant, un ancien président, en l’occurrence Laurent Gbagbo, y est emprisonné sans de vraies charges. ChercHez l’erreur !